Kiyoshi Kurosawa

Personnalité

Réalisateur, scénariste, interprète... : années 1970-2020

Nationalité :  Japon

Naissance :  19/07/1955 - Japon - Kôbe, Hyôgo, Kansai, Honshû

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Scripte, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Compositeur de la musique originale, Monteur, Ingénieur du son, Producteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Décorateur, Auteur, Préfacier, postfacier, Annotateur

Biographie

Formation :

Après des études en cinéma et en sociologie à L'Université de Rikkyo, Kiyoshi Kurosawa est assistant-réalisateur puis réalise de nombreux films en Super 8.

Carrière :

Kiyoshi Kurosawa s'impose comme un maître du cinéma japonais contemporain, mêlant avec une virtuosité rare thriller, fantastique et drame social pour explorer les complexités psychologiques et les mutations de la société nippone. Reconnu pour sa maîtrise technique et narrative, il allie atmosphères oppressantes et compositions travaillées pour créer des œuvres aussi rigoureuses qu'émouvantes.
Cinéaste prolifique, Kiyoshi Kurosawa réalise d'abord de nombreux films de Série B. En 1983 sort son premier long métrage, Kandagawa wars, puis un thriller fantastique en 1989, Sweet home. Mais il lui faut attendre Cure (1997), thriller poétique sur le trouble et la mémoire pour rencontrer le grand public. Le film, immense succès au Japon, séduit par son atmosphère glaciale, et lance le réalisateur sur la scène internationale. Dès lors, ses films ne cesseront de tourner dans les plus grands festivals, et Kurosawa devient le fer de lance de la nouvelle vague japonaise. Licence to live (1998), mélodrame aux accents doux-amers, puis Charisma (1998), film énigmatique, noir et contemplatif, assoient sa notoriété à Berlin et à Cannes. En 2000, Kaïro remporte un énorme succès. Kurosawa surfe sur la vague des films de fantômes mais, ce qu'il affectionne par-dessus-tout, en profite pour revisiter le genre avec brio. Plus contrasté, Jellyfish (2002) surprend le public et déroute le Festival de Cannes dont Kurosawa est devenu un habitué. Loft (2005) et Retribution (2006) renouent avec la veine du fantastique, sans toutefois atteindre les succès précédents. Cinéaste précis, Kiyoshi Kurosawa ne cesse de démontrer sa maîtrise technique. Son sens de la composition, le soin apporté aux cadres, à la photo, la sobriété et l'efficacité de ses plans lui valent une vraie reconnaissance. Au long de ses films, il ne cesse de triturer ses propres obsessions, et plus particulièrement le malaise de la jeunesse nippone et les soubresauts d'une société en mutation permanente. En 2008, Tokyo sonata apparaît comme son chef d'œuvre. Récompensée à Cannes, cette histoire sobre, allégorie du Japon à travers le portrait d'une cellule familiale, l'impose comme un réalisateur incontournable. Il signe en 2011 le diptyque Shokuzai (Shokuzai, celles qui voulaient oublier et Shokuzai, celles qui voulaient se souvenir), présenté comme une mini-série au Japon mais également distribué en salles à l'international. Suivent Real (2013), un film mêlant science-fiction et introspection psychologique, et Vers l’autre rive (2014), où il mêle réalisme et surnaturel pour évoquer la perte et le deuil, film qui lui vaut le prix de la meilleure réalisation dans la section Un Certain Regard à Cannes. En 2016, Kurosawa explore à nouveau le thriller avec Creepy, acclamé pour son atmosphère oppressante et son intrigue sophistiquée. L'année 2017 marque un retour remarqué à la science-fiction sociale avec Avant que nous disparaissions, qui questionne l'humanité et la société à travers une invasion extraterrestre métaphorique, un film également présenté à Cannes. En 2020, Kurosawa remporte le Lion d'argent du meilleur réalisateur au Festival de Venise pour Les Amants sacrifiés (2019), un thriller historique mêlant intrigue politique et drame familial sur fond de Seconde Guerre mondiale, salué pour son intensité narrative et sa rigueur esthétique. En 2024, il a présenté une trilogie audacieuse composée de Chime, La Voie du serpent et Cloud, films qui confirment son statut de figure essentielle du cinéma japonais contemporain, explorant toujours avec nuance les tourments intérieurs et les fractures sociétales.

Autres activités :

A la fin des années 80, il effectue un passage par les Pinku Eiga , films pornos japonais, pour la Nikkatsu. Il réalise de nombreux films pour le V.Cinéma japonais, travaille pour la télévision (notamment avec la série des Suit yourself or kill yourself ). Il enseigne depuis de nombreuses années à la Film School of Tokyo.

Filmographie

Courts métrages

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Producteur

Compositeur de la musique originale

Décorateur

Longs métrages

Compositeur de la musique originale

Ingénieur du son

Scripte

Dialoguiste

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Fantômes du cinéma japonais : les métamorphoses de Sadako / Stéphane Du Mesnildot. - Pertuis : Rouge profond, 2011
  • Ouvrage : Kiyoshi Kurosawa : mémoire de la disparition / Diane Arnaud. - Pertuis : Rouge profond, 2007
  • Ouvrage : Mon effroyable histoire du cinéma : entretiens avec Makoto Shinozaki / Kiyoshi Kurosawa ; traduit du japonais par Mayumi Matsuo et David Matarasso. - Pertuis : Rouge profond, 2008
  • Ouvrage : The Midnight Eye guide to new japanese cinema / Tom Mes and Jasper Sharp ; forw. by Hideo Nakata. - Berkeley : Stone Bridge, 2005
  • Périodique : American Cinematographer, vol. 85, n° 2, février 2004
  • Périodique : American Cinematographer, vol. 90, n° 3, mars 2009
  • Périodique : Asian Cult Cinema, n° 26, janvier 2000
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 540, novembre 1999
  • Périodique : Cinéastes, n° 3, mai-juilelt 2001
  • Périodique : Cinema Scope, n° 17, décembre 2003
  • Périodique : Cinemaya, n° 47/48, mai 2000
  • Périodique : Film Comment, vol. 37, n° 5, septembre 2001
  • Périodique : Screen International, n° 1592, avril 2007
  • Périodique : Vertigo, hors série, novembre 2002
  • Périodique : Vertigo, vol. 3, n° 4, janvier 2007
  • Site Internet : Fiche du Ciné-Club de Caen
  • Site Internet : Page sur le site CinéAsie

Récompenses et nominations

  • 2006 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Festival international du Film de Catalogne (Sitges) - Obtenu