En 1940, Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, vit à Mexico une existence d'exilé politique. Comme sa voix se fait encore entendre pour dénoncer les erreurs commises par Staline, Trotski compte un certain nombre d'ennemis qui voient en lui un traître contre-révolutionnaire. Aussi vit-il retranché dans une villa-place forte, protégé par des gardes volontaires, entouré de l'affection de sa femme Natacha. Après que le N.K.V.D (la police secrète soviétique) eut tenté une expédition qui se solde par un échec, le chef du groupe chargé du meurtre se tourne vers un individu qui va agir seul, Frank Jacson. Celui-ci est déjà devenu l'amant de Gita, une familière de l'entourage de Trotski. Avec patience et habileté, Jacson va gagner la confiance du petit-fils de Trotski, puis celle des gardes, enfin celle du vieux révolutionnaire lui-même. Après s'être torturé des jours et des jours, Jacson va se décider à accomplir le meurtre. Pendant que le leader marxiste lit un article qu'il lui a apporté, Jacson le frappe d'un coup de piolet. En sang, Trotski trouve la force de se défendre. Jacson est arrêté. Tandis que Trotski meurt à l'hôpital, Jacson peut se dire que sa misérable vie a trouvé son sens dans cette simple phrase: "J'ai tué Trotski".
Ouvrage : Trotzkij vivo : l'assassinio di un intellettuale contemporaneo / di Felice Chilanti ; con una intervista e il racconto del film di Joseph Losey. - Bologna : Cappelli Ed., 1972
Périodique : Cinéma, n° 166, mai 1972
Périodique : Ecran, n° 8, septembre 1972
Périodique : Films and Filming, n° 2, novembre 1972
Périodique : Positif, n° 139, mars 1972
Périodique : Revue du Cinéma (La), n° 261, mai 1972