Jean-Luc Bideau

Personnalité

Interprète, producteur : années 1960-2020

Nationalité :  Suisse

Naissance :  01/10/1940 - Suisse - Genève, Genève

Identité

Genre : homme

Naturalisation : France

Fonctions : Acteur

Biographie

Formation :

Jean-Luc Bideau se découvre une vocation pour le théâtre à l'âge de douze ans. Après avoir passé son baccalauréat, il entre au Conservatoire de Paris. Après trois ans d'études et un deuxième prix classique, il débute au Théâtre National Populaire dans Arturo Ui de Bertolt Brecht, dans une mise en scène de Jean Vilar.

Carrière :

Jean-Luc Bideau, acteur suisse emblématique, a marqué le cinéma francophone par sa polyvalence et sa longévité, passant avec aisance du cinéma d'auteur aux comédies populaires. Figure incontournable du renouveau du cinéma suisse dans les années 1970, il a su maintenir une carrière riche et variée pendant plus de cinq décennies.
Jean-Luc Bideau apparaît dans Le voleur de Louis Malle. De retour en Suisse, il obtient un rôle intéressant dans Charles mort ou vif d'Alain Tanner. Après avoir tourné avec Michel Soutter dans James ou pas, il retrouve Alain Tanner qui lui offre son premier rôle principal en 1971 dans La salamandre. Dans les années 1970, il devient une figure emblématique du renouveau du cinéma suisse et sa carrière culmine alors avec L'invitation (1972) de Claude Goretta. Jean-Luc Bideau interprète tous types de rôles mais se trouve plus à l'aise dans des personnages indolents et cyniques comme l'industriel graveleux et obsédé de Et la tendresse bordel ! (1978) de Patrick Schulmann. D'acteur confidentiel, il devient un acteur populaire grâce à ce film et interprète depuis des rôles de composition plus variés. Il tourne avec Jean-Luc Godard (Passion, 1981), Jean-Pierre Mocky (Y a-t-il un Français dans la salle ? , 1982 ; Les saisons du plaisir, 1987), Claude Sautet (Un coeur en hiver, 1991) et Bertrand Tavernier (La fille de d'Artagnan, 1993). Il joue ensuite dans le film du chilien Raoul Ruiz Fado majeur et mineur qu'il retrouvera en 2003 pour Ce jour-là. Gérard Oury lui offre un rôle dans sa comédie populaire Fantômes avec chauffeur (1996) aux côtés de Philippe Noiret et Gérard Jugnot. Il participe aussi au film Fourbi d'Alain Tanner dont le rôle principal est tenu par Karin Viard, avant de tourner Marion avec Manuel Poirier, l'année suivante. Dans Le violon rouge de François Girard, il se retrouve face à Greta Scacchi. Il retrouve ensuite Noémie Lvovsky, après Petites (1997) réalisé pour la télévision, dans La vie ne me fait pas peur en 1999. Il continue à jouer régulièrement pour le cinéma à côté de ses autres activités à la télévision et au théâtre : en 2000, Stand-by de Roch Stephanik et Azzuro de Denis Rabaglia, puis Les portes de la gloire de Christian Merret-Palmair. En 2003, il participe au troisième volet des Ripoux, comédie populaire de Claude Zidi. Trois ans plus tard, il joue dans Mon frère se marie de Jean-Stephane Bron, première fiction du documentariste suisse, pour lequel il obtient le prix du meilleur rôle du cinéma suisse en 2007. En 2008, il joue dans Opération Casablanca de Laurent Nègre, où il incarne Michel, un personnage ambigu dans une comédie d’espionnage. La même année, il apparaît dans La Famille Wolberg d'Axelle Ropert, interprétant le grand-père dans ce drame familial. En 2010, il participe à la comédie romantique Il reste du jambon ? de Anne Depetrini, où il joue Charles, un personnage secondaire mais mémorable. En 2015, Bideau se distingue dans La Loi de la jungle d'Antonin Peretjatko, où son rôle de Rosio apporte une touche absurde à cette satire décalée. L’année suivante, il revient au court-métrage avec Le Goût des choux de Bruxelles, explorant un registre plus intimiste. Toujours en 2016, il est au casting de Telle mère, telle fille de Noémie Saglio, incarnant Debulac dans cette comédie familiale. Les années 2020 marquent un retour notable avec des rôles marquants. En 2020, il joue Edmond Van de Wer dans Maison de retraite de Thomas Gilou, une comédie portée par un casting populaire. En 2022, il apparaît dans deux films : Jumeaux mais pas trop d'Olivier Ducray et Wilfried Méance où il incarne Paul Girard, et Ailleurs si j'y suis de François Pirot où il interprète Guy Lescreville, un personnage mélancolique dans une œuvre contemplative. En 2024, il reprend son rôle dans Maison de retraite 2, confirmant son succès auprès du grand public.

Autres activités :

De 1972 à 1992, Jean-Luc Bideau mène une intense activité théâtrale. Il joue notamment dans C'est beau de Nathalie Sarraute, Les gens raisonnables sont en voie de disparition (avec Gérard Depardieu) et L'élocution de Benjamin Franklin , dans une mise en scène de Marcella Salivarova. En 1988, il est pensionnaire de la Comédie-Française dans une pièce de Labiche, La cagnotte . A la télévision, il interprète Le sourd de Michel Polac (1979), L'embrume de Josée Dayan (1979) et Il Giudice de Giulio Questi (1984). De 1998 à 2002, il tourne pour la télévision quatre saisons d'une série comique populaire, H , aux côtés de Jamel Debbouze, Eric et Ramzy.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Jean-Luc Bideau : entre cour et jardin / René Zahnd.- Lausanne : Favre, 1989
  • Périodique : Ecran, n° 79, avril 1979