L'Amour en fuite

Film

François Truffaut

Année de production :  1978

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1979

Date de sortie en France :

  • 24/01/1979

Société(s) de production :

Description

Résumé

Après plusieurs années de séparation, Antoine et Christine Doinel divorcent. A la sortie du Palais de Justice, sur les marches, Antoine, silencieux, revit quelques scènes de son proche passé. A quelques mètres de là, une avocate, Colette, reconnaît en Antoine celui qui la courtisait jadis. Chez son libraire, Xavier, dont elle est amoureuse, elle acquiert le livre d'Antoine et se met à le lire un peu plus tard, dans le train de nuit qui la mène dans le Midi. Cependant Antoine qui, ce soir-là, accompagnait son fils Alphonse à la gare l'a vue et s'est précipité dans le wagon pour la rejoindre. Colette fait contre mauvaise fortune bon coeur et chacun évoque bientôt son adolescence à partir des "confessions" d'Antoine. Cependant la soirée tourne court à la suite d'une brève dispute. De retour à Paris, Antoine retrouve Sabine, son amie du moment, qui après lui avoir reproché son égoïsme et ses incertitudes finit par le mettre à la porte. Antoine réagit enfin mais ce n'est qu'à la suite de plusieurs concours de circonstances qu'une photo de Sabine déchirée, reconstituée, perdue et retrouvée, l'incite à choisir sa voie.

Genre : Fiction

Date de tournage :

  • 29/05/1978 - 05/07/1978

Générique

Réalisation :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 94

Couleur/NB : Noir et blanc + couleur

Dans la presse

Citations

Véronique Doduik :

L’Aurore
« On est bien, on écoute, on regarde, on essuie une larme nostalgique, on rit (…)
L’avantage, avec Truffaut, c’est que même ses films pas tout à fait réussis survolent toujours au-dessus de la mêlée. Antoine Doinel finit en beauté.»
Odile Grand, 25/01/1979  

Le Coopérateur de France
« L’Amour en fuite n’est rien d’autre qu’une chronique, ouverte voici vingt ans, où se mêlent la tendresse et l’intelligence. Cette fois, François Truffaut  peint un homme de 30 ans et ses rapports avec la vie. Tour à tour, c’est bouleversant, grave, spirituel, désinvolte. Et lorsque l’on prend quelques reculs pour observer le cinquième volet de cette œuvre originale, on découvre bien vite la clarté du récit et la rigueur de sa construction.»
François Gault, 10/03/1979

La Croix
« Imagine-t-on que le cinéaste, avec une désinvolture superbe, utilise, pendant presque un quart de ce film (…), les images de quatre de ses films antérieurs : Les Quatre cents coups, L’Amour à vingt ans, Baisers volés et Domicile conjugal, pour mettre un point final aux aventures de son héros favori, Antoine Doinel ? (…)
Le plus étonnant reste que Truffaut (…) soit parvenu à intégrer tous ces « retours en arrière », sans l’ombre d’un hiatus (…), pour finalement, donner l’impression d’une œuvre entièrement nouvelle, composée dans l’instant, dont les personnages, par miracle, vieilliraient ou rajeuniraient, à la demande du cinéaste.»
Jean Rochereau, 01/02/1979

Les Échos
« Étonnante expérience que cet itinéraire biographique mené, sur vingt ans, avec le même interprète. Elle touchera sans doute davantage les fidèles de Truffaut qui y trouveront, sous forme d’une séduisante anthologie filmique, le concentré parfait de tout son univers si personnel (…)
Intimiste, tout en petites scènes anecdotiques, en subtilités, en demi-teintes (…), cet Amour en fuite décevra sans doute les amateurs d’émotions fortes. Il a pourtant, fragile et sincère, beaucoup, beaucoup de charme.»
Annie Coppermann, 26/01/1979 

