Jean Desailly

Personnalité

Interprète : années 1940-2000

Nationalité :  France

Naissance :  24/08/1920 - France - Paris, Seine

Décès :  11/06/2008 - France - Dourdan, Essonne

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jean Marcel Desailly

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (commentaire), Voix (doublage), Auteur, Auteur primaire, Annotateur

Biographie

Formation :

A la sortie de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Jean Desailly devient dessinateur publicitaire. Il pratique simultanément le théâtre en amateur au sein de la compagnie La Roulotte, où il croise Jean Vilar. Il abandonne toutes ses activités en 1941 pour entrer au Conservatoire National d'Art Dramatique où il obtient un premier prix de comédie. Il entre en 1942 à la Comédie-Française.

Carrière :

Jean Desailly débute au cinéma grâce à Louis Daquin : Le voyageur de la Toussaint (1942) révèle un acteur aussi à l'aise à l'écran que sur les planches. Si son physique le mène au début de sa carrière vers des rôles de jeunes adolescents romantiques, son manque de ferveur romantique, justement, et le poids des années le conduisent à interpréter des rôles de bourgeois élégants. En témoigne sa collaboration avec Jean Delannoy : après lui avoir confié en 1946 le rôle du jeune homme amoureux de La symphonie pastorale , le réalisateur lui offre douze ans plus tard l'occasion de réaliser une composition saisissante, celle du bourgeois obsédé sexuel de Maigret tend un piège . Pour Claude Autant-Lara, Jean Desailly joue dans Sylvie et le fantôme (1946), dans Occupe-toi d'Amélie (1949) et dans Le franciscain de Bourges (1968). En 1960, il tourne avec Edouard Molinaro La mort de Belle , d'après le roman de Georges Simenon, avec des dialogues de Jean Anouilh. En 1963, c'est La peau douce de François Truffaut. La pudeur et la manière élégante du réalisateur de traiter les émotions auraient dû plaire au comédien, mais un tournage chaotique vient gâcher cette rencontre. Peut-être ce rendez-vous manqué porte-t-il un coup d'arrêt à la carrière de Jean Desailly. On l'aperçoit encore dans de nombreux films, dont La vingt-cinquième heure (1966) d'Henri Verneuil ou L'ironie du sort (1978) d'Edouard Molinaro. A partir des années 1980, ses apparitions au cinéma se font plus rares, Jean Desailly consacrant la plupart de ses activités au théâtre. Il revient sur le grand écran en 1998 avec de Pascal Thomas et en 1999 avec En face de Mathias Ledoux.

Autres activités :

Renvoyé en 1946 de la Comédie-Française (il manque une répétition au profit du tournage de La symphonie pastorale ), il rejoint la troupe de Madeleine Renault et Jean-Louis Barrault, jusqu'à son éclatement au lendemain de mai 68. Avec sa femme, Simone Valère, il dirige successivement le théâtre Hébertot (1972-75), le théâtre Edouard VII (1976-77), le théâtre Marigny (1978) et le Théâtre de la Madeleine (1980-2002). Il a également tourné pour la télévision notamment Le Misanthrope de René Lucot (1954), Les Fausses confidences de Marcel L'Herbier (1955), Le Chevalier de Maison-Rouge de Claude Barma (1963), L'Elixir d'amour de Claude d'Anna (1992), et de nombreux Maigret, dont La Maison du juge (1969), Maigret en vacances (1971) et Maigret à New-York (1990.

Filmographie

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Un destin pour deux / Jean-Marc Loubier. - Paris : Ramsay, 1996
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 1, janvier 1979
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 45, novembre 1980
  • Périodique : Ecran Français (L'), n° 294, février 1951
  • Périodique : Ecran, n° 81, juin 1979

Liens familiaux

Marié(e) à :

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