Alain Delon

Personnalité

Interprète, producteur, réalisateur... : années 1950-2010

Nationalité :  France

Naissance :  08/11/1935 - France - Sceaux, Seine

Décès :  18/08/2024 - France - Douchy, Loiret

Identité

Genre : homme

Naturalisation : Suisse

État civil :

  • Alain Fabien Maurice Marcel Delon

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Adaptateur, Scénariste, Producteur, Producteur délégué, Producteur exécutif, Interprète des chansons préexistantes, Interprète des chansons originales, Intervenant, Préfacier, postfacier, Auteur, Affichiste, Auteur secondaire, Annotateur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Fils de charcutier, enfant turbulent sans repères, en quête de discipline, Alain Delon s'engage dans l'armée et part pour l'Indochine.

Carrière :

Alain Delon reste l'un des plus célèbres symboles du cinéma français à travers le monde. Pourtant, rien ne le prédestinait à une carrière dans le Septième Art. Yves Allégret l'engage pour un rôle de tueur dans Quand la femme s'en mêle (1957). Dès ce premier film, son physique de jeune premier éclate à l'écran. On le compare à James Dean mort deux ans plus tôt. Le jeune Delon fait tout d'abord ses classes dans des rôles romantiques (Faibles femmes , 1958, de Michel Boisrond), puis René Clément lui offre son premier grand rôle. Dans Plein soleil (1959), d'après un roman de Patricia Highsmith, Delon campe un homme qui usurpe l'identité et dérobe la fortune d'une de ses victimes. De même que son personnage s'empare de la vie d'autrui, Delon s'approprie l'espace. Son charisme et sa présence à l'écran l'imposent comme l'un des acteurs français les plus prometteurs de sa génération. La dualité des personnages qu'il incarne fascine : il est à la fois voyou et séducteur. Une ambiguïté avec laquelle il joue dans presque tous ses films. Dès le début de sa carrière, il rencontre deux grands réalisateurs qui lui offrent quelques-uns de ses plus beaux rôles : Luchino Visconti (Rocco et ses frères , 1960 ; Le Guépard , 1962) et Michelangelo Antonioni (L'Eclipse , 1961). Sa carrière lancée, il revient au policier (Mélodie en sous-sol , 1962, d'Henri Verneuil), puis s'engage dans une production commerciale, La Tulipe noire (1963) de Christian-Jaque, avant d'entamer une carrière américaine. En 1967, il effectue un retour triomphal avec Le Samouraï de Jean-Pierre Melville, où il campe un tueur à gages. Dès lors, il se spécialise dans les polars (Le Clan des Siciliens , d'Henri Verneuil et Borsalino , de Jacques Deray, en 1969 ; Le Cercle rouge , 1970, de Jean-Pierre Melville ; Il était une fois un flic , 1971, de Georges Lautner). A l'image de l'acteur, les personnages qu'il incarne sont des battants, qu'il s'agisse de commissaires ou d'hommes d'affaires. Il se distingue également dans des drames (La Piscine , 1968, de Jacques Deray ; La Veuve Couderc , 1971, de Pierre Granier-Deferre). Avec Monsieur Klein (1975) de Joseph Losey, il trouve l'un de ses plus grands rôles - une quête d'identité -, mais il s'obstine à jouer des flics. A la fin des années 1970, il privilégie des rôles qui lui permettent avant tout de renforcer son statut de star, à l'instar de son interprétation du Retour de Casanova (1991) d'Edouard Niermans. Hormis Notre histoire (1984) de Bertrand Blier, qui lui donne l'occasion d'exprimer l'immensité de son talent et lui vaut le César du Meilleur acteur, peu de films lui permettent de revenir au devant de la scène. En 1999 il déclare mettre un terme à sa carrière professionnelle ; il accepte cependant de tourner dans Les Acteurs (1999) de Bertrand Blier puis dans Astérix aux Jeux Olympiques (2006) de Frédéric Forestier et Thomas Langmann. Avec L'Insoumis (1964) d'Alain Cavalier, Delon s'essaye pour la première fois à la production au côté de Georges Beaume : Delbeau Productions. Il se lance intensivement dans la production de films à partir de 1968 avec Adel Productions. Alain Delon s'est également essayé à la réalisation pour le cinéma avec Pour la peau d'un flic (1981) et Le Battant (1982).

Autres activités :

Au théâtre, il joue dans Dommage qu'elle soit une putain (1961), une pièce de John Ford mise en scène par Luchino Visconti, puis Les yeux crevés (1968) de Jean Cau. Il remonte sur les planches près de trente ans après dans plusieurs pièces sur des textes d'Eric-Emmanuel Schmitt, Eric Assous, Robert James Waller ou encore Albert Ramsdell Gurney. En 1973, il enregistre un disque avec Dalida, Paroles, paroles . Il revient sur le petit écran en 2001 pour incarner Fabio Montale dans l'adaptation des polars de Jean-Claude Izzo. Collectionneur d'oeuvres d'art, il expose en 2007 les toiles acquises tout au long de sa carrière (Dubuffet, Soulages, Bram Van Velde...). Alain Delon crée sa propre marque et constitue en 1978 la société Alain Delon International Diffusion SA à Genève. Il est officier de l'Ordre national de la Légion d'Honneur en 2005.

Filmographie

Courts métrages

Intervenant

Producteur

Longs métrages

Acteur

Producteur délégué

Réalisation

Scénariste

Producteur exécutif

Interprète des chansons originales

Interprète des chansons préexistantes

Récompenses et nominations

  • 1995 - Ours d'or d'honneur - Internationale Filmfestspiele (Berlin) - Obtenu
  • 1985 - Meilleure interprétation masculine - César du Cinéma Français - Notre histoire, Bertrand Blier, 1984 - Obtenu
  • 1972 - Mention Spéciale - David Di Donatello Awards - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées