Le Petit Poucet

Film

Michel Boisrond

Année de production :  1972

Pays de production : France

Identité

Autres titres :

  • d'après le conte "Le Petit Poucet" (Titre de l’œuvre adaptée)

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1972

Date de sortie en France :

  • 09/12/1972

Description

Résumé

Dans la forêt, aux alentours d'un splendide château, vivent un bûcheron, sa femme et leurs sept garçons. Chaque jour, qu'il vente, qu'il neige, le malheureux bûcheron livre ses fagots au château et ainsi peut-il nourrir sa famille... La Reine et le Roi n'ont d'autres soucis que de distraire la jolie Princesse, Rosemonde. Chaque jour, ils lui offrent un jouet plus magnifique que les autres. Tandis que Rosemonde fait voler au-dessus des tours du château son papillon bleu, voici qu'une rafale de vent l'emporte vers la forêt! Le Roi appelle sa garde et lui ordonne d'aller récupérer le précieux papillon. Au même moment, Poucet, le dernier né de la famille du bûcheron se promène au milieu des arbres et retrouve le jouet. Il décide de le porter lui-même à la petite Princesse. Une nuit, subrepticement, il se glisse dans le château et monte jusqu'aux appartements de Rosemonde. Celle-ci, heureuse de trouver un compagnon si gentil, lui promet de le revoir... La famine dévaste la région. Le bûcheron ne peut plus nourrir sa famille et décide de perdre ses petits dans la forêt. Poucet, qui a tout entendu, ramasse quelques cailloux blancs et les sème tout au long des sentiers. Ainsi retrouve-t-il le chemin qui mène à la chaumière. Une seconde fois, le père des sept garçons les entraîne au coeur de la forêt. Cette fois-ci, Poucet n'a pris que des miettes de pain. Le soir venu, lorsqu'il veut retrouver son chemin, il s'aperçoit que les oiseaux ont mangé les miettes. Ils ont peur, longtemps ils errent dans la forêt. Enfin, ils aperçoivent une lumière et courent frapper à la porte de la maison. Une femme leur ouvre, les supplie de partir car ils sont chez l'Ogre qui dévore les petits garçons. Mais Poucet et ses frères sont épuisés et affamés...

Genre : Fiction

Genre(s) précis : Drame, Féérie

Date de tournage :

  • 18/04/1972

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 75

Couleur/NB : Couleur

Dans la presse

Citations

La Canard Enchainé
« Si Michel Boisrond et son complice Jullian n’ont pas réussi à 100 %, leur performance est tout de même très honorable. »
M. D., 13/12/1972

Les Echos
« Ce "Petit Poucet" que Michel Boisrond a tourné avec de gargantuesques moyens, a la fadeur lourde du brouët du bucheron. La féérie est en toc, le fantastique chausse ses bottes de plomb. Les grands s’ennuieront et les petits ricaneront - s’ils n’ont pas peur. »
[sn], 09/12/1972

L’Express
« Au bout d’une heure, l’ogre enfin, paraît. Et avec lui, l’esprit d’invention. Mariole Marielle. »
[sn], 11/12/1972

Le Figaro
« On peut relire le conte. Jamais il ne déçoit. Le film languit, somnole. Il s’en dégage à la longue un ennui profond, un sentiment d’infinie vacuité. »
Louis Chauvet, 13/12/1972

L’Humanité
« Là où Demy (…) introduisait (…) une atmosphère de poésie et de merveilleux, Boisrond, au contraire,  par un style plus tranchant,  se rapproche davantage de la conception des bandes dessinées, oppose deux univers : celui de la liberté à celui de la contrainte ».
François Maurin, 23/12/1972

L’Humanité Dimanche
« Le mal, le bien, voilà des notions préfabriquées, et que ce film balaie avec beaucoup d’humour et d’esprit, un sens de la grâce et du plaisir de la chair fraîche. »
[sn], 19/12/1972

Le Monde
« Un spectacle plein de fraîcheur et d’humour, qu’interprètent le terrifiant Jean-Pierre Marielle, le débonnaire Jean-Luc Bideau et la gracieuse Marie Laforêt. »
 [sn], 13/12/1972

Les Nouvelles littéraires
« échec de cette nouvelle tentative d’un cinéma pour enfants. »
[sn], 11/12/1972

Télérama
« On est (…) très loin des dessins animés de Walt Dinsey. Le style "bande dessinée" du petit poucet est plus franc, plus dépouillé et plus efficace. »
Christine de Montvalon, 20/09/1972

Tribune socialiste
« Fi de la chair fraîche de l’ogre de jadis, l’ogre capitaliste a trouvé un meilleur moyen : son capital se nourrit du travail de ces millions d’hommes conditionnés dès leur enfance. »
Françoise Claire

Valeurs actuelles
« Michel Boisrond, cinéaste d’expérience et parfois de talent (…) a su ne pas abuser des trucages. (…) La réussite plastique du film est incontestable. »
M. M., 11/12/1972

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cinéma, n° 172, janvier 1973
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 50, décembre 1972