Gilles Béhat
Personnalité
Réalisateur, scénariste, interprète : années 1970-2000
Nationalité : France
Naissance : 03/09/1949 - France - Lille, Nord
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Gilles Béat
État civil :
- Gilles Marc Béat
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Dialoguiste, Producteur délégué, Auteur
Biographie
Formation :
Gilles Béhat fait des études secondaires à Lille, avant de devenir guitariste dans un groupe de rock les Yells tout en suivant les cours du Conservatoire d'art dramatique.Carrière :
Gilles Béhat, réalisateur français polyvalent, est connu pour son parcours atypique d'acteur devenu cinéaste, ainsi que pour ses films engagés mettant en scène des marginaux en quête de liberté. Son œuvre la plus emblématique reste le polar néo-noir Rue Barbare (1983), qui a marqué le cinéma français des années 80.
Gilles Béhat débute sa carrière comme acteur dans des téléfilms et des feuilletons télévisés : L'Hercule sur la place (René Lucot, 1970) ; La Dame de Monsoreau (1971) ; Les Boussardel (René Lucot, 1972) ; Les Rois maudits (1972) ; Les Enquêtes du commissaire Maigret : Maigret en meublé (Claude Boissol, 1972) ainsi qu'au cinéma : Elle court, elle court la banlieue (Gérard Pires, 1972), Les Volets clos (Jean-Claude Brialy, 1972) ; Les Noces de porcelaine (Roger Coggio, 1974) ; Chobizenesse (Jean Yanne, 1975) ; Docteur justice (Christian-Jaque, 1975) et Le Tigre du ciel (Jack Gold, 1976). Gilles Béhat réalise deux courts-métrages Demain matin (1973) et La Couleur de la mer (1974) avant Haro (1976), qui montre un personnage en révolte, à la violence contenue. Putain d'histoire d'amour (1981) conte le mal de vivre d'un homme solitaire se consumant dans le jeu. Gilles Béhat connaît un certain succès public et critique avec Rue Barbare (1983), polar violent au climat quasi fantastique. Ce film, comme presque tous les autres, révèle un cinéaste engagé et physique, qui aime peindre des portraits de marginaux en quête d'amour et de liberté. Dans ses meilleurs moments, sa tendresse pour les soldats perdus fait passer un souffle de lyrisme sur son œuvre. Il en va ainsi avec les Longs Manteaux (1985), sorte de western moderne situé en Argentine, et avec le Vent de la Toussaint (1989), tragique récit d'un médecin français vivant en Algérie peu avant la guerre d'indépendance. Après deux autres films Le Cavalier des nuages (1994) et Diamant 13 (2008), Gilles Béhat se consacre définitivement à la télévision.