James Gray
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur... : années 1990-2020
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 14/04/1969 - Etats-Unis - New York, New York
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Producteur, Producteur délégué, Annotateur
Biographie
Formation :
Petit-fils d'immigrés russes, il grandit dans le quartier new-yorkais du Queens. Dès 11 ans, il fréquente assidûment un cinéma Art et Essai de Manhattan, découvrant notamment les films de Martin Scorsese ou Stanley Kubrick. Apocalypse Now , de Francis Ford Coppola, est une révélation. Il réalise alors des courts métrages en Super 8. Il étudie à la University of Southern California et y réalise un film de fin d'études, Cow-Boys and Angels remarqué par Paul Webster, producteur.Carrière :
Figure incontournable du cinéma indépendant américain, James Gray s’impose par un style (faussement) classique où s’entrelacent tragédie intime, quête identitaire et réflexion sur les liens familiaux, racontés dans des fresques âpres comme Little Odessa, The Yards, La Nuit nous appartient, Two Lovers, The Immigrant, The Lost City of Z, Ad Astra ou Armageddon Time. Récompensé à Venise et régulièrement sélectionné à Cannes, il est reconnu pour ses récits habités par l’exil, la loyauté et la condition humaine.
Cinéaste cinéphile, auteur d'une œuvre naturaliste habitée par la place de l'individu dans le carcan de la famille et de la société, la tragédie grecque et la nécessité d'un cinéma exigeant, James Gray tourne son premier film à l'âge de 24 ans. Little Odessa, film noir tourné en 1994, se déroule dans le quartier de Brighton Beach à New York, quartier peuplé en partie d'immigrés russes et ukrainiens où un tueur à gages qui y a grandi avant d'être banni par son père, revient exécuter un contrat. Le film, dont le rôle principal est assuré par Tim Roth, obtient une belle reconnaissance européenne en recevant, la même année, le Lion d'argent à La Mostra de Venise. Basé sur un schéma narratif proche, tout aussi noir et violent, inspiré d'Elia Kazan et de Luchino Visconti The Yards, tourné en 1999 et interprété notamment par Marc Whalberg, Joaquin Phoenix (deux acteurs fidèles du réalisateur) et James Caan, est un drame qui se situe dans le quartier du Queens, où le personnage principal, de retour de prison, est tiraillé entre l'attachement à sa famille qui le protège et la découverte de la corruption qui la gangrène. L'œuvre, huée à Cannes et méprisée par les critiques américains, est aussi un échec commercial mais elle contribue, toujours en Europe, à installer la légende de James Gray. 7 ans plus tard, les deux acteurs principaux de The Yards se retrouvent au premier plan de La nuit nous appartient (2006), qui est lui un succès critique et commercial. Ce film, dont l'action se déroule dans les années 1980, est l'histoire de deux frères, l'un gérant d'une boîte de nuit, plutôt complaisant avec la Mafia et l'autre policier. Autre immense succès pour le réalisateur, le mélodrame sentimental Two Lovers, inspiré de la nouvelle de Dostoïevski Les Nuits blanches avec Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow et Vinessa Show. Après The Immigrant, avec Marion Cotillard, James Gray change de registre dans The Lost city of Z, film d'aventure historique racontant la quête d'un explorateur anglais pour découvrir une cité perdue d'Amazonie, au début du XXe siècle, inspiré de la vie réelle de Percy Fawcett, joué par Charlie Hunnam. Brad Pitt, au départ prévu pour incarner l'explorateur, est en 2017 l'interprète du film de science-fiction Ad Astra ("vers les étoiles") qui raconte l'odyssée d'un astronaute vers la Lune, puis Mars et Saturne, à la recherche de son père et de son identité. En 2022, il réalise Armageddon Time, une fresque intime et sociale ancrée dans le New York du début des années 1980, où se joue, à travers le parcours d’un jeune adolescent issu d’une famille juive d’immigrés, une réflexion sur le rêve américain, la transmission familiale et les fractures raciales. Porté par Anne Hathaway, Jeremy Strong et Anthony Hopkins, le film marque un retour aux sources autobiographiques du cinéaste, qui y retrouve l’intensité naturaliste et le trouble moral au cœur de ses précédents récits. Présenté en compétition au Festival de Cannes, Armageddon Time reçoit un accueil critique partagé mais confirme l’importance de Gray dans le paysage du cinéma d’auteur mondial.