Identité
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1968
Date de sortie en France :
- 06/09/1968
Société(s) de production :
Description
Résumé
Genre : Fiction
Date de tournage :
- 05/02/1968 - 28/03/1968
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 90
Couleur/NB : Couleur
Dans la presse
Citations
L’Aurore
« Un film qui vous mettra le cœur au bord des larmes, tellement Jean-Pierre Léaud y est, dans son rôle d’adolescent écorché vif, touchant de mauvaise volonté (voulue) et Claude Jade, découverte par Truffaut à Dijon, naïvement perverse. »
[S.N.], 01/09/1968
L’Aurore
« Truffaut, c’est clair, aime Paris, sa jeunesse, l’amour et les hasards. Il est aussi riche du talent de savoir choisir les comédiens. Tous sont touchants d’une manière ou d’une autre. »
Odile Grand, 09/09/1968
Aux écoutes
« Le titre du film est puisé dans une chanson de Charles Trenet : “Que reste-t-il de nos amours ? ”. Il s’agit d’une chronique sentimentale choisie et filmée dans le style romanesque de la chanson même (…). »
16/09/1968
Le Canard enchaîné
« François Truffaut a réussi une chronique tendre et drôle sur l’apprentissage de la vie, du travail et de l’amour. Il a su donner à son film, un accent de vérité, de vécu, sans jamais verser dans la banalité.
C’est la vie quotidienne passée au crible de l’humour et de l’espièglerie. »
M.G., 11/09/1968
Carrefour
« Les qualités d’émotion, d’intelligence, sont toujours là et la vérité humaine transparaît sous la caricature. Toutefois, le ton surprend dès le début où l’on assiste à une scène de vie militaire dans la meilleure tradition de Courteline. »
11/09/1968
Combat
« Film aérien et musical, Baisers volés l’est dans sa texture même : au niveau des prises de vues impressionnistes, de la couleur naturelle sans effets spéciaux et du montage apparemment improvisé. »
Henry Chapier, 06/09/1968
Coopérateur de France
« Sous l’humour, sous les “riens” et les pirouettes, François Truffaut parvient à dessiner — par petites touches, par devinettes — les contours de ce qui est tragédie : l’histoire d’un adolescent qui prend la mesure du monde des adultes, le passage d’une frontière toujours difficile. »
François Gault, 28/09/1968
La Croix
« Si jamais la fiction se confondît avec la réalité, le cinéma avec la vie, c’est bien par le biais de ces chroniques douces-amères (…) Truffaut est un maître à penser, autant qu’à vivre, d’une souveraine, d’une affectueuse efficacité. »
Jean Rochereau, 19/09/1968
Les Échos
« Tel qu’il est, ce film, dédié à la cinémathèque d’Henri Langlois, et vécu plus qu’interprété par Jean-Pierre Léaud, qui retrouve ici une spontanéité perdue devant la caméra de Godard, est un joli bouquet de sensations, fragile comme un bouquet d’immortelles. »
13/09/1968
L’Express
« À force de sincérité dans son acte de création, Truffaut invente un cinéma qui n’est qu’à lui, le cinéma « françois ». Dans Baisers volés, chaque image est une émotion. Tous ceux qui ont été un jour amoureux y retrouveront leurs 20 ans. »
Pierre Billard, 08/09/1968
Le Figaro
« Chacun des interprètes compose un personnage précis dont les vertus pittoresques s’exercent avec douceur (...)
