Liliana Cavani

Personnalité

Réalisatrice, scénariste... : années 1960-2020

Nationalité :  Italie

Naissance :  12/01/1933 - Italie - Carpi, Émilie-Romagne

Identité

Genre : femme

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Auteur, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Elle effectue des études de lettres à Bologne et sort diplômée en 1961 du Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome.

Carrière :

Cinéaste iconoclaste des rapports de pouvoir et des tabous historiques, Liliana Cavani a marqué le cinéma européen par des œuvres provocantes comme Portier de nuit (1974) – symbole de l’esthétisation sulfureuse du mal – et une exploration obsessionnelle des figures marginales, de Saint-François d’Assise à l’univers quantique.
Liliana Cavani réalise son premier long-métrage, François d'Assise, en 1966. Puis Galilée en 1968, où la position anticléricale qu'elle adopte est violemment décriée. En 1969, elle tourne Les cannibales inspiré d'Antigone de Sophocle, où la révolte de la jeunesse est encore plus forte que dans la tragédie grecque. Ce film est caractéristique du courant artistique qui est apparu après les bouleversements de mai 1968. Liliana Cavani doit essentiellement sa réputation à Portier de nuit (1974) qui met en scène un ex-officier SS (Dirk Bogarde) et une ancienne déportée juive (Charlotte Rampling) qui ont une relation sadomasochiste. Toujours avec une trame historique, elle réalise Au-delà du bien et du mal (1977) où sont évoqués les rapports entre Nietzsche et Lou Andreas Salomé. Fascinée par la Seconde Guerre Mondiale et la période qui suit, elle tourne La peau en 1980 (tiré du roman homonyme de Curzio Malaparte). On y voit la misère de la population napolitaine après-guerre, désemparée face au désastre des années de fascisme et à ces libérateurs américains trop riches. Elle y décrit un monde où tout est à vendre, les produits du marché noir comme les filles. Parmi ses autres films marquants on notera : Berlin affair (1983), Francesco (1983), à nouveau inspiré par la vie de Saint-François d'Assise avec Mickey Rourke dans le rôle-titre (non-distribué en France) et Sans pouvoir le dire (1993) qui décrit l'univers des sourds et muets. Elle poursuit dans les années 2000 une exploration des figures historiques, adaptant l’univers de Patricia Highsmith avec Il Gioco di Ripley (2002), où John Malkovich incarne l’esthète machiavélique. Après une longue absence de vingt ans, Liliana Cavani tourne L’Ordine del tempo (2023), une plongée méditative sur l’impermanence, mêlant physique quantique et destin humain. Malgré des réceptions parfois contrastées, son cinéma provocant et viscéral conserve une influence majeure dans le paysage du cinéma d’auteur européen.

Autres activités :

Liliana Carvani a tourné de nombreuses enquêtes pour la télévision italienne dont Histoire du IIIe Reich (1962) , La femme dans la Résistance (1963), L' époque de Staline (1964), Philippe Pétain : procès à Vichy et La maison en Italie , tous deux en 1965.

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Liliana Cavani / Ciriaco Tiso.- Firenze : La Nuova Italia, 1975.
  • Ouvrage : The Gaze and the Labyrinth : The cinema of Liliana Cavani / Gaetana Marrone.- Princeton University Press, 2000
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 147, mai 1974
  • Périodique : Cinema d'Oggi, vol. 18, n° 13, 11 juillet 1984
  • Périodique : Cinema d'Oggi, vol. 31, n° 14/15, 27 août 1997
  • Périodique : Cinema d'Oggi, vol. 31, n° 6, 27 mars 1997
  • Périodique : Cinema Papers, n° 41, décembre 1982
  • Périodique : Cinema Sessanta, n° 89, mai/juin 1972
  • Périodique : Cinématographe, n° 5, décembre/janvier 1973/74
  • Périodique : Ecran, n° 6, juin 1972
  • Périodique : Film Dope, n° 6, novembre 1974
  • Périodique : Films and Filming, vol. 21, n° 5, février 1975
  • Périodique : Rivista del Cinematografo, n° 11, novembre 1970