Gérard Corbiau
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur, monteur... : 1960-2010
Nationalité : Belgique
Naissance : 19/09/1941 - Belgique - Etterbeek, Brabant
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Monteur, Auteur
Biographie
Formation :
Formé à la réalisation à l'Institut des arts de diffusion, Gérard Corbiau débute par le montage. Il fait carrière à la télévision pendant presque vingt ans, réalisant une série de documentaires et de grands reportages. Il contribue aussi à des films étrangers, surtout à caractère social.Carrière :
Gérard Corbiau, cinéaste belge passionné de dialogue entre image et partition, s’impose comme le chantre des émotions musicales sublimées à l’écran, du Maître de musique (1987) à Farinelli (1994), en passant par Le Roi danse (2000) nommé trois fois aux César.
Gérard Corbiau réalise son premier long métrage pour le cinéma en 1987 : Le maître de musique (qu'il coécrit) est un véritable succès et obtient le prix du jury au Festival de Rio en 1988. En janvier 1989, interviewé dans Séquences, il s'exprime ainsi : " La musique en tant que telle m'intéresse, mais peut-être moins que le rapport entre l'image et la musique [...] Il y a là un terrain extraordinaire et très fertile dans la recherche de nouvelles émotions. " Toujours par amour de la musique, il réalise en 1990 L'année de l'éveil, d'après le roman de Charles Juliet. Coécrit par Andrée Corbiau et Michel Fessler, le scénario se déroule en France et retrace l'aventure d'un enfant de troupe orphelin après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, en 1994, Gérard Corbiau réalise Farinelli, d'après l'histoire d'un castrat napolitain du XVIIIe siècle. En 2000, il signe Le Roi danse, évocation baroque de la jeunesse de Louis XIV à travers sa relation avec le compositeur Jean-Baptiste Lully et le dramaturge Molière. Le film, nominé trois fois aux César, remporte le Golden Frog de la meilleure image à Camerimage (2001). Après cette fresque musicale ambitieuse, son travail sur la voix trouve un écho dans Les Nuances de la voix (2013), court métrage expérimental explorant les liens entre timbre vocal et émotion. Poursuivant ses recherches musicologiques, il réalise l’année suivante le moyen métrage Abdel Rahman El Bacha : Un piano entre Orient et Occident, portrait intime du pianiste libano-belge. Pour célébrer le bicentenaire de la bataille de Waterloo, Gérard Corbiau explore un registre historique différent avec le court métrage Au cœur de la bataille (2015), documentaire-fiction en 4D mêlant reconstitutions et analyses stratégiques. Bien que moins prolifique après les années 2000, il maintient une exigence artistique constante, privilégiant les sujets où musique et image dialoguent, comme en témoignent ses collaborations avec l'IRCAM pour Farinelli ou ses recherches sur la spatialisation sonore.