Tous ensemble, ils créent une humanité vivante, à la fois insolite et réelle, dont l’aventure produit un divertissement inhabituel : gaieté pudique sur fond grave. »
Louis Chauvet, 12/09/1968
Le Figaro littéraire
« Jean-Pierre Léaud a, dans Baisers volés, le même naturel, retrouvé dans tous ses films (…) Delphine Seyrig est, à l’autre pôle, un personnage entièrement fabriqué, bien que sa façon d’être naturelle soit sans doute de l’apparaître si peu (…) Son intervention est, avec celle de Michel [Michael] Lonsdale, la plus brillante, la plus étonnante, l’une et l’autre extraordinaires, vraiment. »
Claude Mauriac, 23/09/1968
L’Humanité
« Aujourd’hui installé, toujours ambitieux [François Truffaut] revient à cet amour du cinéma, un art sans pareil, où l’image remplace la phrase, où l’éloquence vient de l’image… (…)
Mais ce qui triomphe c’est la vie, l’amour, la vérité. Et surtout le cinéma. »
Samuel Lachize, 14/09/1968
L’Humanité
(…) Un cinéaste tel que François Truffaut n’a qu’à tendre le bras — et tant mieux si la caméra est au bout — pour tout saisir, pour reprendre et inscrire dans une technique faussement naïve ce quotidien que nous avons si bien digéré que nous ne le voyons plus. »
Claude Kroes, 15/09/1968
Les Lettres françaises
« Les couleurs entourent les choses et les objets d’une lueur quasi magique, elles adoucissent les contours et donnent aux ocres et aux verts des parcs une légère patine qui nous émeut. Décors et personnages interfèrent. L’univers que Truffaut tente de préserver des écorchures du temps se situe donc dans un contexte indéfini. Ce qui n’est pas pour lui une dérobade, mais une manière d’appréhender la réalité. »
Gérard Langlois, 11/09/1968
Le Monde
« Le récit suit son cours au pas même de la vie, dans un désordre plein de surprises qui mêle constamment la drôlerie à l’émotion, l’impertinence à la tendresse, l’extrême pudeur à la franchise d’une confession intime. »
Jean de Baroncelli, 14/09/1968
Nouveaux jours
« Il y a chez Truffaut, en demi-teinte, toutes les vertus, ailleurs un peu trop voyantes, de ce cinéma qui fit les beaux jours de l’entre-deux guerres. Cinéma humaniste à sa façon, et d’une générosité attentive. »
P. Marcabru, 21/09/1968
Les Nouvelles littéraires
« Ce n’est pas par hasard (…) que Truffaut a tiré son titre et illustré son film d’une chanson de Charles Trenet (…) L’accointance est profonde entre la poésie de Baisers volés et celle de Trenet (…)
Si Baisers volés est une romance mélancolique sur le provisoire, le temps qui passe, (…) c’est aussi (…) le regard d’un garçon de trente-cinq ans sur ses vingt ans, la nostalgie d’un sourire, le sourire d’une nostalgie. »
G.J., 11/09/1968
Paris presse
« Le Truffaut “révolutionnaire de la caméra” se retrouve, aujourd’hui, l’un des défenseurs les plus ardents d’un grand cinéma classique. »
Michel Aubriant, 12/09/1968
Le Populaire
« Tout le film est une suite de notes, de moments savoureux, de croquis saisis dans le vif d’une réalité immédiate et vécue. »
17/09/1968
Réforme
« N’y-a-t-il pas trop de complaisance dans la description de cet apprentissage ?»
Marcel Reguilhem, 14/09/1968
Le Soir de Bruxelles
« Caricaturiste, témoin lucide, gagman, portraitiste : voici le nouveau Truffaut seulement livré aux démons de sa mémoire…»
Henry Lemaire, 31/10/1968
Télérama
« Ce mélange de sentiments contradictoires, c’est celui que nous éprouvons sans cesse dans la vie. Et c’est en cela que Baisers volés est peut-être le seul vrai film réaliste. Truffaut procède par petites touches, d’une justesse qui surprend sans cesse. (…) La sensibilité affleure sans cesse dans chaque geste, chaque regard, chaque intonation de Jean-Pierre Léaud. »
Claude-Marie Tremois, 22/09/1968
Témoignage chrétien
« Les aventures d’Antoine et ceux qui y participent sont un rien plus vraies que nature, de ce léger excès de vérité qui fait le fin comique. Inversement, l’expression des sentiments se ferait plutôt par défaut. »
Madeleine Garrigou-Lagrange, 19/09/1968
Valeurs actuelles
« Truffaut ne maîtrise qu’un seul sujet : lui-même. Loin de le faire tomber dans le narcissisme béat, ce thème l’inspire magistralement, le porte à devenir le miroir d’une génération. »
Jacques Parrot, 19/09/1968
Récompenses et nominations
- 1970 - Meilleur film étranger - NBR - The National Board of Review of Motion Pictures (New York) - Obtenu
- 1969 - Meilleur film - Syndicat Français de la Critique de Cinéma (Paris) - Obtenu
- 1968 - Meilleur film - Prix Louis-Delluc - Obtenu
Bibliographie éditoriale
Consultation
Lieux de consultation du film et conditions d'accès :
- La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre
- La Cinémathèque de Toulouse (Bibliothèque) - Accès réservé