L’Express
« Pas besoin, toutefois, d’avoir suivi Truffaut-Léaud-Doinel depuis Les Quatre cents coups pour entrer (…) dans L’Amour en fuite. Et c’est bien le miracle de ce film qui se permet avec élégance et politesse d’être un aboutissement et un point de départ pour qui prendrait le train en marche. Toute la sensibilité de Truffaut est là. Et cette façon ironique et rêveuse de nous conter une très simple histoire. La nôtre.
La sienne, aussi. Et la leur, à Léaud et à lui. Fascinante osmose.»
Michel Delain, 20/01/1979

Le Figaro
« J’aime de L’Amour en fuite la simplicité formelle, la clarté d’écriture et la théâtralité si française, si proche de l’art d’un Sacha Guitry. François Truffaut  referme avec une élégance suprême le premier tome de ses œuvres complètes.»
Michel Marmin, 24/01/1979

Le Figaro Magazine
« Ce méli-mélo de stock-shots fanés et d’actualité encore fraîche, où chacun finit par avoir l’air du père, de la mère, du fils ou de la fille de soi-même, n’aboutit qu’à faire de cette sonatine à vocation pourtant populaire une confidence pour initiés.»
[S.N.], 27/01/1979

France Nouvelle
« L’ennui, c’est que le nouveau film ne continue pas réellement les précédents, mais qu’il les répète, sans évolution réelle, même partielle, du personnage, sans évolution dans la mise en scène (…) Truffaut, du temps qu’il était critique, fustigeait, non sans de bonnes raisons, la « qualité française » des cinéastes de la génération précédente. Il n’a fait que se réinstaller dans une autre tradition « de qualité » à peine modernisée.»
Albert Cervoni, 20/01/1979
 
France Soir
« (…) Truffaut a eu envie de retrouver Antoine, de retrouver Jean-Pierre, de se retrouver lui-même, à plusieurs reprises (…) Mais cette volonté de suivre Jean-Pierre Léaud révèle une disposition plus générale : la fascination de l’enfance et de l’adolescence qui, chez Truffaut, est évidente (…) Les citations de ses films précédents ne sont pas des facilités mais des nécessités.»
Robert Chazal, 24/01/1979  

L’Humanité
« Nous voilà donc en présence du point final (…) mis aux aventures d’un personnage dont l’un des caractères essentiels (unique dans l’histoire du cinéma) est d’avoir été interprété, à chaque stade de son évolution, par le même comédien (Jean-Pierre Léaud), dont l’âge correspondait exactement à celui de son rôle.
Que dire, sinon que le regard porté par l’auteur sur ce personnage, de film en film, a toujours été empreint de la même compréhension, de la même tendresse.»
François Maurin, 24/01/1979 

Libération
« Il n’y a pas d’élaboration, de réflexion ou d’analyse mais uniquement, par le biais de l’image, une illustration de clichés. D’un point de vue littéraire, ce serait un art de la formule, des ellipses péremptoires et des informations minimales qui, mises bout à bout, se télescopent et finissent par faire un scénario de film.»
Elisabeth Ayala, 24/01/1979

Le Matin
« Il est possible qu’on reproche à Truffaut de n’avoir pas voulu se servir de Doinel pour nous porter un message plus évident, plus ambitieux. Je crois, au contraire, qu’il faut lui savoir gré de s’être obstiné, jusqu’au bout, à conserver ce ton d’apparente légèreté qu’il a fait sien dès L’Amour à vingt ans et qui lui vient, dit-il, des chansons de Trenet. Doinel occupe la part la plus originale, la plus personnelle de son œuvre.»
Michel Pérez, 25/01/1979

Le Monde
« Ce qu’il y a de très émouvant dans L’Amour en fuite, c’est la manière dont Truffaut a introduit — souvenirs et retours en arrière — des extraits du cycle Doinel dans ce nouvel épisode de la vie d’Antoine, avec des fragments de ce qui pourrait être une suite de Domicile conjugal, pour faire la liaison. (…)
L’Amour en fuite est une comédie brillante, semée de fantaisie, très dialoguée comme les films de Sacha Guitry et comme eux admirablement mise en scène à partir des acteurs. C’est aussi un beau film grave où Truffaut constate qu’il a donné à Antoine une hérédité que rien ne viendra plus modifier.»
Jacques Siclier, 24/01/1979

