Brian De Palma
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur... : années 1960-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 11/09/1940 - Etats-Unis - Newark, New Jersey
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Brian DePalma
État civil :
- Brian Russell De Palma
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Scénariste, Auteur de l'histoire, Auteur de l'œuvre originale, Producteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Monteur, Auteur, Rédacteur, Préfacier, postfacier, Annotateur
Biographie
Formation :
Fils d'un chirurgien orthopédiste, Brian De Palma se passionne pour les sciences. Lors de ses études à la Columbia University de New York, il s'intéresse au théâtre, puis au cinéma expérimental. En 1960, il commence à réaliser des courts-métrages au format 16 mm (Icarus , 1960 ; 660214, the story of an IBM card , 1961 ; Wotan's wake , 1962), puis des documentaires.Carrière :
Maître du suspense et virtuose de la mise en scène, Brian De Palma s’est imposé comme l’un des réalisateurs les plus audacieux et influents du Nouvel Hollywood, célèbre pour ses thrillers stylisés, ses hommages à Hitchcock et des œuvres cultes telles que Scarface, Les Incorruptibles ou Carrie au bal du diable.
Brian De Palma est un des cinéastes de la nouvelle vague américaine les plus controversés, mais aussi un des plus respectés, sans doute parce qu'il connaît le succès sans perdre son indépendance face à Hollywood. Grâce aux recettes de ses documentaires, il finance son premier long métrage, The Wedding party (1966), œuvre proche de la Nouvelle Vague française, tournée dans les rues, caméra à l'épaule, et distribuée seulement en 1969. Entre-temps, il réalise Murder à la mod (1967), véritable exercice de style : la reconstitution d'un meurtre selon trois points de vue représentés par trois styles cinématographiques différents. Suivent Greetings (1968, Ours d'argent au Festival de Berlin) et sa suite Hi, Mom ! (1969), avec Robert De Niro qu'il avait fait débuter dans son premier long métrage. Ce diptyque reflète la contre-culture des années 1960 qui contestait l'establishment. Dans Dionysus in 69 (1969), De Palma expérimente la technique du split-screen (image fragmentée), sa marque de fabrique. Après une commande des studios de la Warner (Get to know your rabbit, 1970), il se révèle au grand public avec S.urs de sang (1972). Cette œuvre qui s'inspire de Fenêtre sur cour constitue le premier emprunt au maître du suspense Alfred Hitchcock. Le thème du regard en général et du voyeurisme en particulier, récurrent dans l'œuvre du cinéaste, constitue ici le nœud de l'intrigue. Le réalisateur s'inspire directement d'Hitchcock pour trois autres films (Obsession, 1976 ; Pulsions, 1980 ; Body double, 1984) et continue de distiller les références hitchockiennes dans toute sa filmographie. La France découvre De Palma en 1975 avec Phantom of the Paradise (1974), opéra rock qui marque l'entrée du cinéaste dans le fantastique. Carrie (1976), adapté d'un roman de Stephen King, connaît un succès mondial. Après un film d'espionnage (Furie, 1977), Brian De Palma revient au suspense avec Pulsions (1980), puis s'inspire de Michelangelo Antonioni pour Blow out (1981), film sur le voyeurisme et la manipulation. En 1982, il signe un remake hyperviolent de Scarface. Les incorruptibles (1987), film policier nostalgique adapté de la célèbre série télévisée, fait un triomphe mondial. Sans s'éloigner de ses thèmes favoris, il tourne son premier film de guerre (Outrages, 1989), sur le conflit au Vietnam. Virtuose de la mise en scène et de l'image, il exerce son talent dans L'impasse (1993) et adapte en 1996 la série Mission : impossible avec Tom Cruise, début d'une franchise à succès. Dans la scène d'ouverture de Snake eyes (1998), il orchestre un plan séquence de quinze minutes décortiquée en plusieurs points de vue à la fin du film. Ce thriller ambitieux marque la fin de l'âge d'or du cinéma de De Palma, qui entre dans une période où il peine à trouver le succès, et où il a donc régulièrement du mal à financer ses œuvres. Ce n'est pas le cas de Mission to Mars (2000), premier film de science-fiction d'un réalisateur qui signe avec cette grosse machine dont le scénario est inspiré d'une attraction de Disneyland, une de ses œuvres les moins personnelles. L'échec public et critique ne permet pas à De Palma de couvrir son énorme budget, faisant chuter sa cote auprès des producteurs. C'est d'ailleurs en France qu'il trouve l'argent pour Femme fatale (2002), étrange thriller se déroulant durant le Festival de Cannes. Le film est assez mal reçu, de même que le suivant, Le Dahlia noir (2006), film noir adapté de James Ellroy. Tourné avec un tout petit budget, Redacted (2007) est une très percutante dénonciation de la guerre en Irak. Toujours en froid avec les studios hollywoodiens, c'est à nouveau en Europe que De Palma trouve les moyens de tourner Passion (2012), remake du Crime d'amour d'Alain Corneau (2010) dans lequel le cinéaste laisse libre-cours à certaines de ses obsessions : voyeurisme, séduction, manipulation, amours entre femmes, etc.
Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Nancy Allen - de 1979 à 1984
- Gale Anne Hurd - de juillet 1991 à1993