Souleymane Cissé
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste... : années 1960-2010
Nationalité : Mali
Naissance : 21/04/1940 - Bamako, Soudan français, AOF
Décès : 19/02/2025 - Mali - Bamako
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Souleyimani Sisé
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Intervenant, Scénariste, Dialoguiste, Producteur, Auteur, Auteur secondaire
Biographie
Formation :
Après des études secondaires à Dakar, au Sénégal, Souleymane Cissé obtient une bourse d'études de l'URSS et étudie le cinéma au VGIK de Moscou. De retour à Bamako, il tourne des actualités et des documentaires pour le ministère de l'Information.Carrière :
Souleymane Cissé, figure majeure du cinéma d’auteur africain, a marqué l’histoire du 7ᵉ art par ses films mythico-politiques comme La Lumière (Prix du Jury à Cannes en 1987) et Le Vent, alliant récits initiatiques et critique sociale.
Souleymane Cissé tourne quelques courts-métrages, dont Cinq jours d'une vie (1972), primé au Festival de Carthage. En 1975, il réalise La jeune fille, premier film en bambara qui est interdit par le gouvernement malien. Car dès ce premier long métrage, Souleymane Cissé adopte un regard critique sur son continent. Le Travail (1978) traduit également les réflexions du cinéaste sur les traditions africaines confrontées aux mœurs occidentales. En outre, Souleymane Cissé est un conteur qui sait mettre une technique maîtrisée au service d'une grande sensibilité. Avec Finye (Le Vent, 1982), Yeelen (La Lumière, 1987) et Waati (Le Temps, 1994), une fresque panafricaine suivant le parcours initiatique d’une jeune femme à travers les conflits raciaux et politiques du continent. Souleymane Cissé trace une cosmogonie originale qui plonge le spectateur dans une réflexion sur le destin de l'homme, et plus particulièrement de l'Afrique, des faubourgs d'Abidjan aux ghettos d'Afrique du Sud. Premier cinéaste africain noir à réaliser un film sélectionné dans la compétition officielle à Cannes, il signe une œuvre d'une grande beauté plastique. En 2008, Min Yé (Dis-moi qui tu es) plonge dans les ambiguïtés d’un triangle amoureux bourgeois à Bamako, scrutant les contradictions d’une société tiraillée entre modernité et conservatisme. Son ultime long-métrage O Ka (2014), tourné dans la langue bambara comme ses œuvres majeures, recentre le récit sur l’intimité familiale à travers le regard d’un enfant, tout en maintenant une dimension symbolique héritée de Yeelen. Premier cinéaste africain noir primé à Cannes (Prix du Jury en 1987 pour La Lumière), Cissé consolide son statut de figure tutélaire du cinéma d’auteur africain, alternant projets personnels et soutien aux jeunes réalisateurs. Son corpus tardif, bien que moins prolifique, approfondit une esthétique hypnotique où le réalisme social s’allie aux récits mythiques, confirmant sa place de passeur entre les cultures orales et les enjeux contemporains.