Stuart Heisler

Personnalité

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  05/12/1896 - Los Angeles, Californie, États-Unis

Décès :  21/08/1979 - San Diego, Californie, États-Unis

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Stuart R. Heisler

Fonctions : Réalisateur, Réalisateur seconde équipe, Auteur de l'œuvre originale, Monteur

Biographie

Formation :

Après avoir exercé plusieurs métiers, Stuart Heisler débute comme accessoiriste dans des studios de cinéma. En 1924, il devient monteur et travaille sur des films comme Whoopee ! (Thornton Freeland, 1930) ou Peter Ibbetson (Henry Hathaway, 1935).

Carrière :

Stuart Heisler est l'exemple type du réalisateur ayant gravi tous les échelons du cinéma. Il mène une carrière en marge des grands studios de Hollywood et laisse derrière lui une oeuvre qui erre du côté de la série B de qualité. Celle-ci débute en 1936. On lui confie la réalisation des scènes d'extérieurs de Hurricane (John Ford, 1937). Cette même année, il boucle son premier long métrage : Straight from the shoulder . Il faut attendre 1942 et La Clé de verre , un film policier, pour qu'il s'impose. Par la suite, le réalisateur s'essaie à pratiquement tous les genres, avec une maîtrise certaine. Smash up : The story of a woman (1946) est un mélodrame, La Patrouille infernale (1954), un film de guerre, tandis Le Grand Bill (1945), Le Justicier solitaire (1956) et Collines brûlantes (id.) appartiennent au monde du western. De cette oeuvre apparemment disparate se dégage une cohérence enrichie de sensibilités diverses mais convergentes. Heisler sait allier la candeur à la gravité et affectionne les ambiances sombres. Sous sa férule, de grandes actrices (Susan Hayward, Ginger Rogers, Bette Davis) connaissent de francs succès, dans la peau de personnages auxquels il voue une sympathie avouée, ceux de femmes maudites. Technicien sans faille, Heisler possède un sens du spectacle sûr. Il instille dans le moindre film d'aventures à petit budget une dimension psychologique. Même son unique comédie musicale, Blue skies (1946), évite de sombrer dans la mièvrerie. Le cinéaste ne semble pas posséder de style personnel, mais sa mise en scène n'est pas dénuée de petites trouvailles. À l'aise autant dans le mélodrame que dans le thriller ou le film d'épouvante, il achève sa carrière avec une biographie psychanalytique d'Adolf Hitler : La Vie privée de Hitler (1961).

Autres activités :

Dans les années 1960, Stuart Heisler travaille essentiellement pour la télévision.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : American Film (The), vol. 1, n° 10, septembre 1976. W.D. Routt, "The Old wild men of the movies"
  • Périodique : Cinéma, n° 255, mars 1980
  • Périodique : Film Dope, n° 24, mars 1982. "701. Stuart Heisler"
  • Périodique : Kinolethi, n° 7, 1951