Valérie Stroh

Interprète, réalisatrice, scénariste : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  11/08/1958 - France - Strasbourg, Bas-Rhin

Personnalité

Identité

Genre : femme

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste

Biographie

Formation :

Après une formation de décoratrice pour le cinéma, elle suit en 1986 et 1987, les cours de Jack Garfein à l'Actors' Studio. Elle compte alors déjà plusieurs rôles à sa filmographie.

Carrière :

Actrice au parcours aussi discret qu’exigeant, Valérie Stroh s’est imposée comme une figure à part du cinéma français, naviguant entre rôles intenses et engagements artistiques audacieux, souvent salués par la critique. Son jeu subtil et ses collaborations avec des réalisateurs comme René Féret ou Jean-Pierre Darroussin en font une interprète incontournable, entre élégance classique et profondeur moderne.
Valérie Stroh appartient à la famille de comédiens qui gravitent autour du réalisateur René Féret. Elle apparaît à l'écran dès son plus jeune âge, dans L'ours et la Poupée (Michel Deville, 1969) et dans Liza (Marco Ferreri, 1971). Après avoir obtenu un diplôme d'architecture, elle revient au cinéma dans un film d'Alain Resnais, La vie est un roman (1982), avant de tourner pour la première fois sous la direction de Féret (Mystère Alexina, 1985). Ils travaillent à nouveau ensemble dans L'homme qui n'était pas là (1986). La belle actrice blonde y incarne une beauté fatale qui tombe amoureuse de l'homme qu'elle est chargée de rendre fou. Dans Baptême (1989), elle prête ses traits à Aline, la mère de Féret, pour évoquer vingt-cinq ans de sa vie. En 1990, elle s'essaie à la réalisation et tient tous les rôles principaux dans Un homme et deux femmes, d'après des nouvelles de Doris Lessing. Elle revient ensuite à son métier d'actrice. En 1999, on la voit dans un succès populaire au côté de Muriel Robin, Marie-Line (Mehdi Charef), et, en 2000 dans La confusion des genres (Ilan Duran Cohen), où elle interprète une mère de famille frustrée, coincée entre un mari médiocre et des jumeaux. En 2005, elle coécrit et interprète Le Pressentiment de Jean-Pierre Darroussin, adaptation d’un roman d’Emmanuel Bove, où elle incarne une femme en proie à une angoisse sourde. Le film, salué par la critique, remporte le Prix Louis-Delluc du premier film. En 2008, elle joue le rôle d’une professeure d’histoire-géographie dans Stella, de Sylvie Verheyde, film autobiographique où elle apporte une présence à la fois tendre et ferme. En 2010, elle réalise avec Daniel Lainé le documentaire Le Plus Beau Métier du monde, portrait d’actrices confrontées aux difficultés d’un milieu cinématographique peu enclin à mettre en avant les femmes de plus de quarante ans. Elle y explore, avec sensibilité, les parcours de Sylvia Kristel, Mathilda May, Agnès Soral, Véronique Boulanger et Gabrielle Lazure. Les années suivantes, Valérie Stroh continue de choisir des rôles marquants : en 2020, elle joue notamment dans Le Bal des folles (Mélanie Thierry, VOD), qui met en lumière les expérimentations du professeur Charcot sur les patientes « hystériques » de la clinique de La Salpêtrière.  

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 449, novembre 1991
  • Périodique : Positif, n° 368, octobre 1991
  • Périodique : Première, n° 149, août 1989
  • Périodique : Première, n° 165, décembre 1990

Récompenses et nominations

  • 1989 - Meilleure interprétation féminine - Festival International du Film Francophone (Namur) - Baptême - Obtenu

Ressources média