Cédric Klapisch
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur... : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 04/09/1961 - France - Neuilly-sur-Seine, Seine
Identité
Genre : homme
État civil :
- Cédric Guillaume Stéphane Klapisch
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Coproducteur, Producteur, Parolier des chansons originales, Auteur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Après des études de philosophie, Cédric Klapisch tente le concours d'entrée à l'IDHEC (Institut des hautes études cinématographiques). Recalé, il s'inscrit alors à l'université de Censier-Paris 3 et obtient une maîtrise de cinéma. Après un second échec à l'IDHEC (à l'oral, le jury lui reproche son attirance pour le cinéma américain), il s'envole pour les Etats-Unis et suit des cours de cinéma à l'université de New York. A partir de 1983, il commence à travailler comme chef opérateur sur une douzaine de courts métrages.Carrière :
Cédric Klapisch est un cinéaste français dont l'œuvre, marquée par un humanisme chaleureux et une attention fine aux dynamiques sociales, explore depuis les années 1990 les liens communautaires, la fraternité et les mutations des rapports humains dans des cadres aussi urbains que ruraux. Principalement reconnu pour ses comédies sociales et ses portraits générationnels, il a su imposer un style à la fois tendre et réaliste, porté par son acteur fétiche Romain Duris.
Pendant son séjour aux Etats-Unis, Cédric Klapisch passe rapidement de chef opérateur à réalisateur. Il débute avec plusieurs courts métrages qui remportent de nombreux prix dans les festivals : Glamour toujours (1984), Un, deux, trois, mambo (1984), Jack le menteur (1984), In transit (1986). De retour en France, il réalise le court métrage Ce qui me meut (1989). De 1987 à 1988, Cédric Klapisch réalise des films d'entreprise ou institutionnels, notamment pour l'Onisep et le magazine de la chaîne Arte Dynamo. Il tourne ensuite son premier long métrage, Riens du tout (1992), dans lequel le jeune patron d'un grand magasin tente de souder les liens entre ses employés afin de relancer les affaires. Klapisch y réagit contre la société de son époque qu'il juge trop individualiste et à laquelle il oppose la notion de générosité. Dans cette œuvre, il affiche clairement son humanisme et son goût pour la description des communautés. En 1993, la chaîne de télévision Arte commande au réalisateur un film pour la série Les années lycée. C'est Le Péril jeune, qui sort en salles deux ans plus tard. Le succès est au rendez-vous. Le succès est au rendez-vous. Klapisch suit une bande de lycéens au milieu des années 70. Les jeunes générations, perdues dans le tourbillon des années 90 et leur cortège de désillusions, adoptent ce film et sa représentation nostalgique de la fraternité. Retour au court métrage en 1994 avec la Chambre et Poisson rouge, deux films diffusés dans le cadre de la campagne 3 000 scénarios contre un virus. Puis en 1996 sort en salles Chacun cherche son chat, inspiré d'une mésaventure vécue par une de ses amies. La disparition d'un chat est le prétexte pour découvrir la vie d'un quartier, celui de la Bastille, à Paris, faite de solidarité. Le film est un triomphe, tout comme le suivant, Un air de famille (id.), adapté d'une pièce de théâtre de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui. En 1999, il revient avec Peut-être, un film d'anticipation où Paris est recouvert par le sable, avec Jean-Paul Belmondo et Romain Duris, l'un des interprètes du Péril jeune et de Chacun cherche son chat. Duris devient l'acteur fétiche de Klapisch, le réalisateur lui donne le rôle-titre de L'Auberge espagnole (2001), une comédie narrant les aventures et les rencontres hautes en couleurs d'un étudiant français qui passe un an en Espagne. Là encore Klapisch se penche sur les rapports sociaux de la jeunesse. Le film est un énorme succès (trois millions d'entrée en salles) tout comme la suite du film, Les poupées russes (2005), qui met en scène les même personnages cinq ans plus tard. En 2006 le cinéaste tourne Paris, un film choral nous emmenant à la rencontre d'une galerie de portraits aux psychologies fouillées ; Klapisch y dirige Romain Duris, Juliette Binoche, François Cluset, Fabrice Luchini et Mélanie Laurent. Deux ans plus tard, il met en scène Ma part du gâteau (2010), une comédie sociale engagée autour du destin d'une ouvrière confrontée au cynisme du monde de la finance. Fidèle à son goût pour l'exploration des trajectoires contemporaines, il retrouve l'énergie de la jeunesse en filmant la suite de L'Auberge espagnole à travers Casse-tête chinois (2012), troisième volet où Xavier, incarné par Romain Duris, doit s'adapter à une vie familiale entre Paris et New York. En 2015, Klapisch choisit la France rurale comme décor pour Ce qui nous lie, une histoire empreinte de fraternité et de transmission qui fait la part belle aux paysages du vignoble bourguignon. Toujours attentif aux dynamiques de groupe, il revient à Paris avec Deux moi (2018), portrait croisé de deux solitudes dans la métropole. En 2021, Klapisch célèbre la discipline et l'effort avec En corps, mettant cette fois en scène l'univers exigeant de la danse. Trois ans après, il réalise La Venue de l’avenir (2024), une comédie dramatique mêlant chronique familiale et voyage dans le temps. Par ce récit qui oscille entre passé et présent, Klapisch interroge les liens intergénérationnels et questionne le sens même de l’avenir avec tendresse et une esthétique élégante.
Autres activités :
Pour la chaîne Canal+, il réalise un court métrage X dans le cadre d'une campagne de prévention contre le Sida, Le Ramoneur des lilas .Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Lola Doillon - depuis 2002