Amos Poe

Personnalité

Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1970-2020

Nationalité :  Israël

Naissance :  30/09/1949 - Israël - Tel Aviv

Décès :  25/12/2025 - Etats-Unis - New York, New York

Identité

Genre : homme

Naturalisation : Etats-Unis

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur, Producteur exécutif, Monteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur

Biographie

Formation :

Amos Poe apprend le cinéma seul et survit au moyen de différents petits boulots, de concierge à assistant de production.

Carrière :

Amos Poe, figure emblématique du cinéma indépendant américain, a marqué les années 1970 et 1980 en capturant l’essence rebelle de la scène punk new-yorkaise à travers des films audacieux et poétiques, mêlant documentaires underground et fictions. Son style visuel et son approche avant-gardiste en ont fait un pilier de la New Wave américaine, célébré autant pour son esthétique que pour son immersion dans les marges de la culture.
Amos Poe apparaît comme l'un des chefs de file de la New Wave cinématographique américaine. Il est l'un des rares indépendants dont les productions soient montrées régulièrement dans divers festivals européens. Toujours dans l'air du temps, il s'intéresse dans les années 1970 aux stars du punk rock (Patti Smith, Blondie, Talking Heads, The Ramones...). Il les filme pendant leurs concerts, dans des soirées off, avec pour seul bande son leur propre musique. Blank generation (1976), montré principalement dans les clubs, rapporte ainsi 72 000 dollars à Poe, alors que son budget était de 1000 dollars. Le réalisateur tourne ensuite sa première fiction : The Foreigner (1978), film culte mettant en scène Deborah Harry (Debbie Harry du groupe Blondie) et les membres du groupe garage-punk The Cramps. Unmades beds (1977), un remake new-yorkais du film de Godard, A bout de souffle (1959). On y retrouve des personnages aux caractéristiques spécifiques à l'univers de Poe : le héros sans désir porteur de sa propre mort, la femme ambiguë à la fois dominatrice et empathique, et les punks drogués et désabusés. Dans Subway riders (1981), une balade dans un New York psychotique vu à travers le regard d'un saxophoniste schizophrène et assassin (John Lurie), Poe traduit, tel un poète, avec émotion et sensibilité, l'immense vertige d'une génération désabusée. Toutefois, avec Alphabet city (1984), dont l'action se déroule dans un des quartiers les plus chauds de New York, Poe déçoit. Son récit d'un antihéros macho qui entreprend de boxer tous les caïds du coin est jugé conventionnel et inconsistant.
Amos Poe est également acteur dans ses propres films (Subway riders, 1981).

Filmographie

Courts métrages

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Monteur

Producteur

Scénariste

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 340, octobre 1982. Bérénice Reynaud, "Amos Poe : il court, il court, le furet"
  • Périodique : Casablanca, n° 26, février 1983. Valeria Ciompi; Felipe Vega, "El ano en que Godard visito Nueva York"
  • Périodique : Cineforum, vol. 24, n° 234, mai 1984. G. Chiesa, "Sul set di due film americani"
  • Périodique : Cinéma 82, n° 280, avril 1982. Gérard Courant, "Amos Poe : le prince de la New Wave"
  • Périodique : Cinématographe, n° 86, février 1983. C. Najman; P. Guislain, "Entretien avec Amos Poe"
  • Périodique : Film Comment, n° 3, mai-juin 1981. Jonathan Buchsbaum, "A la recherche des punks perdus"
  • Périodique : Filmcritica, vol. 32, n° 315, juin 1981. Enrico Ghezzi; Amos Poe, "Lungo un itinerariio apparente..."
  • Périodique : Films in Review, vol. 39, n° 11, novembre 1988. Louise Tanner, "Who's in town"
  • Périodique : Segnocinema, vol. 5, n° 16, janvier 1985. P. Balla; R. F. Esposito; G. Salza, "Nel regno del cinema giovane Amos Poe a sempre il profeta"
  • Site Internet : Site officiel du réalisateur Amos Poe. - en anglais