Le Nouvel Observateur
« Jamais en effet, comme ici, Truffaut n’a su aussi bien imbriquer l’autobiographie et la fiction pure, l’imaginaire et la confession. D’une construction superbe, ce film, désespérément optimiste, qui mêle extraits des précédents épisodes et nouvelles aventures » mélancoliques », fait mine de s’expliquer par des flash-back en nous ménageant de petits suspenses de “thriller”. »
[S.N], 24/01/1979

Le Nouvel Observateur
« Jeux de miroirs qui (en référence plutôt floue à Cocteau) réfléchissent et réfléchissent bien avant de renvoyer l’image. L’Amour en fuite nous engage dans un labyrinthe de reflets qui deviennent transparences (…) : le passé nous apparaît à travers le présent, soit pour des flash-back du modèle habituel (…), soit (beaucoup plus original) pour des citations des films qui constituent le passé fictif — ou plutôt « romanesque » — d’Antoine Doinel (…)
Tendresse, rapidité du montage qui donne à l’ensemble du film l’allégresse d’un marivaudage parfois espiègle, telles sont les armes de Truffaut.»
Jean-Louis Bory, 10/02/1979

Le Point
« François Truffaut pousse plus loin que d’autres cette rage de casser la vitre —l’écran — qui sépare l’art de la réalité. Antoine Doinel lui a permis de jeter une passerelle ambigüe entre réalité et représentation. Dans d’autres films, privé de ce support, cet homme secret et introverti n’a pas hésité à se faire comédien pour rétablir une sorte de lien ombilical entre l’auteur et son œuvre(…) L’homme de cinéma a pu, dans certains cas, établir avec son film ce lien direct et privilégié qui unit le peintre à son tableau, l’écrivain à son roman.»
Pierre Billard, 22/01/1979

Télérama
« Trois jours de la vie d’Antoine Doinel. Quelque chose comme une nouvelle, un peu à la manière du sketch de L’Amour à vingt ans. Une nouvelle construite sur le bonheur de conter. Comme dans les contes arabes, les personnages se racontent les uns aux autres des histoires (…)
Ces jeux de miroir donnent au film un ton irréaliste, théâtral — et savoureux — qui justifie vaguement le jeu sophistiqué et volontairement ( ?) faux de Marie-France Pisier, mais ne le rend pas moins agaçant pour autant.»
Claude-Marie Tremois, 27/01/1979 

Télérama
« C’est quoi, concrètement, cette heure et demie de pellicule impressionnée ? Dix-huit minutes d’extraits de films signés de l’illustre cinéaste et pieusement mis bout à bout par ses soins, avec, entre chaque extrait, de vagues rencontres de vagues personnages échangeant de vagues dialogues, prétextes à refourguer un autre extrait (…)
Alors, c’est quoi L’Amour en fuite ? De l’autocitation, de l’auto-contemplation, de l’autosatisfaction (…) Bref, c’est de l’escroquerie pure et simple, et sur le nom de Truffaut (…), et sur celui d’Antoine Doinel.»
Alain Remond, 27/01/1979 

Exploitation

Exploitation France : 11 semaines, 165 585 entrées totales

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Les aventures d' Antoine Doinel : Les Quatre cents coups, L'Amour à vingt ans, Baisers volés, Domicile conjugal, L'Amour en fuite / François Truffaut. - Paris : Ramsay, 1987
  • Périodique : Avancées Cinématographiques, n° 14, décembre 1986
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (l'), n° 254, 15 octobre 1980
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 298, mars 1979
  • Périodique : Cinéma 79, n° 242, février 1979
  • Périodique : Cinématographe, n° 44, février 1979
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 4, 25 janvier 1979
  • Périodique : Ecran 79, n° 77, février 1979
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 117, mars 1979
  • Périodique : Positif, n° 216, mars 1979
  • Périodique : Première, n° 24, janvier 1979
  • Périodique : Revue du Cinéma (La) / Image & Son, n° 336, février 1979

Collections liées