Andrew (Andy) Beckett est un jeune et brillant avocat travaillant pour le prestigieux cabinet de Charles Wheeler. On lui confie une affaire importante, signe de consécration. Mais, peu après, il est licencié brutalement, pour "faute professionnelle". Beckett, séropositif depuis plusieurs années, est atteint du sida. Il soupçonne Wheeler d'avoir découvert sa maladie et d'avoir saboté son affaire pour se débarrasser de lui. Arguant de la loi sur la discrimination, Beckett intente un procès à ses anciens patrons, en prenant pour avocat Joe Miller, un brillant juriste noir, farouchement "anti-gay" et profondément "macho". Très vite, le procès provoque des remous dans l'opinion publique. Lors des interrogatoires, les vraies questions sont crûment posées : Wheeler n'a-t-il pas licencié Andy par haine viscérale des homosexuels et peur du sida ? L'habile Miller tente aussi d'amener à la surface cette répulsion ancrée sans doute en chacun de nous, au même titre que le racisme. Mais l'état d'Andy se dégrade. Sa famille, ses amis et Miller (qui a abandonné ses préjugés) le soutiennent jusqu'au bout. De fait, Andy est hospitalisé d'urgence. Les jurés jugent coupables Wheeler et ses "partners". Andy meurt la nuit suivante.