Très complices, Giacomo, Carlo et Paolina reçoivent une brillante éducation dans la riche bibliothèque de leur père, le très lettré comte Monaldo Leopardi. Celui-ci prévoit pour son fin latiniste de Giacomo une brillante carrière de philologue, plutôt que de prélat à Rome. De santé fragile, très sensible et inspiré par sa voisine, le jeune homme préfère écrire des poèmes, vite remarqués par Giordani, qui vient jusqu'à Recanati pour le rencontrer. Monaldo voit d'un mauvais oeil cette fréquentation et interdit à son fils de quitter la maison quand celui-ci s'apprête à s'enfuir pour découvrir le monde. Dix ans plus tard, à Florence, Giacomo a quitté sa famille et fréquente les intellectuels. Il publie de nombreux textes et est reconnu comme poète, philosophe et moraliste. Il connaît quelques émois amoureux avec Fanny Targioni-Tozzetti, qui fréquente son ami et secrétaire Antonio Ranieri. Les éditeurs lui reprochent son pessimisme et lui coupent les vivres. Après une halte à Rome, il arrive à Naples. Il fréquente l'opéra, les cafés, les pâtisseries et les quartiers populaires mais la maladie l'affecte de plus en plus. Son corps, de plus en plus difforme, le fait souffrir. Il continue, cependant, à écrire, aidé par sa confidente, Paolina, la soeur de Ranieri. Il visite aussi les bas-fonds de Naples. Il fuit l'épidémie de choléra en se réfugiant à Torre del Greco, où il assiste à une éruption du Vésuve, qui lui inspire des méditations cosmiques.