Saturnin Fabre

Personnalité

Interprète : années 1910-1950

Nationalité :  France

Naissance :  04/04/1884 - Sens, Yonne, France

Décès :  24/10/1961 - Montgeron, Seine-et-Oise, France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Charles Joseph Hubert Saturnin Fabre

Fonctions : Acteur, Auteur, Annotateur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Saturnin Fabre entre au Conservatoire d'art dramatique de Paris dans la classe de Paul Mounet et décroche un premier prix. A sa sortie, il est immédiatement engagé par les théâtres parisiens, tourne aussi bien dans des pièces du répertoire classique que dans des comédies de boulevard ou même des opérettes. Il est en tournée en Amérique du Sud lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale.

Carrière :

Saturnin Fabre peuple la galerie de portraits des seconds rôles qui ont efficacement servi le cinéma français des années 1930 et 1940 qui refuse, contrairement à Hollywood, de bâtir exclusivement ses films sur les quelques stars du moment. Souvent ignorés, ces acteurs de second plan, s'appuyant sur de vrais textes, ne rechignent pas devant les rôles apparemment les plus ingrats, cisèlent et façonnent des figures qui sont l'essence des grands films de l'époque. C'est le cas de Saturnin Fabre, à qui le Festival de Cannes rend un hommage tardif - et posthume - en 1962. Les premiers pas de Saturnin Fabre à l'écran sont très modestes. Il n'apparaît qu'à six reprises sur les écrans du cinéma muet, préférant se consacrer à la scène. C'est avec le parlant qu'il trouve matière à exprimer son talent. Il tourne une première fois avec Robert Florey (La route est belle , 1929) puis ne quitte plus les écrans jusqu'en 1954, année où il tourne son dernier film, Escalier de service . Fidèle à ses attributions de comédien de théâtre, Saturnin Fabre met son faciès impassible au service d'un comique pince-sans-rire qui lui donne la plupart du temps des rôles d'excentrique. On se souvient de son interprétation d'Adhemar Colombinet de la Jonchère, dans Ils étaient neuf célibataires (1939) de Sacha Guitry, où cet aristocrate mondain et fêlé se retrouve dans l'obligation d'épouser la tenancière d'un bordel pour la doter du crédit de respectabilité. Caractérisé par une diction qui relève de la logorrhée, par une voix tantôt caverneuse, tantôt aiguë et par un regard très expressif, le jeu de Fabre trouve sa plénitude dans l'interprétation de personnages au caractère très marqué, le plus souvent par la folie (Messieurs les ronds-de-cuir , 1936, d'Yves Mirande), parfois par les traits de la fourberie (Pépé le Moko , 1936, de Julien Duvivier). La contribution de cet acteur délirant à plus de cent films permet à de nombreux navets de ne pas sombrer totalement dans l'oubli (Sept hommes, une Femme , 1936, d'Yves Mirande ; Un ami viendra ce soir , 1945, de Raymond Bernard).

Autres activités :

Au théâtre, où il fait une carrière couronnée de succès jusqu'en 1939, Saturnin Fabre partage souvent la vedette avec un autre grand second rôle du cinéma français, Jules Berry. Parmi ses plus grands succès, on peut citer Les petites cardinales , La vie est belle , Amours, délices et orgues . Il est l'auteur de plusieurs chansons et saynètes qu'il interprète sur scène au début de sa carrière. Il rend compte de ses multiples talents dans une autobiographie savoureuse, Douche écossaise , qu'il signe de l'anagramme Ninrutas Erbaf.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Douche écossaise [Biographie] / S. Fabre ; textes et dessins originaux de l'auteur, Paris : Ramsay, 1987, collection : Ramsay poche cinéma ; 38 . - 289 p.
  • Périodique : Avant-Scène du Cinéma (L'), n° 236, novembre 1979
  • Périodique : Cahiers de la Cinémathèque (Les), n° 23-24, novembre-décembre 1977
  • Périodique : Image et Son, n° 305, avril 1976
  • Vidéo : Petites histoires du cinéma : Saturnin Fabre (2000) - François Chayé, 46 mn ; coul. ; version originale non sous-titrée