Joanne Woodward
Personnalité
Interprète, réalisatrice, productrice : années 1950-2010
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 27/02/1930 - Etats-Unis - Thomasville, Géorgie
Identité
Genre : femme
État civil :
- Joanne Gignilliat Trimmier Woodward
Fonctions : Acteur, Voix (commentaire)
Biographie
Formation :
Après un bref passage à l'université, Joanne Woodward entre à l'Actors Studio. Repérée par un agent, elle débute une carrière d'actrice au théâtre (Picnic , 1953).Carrière :
Actrice emblématique du cinéma américain classique, Joanne Woodward s’est imposée par un jeu d’une grande finesse psychologique, capable de conjuguer intensité dramatique et sobriété expressive. Lauréate de prestigieuses distinctions internationales, elle a construit une carrière rare, marquée par des collaborations majeures et une exigence constante dans le choix de ses rôles.
Après plusieurs rôles secondaires, Joanne Woodward connaît son premier succès au cinéma avec son interprétation des Trois visages d'Eve (Nunnally Johnson, 1957). Repérée par le réalisateur Martin Ritt, elle devient bientôt l'une de ses actrices favorites (Les sensuels, 1957 ; Les feux de l'été, 1958 ; Le bruit et la fureur, 1959 ; Paris blues, 1961). Partenaire de ses dernières prestations à l'écran, Paul Newman le devient également dans la vie. Passé à la réalisation, Newman lui offre plusieurs rôles majeurs, dont celui d'une jeune femme fragile vivant sous la coupe de sa mère dans Rachel, Rachel (1968). Il la dirige aussi dans De l'influence des rayons Gamma sur le comportement des marguerites (1972), pour lequel elle obtient la même année le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes. Joanne Woodward conjugue naturel et sens de la composition pour interpréter des femmes aussi bien séduisantes (Le loup et l'agneau, Franklin J. Schaffner, 1963) que peu attirantes (Rivage oublié, A. Harvey, 1970). Elle tourne peu. En 1990, les deux acteurs sont réunis sous la direction de James Ivory sous les traits du couple-titre de Mr. and Mrs. Bridge, chronique subtile de la bourgeoisie américaine d’avant-guerre, qui lui vaut une quatrième nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Deux ans plus tard, Martin Scorsese fait appel à sa voix pour accompagner Le Temps de l’innocence (1992). L’année suivante, elle apparaît dans Philadelphia (Jonathan Demme, 1992), où elle compose avec retenue une mère confrontée à la maladie et à l’exclusion. Par la suite, ses apparitions au cinéma se raréfient. La même année, Elle prête encore sa présence à quelques productions indépendantes, notamment Lucky Them (Megan Griffiths, 2013, inédit en France), confirmant jusqu’à ses derniers rôles un art de l’effacement et de la nuance qui aura marqué plusieurs générations de cinéastes américains.
Filmographie
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Parent de :