Florelle

Personnalité

Chanteuse, interprète : années 1910-1950

Nationalité :  France

Naissance :  09/08/1898 - France - Les Sables-d'Olonne, Vendée

Décès :  28/09/1974 - France - La Roche-sur-Yon, Vendée

Identité

Genre : femme

Pseudonyme(s) :

  • Mademoiselle Rousseau

État civil :

  • Odette Élisa Joséphine Marguerite Rousseau

Fonctions : Acteur

Biographie

Formation :

Fille d'une caissière de café-concert, Florelle grandit dans l'atmosphère folle de Montmartre. Enfant, elle apparaît dans une courte scène précédant l'entrée de Raimu dans Le Marseillais et la parigote . Son don pour le chant l'amène plus tard à se produire d'abord à Montmartre, puis en Europe centrale. Vedette de revue, elle devient l'une des reines de Paris et fait le tour du monde.

Carrière :

Avec sa frimousse blonde et piquante, avec sa voix de music-hall aux merveilleuses sonorités faubouriennes, Florelle a l'énergie de son innocence. Mais face aux vamps du cinéma muet, elle n'est que la Parigote qui n'a guère de chance de percer. Son jour de gloire arrive pourtant. En 1923, elle tourne avec Maurice Chevalier deux comiques d'Henri Diamant-Berger, Jim Bougue boxeur et L'Affaire de la rue de Lourcine . Puis partie rejoindre Henri Garat à Berlin, elle rencontre Georg Wilhelm Pabst qui l'engage après un bout d'essai pour L'Opéra de quat'sous (1930) à la place de Madeleine Renaud d'abord pressentie pour le rôle. Et pour cause : non seulement Florelle chante à ravir les airs de Kurt Weil, mais elle illumine d'une incroyable présence un opéra. L'actrice devient une vedette. Encore dans un film de Pabst, L'Atlandide (1932), elle exécute un inoubliable cancan. Vive, fraîche et insouciante, elle participe à une collection de films à l'image de sa bonne humeur (Ma tante d'Honfleur , 1931, d'Henri Diamant-Berger ; Mariage à responsabilité limitée , 1933, de Jean de Limur) et à des comédies musicales sorties tout droit de l'univers d'Albert Willemetz (Gagne ta vie , 1931, de Berthomieu ; Les Surprises du sleeping , 1933, de Karel Anton). Mais Florelle possède également une grande intensité dramatique. Petite femme de rien, vouée au sacrifice (Autour d'une enquête , 1931, d'Henri Chomette et Robert Siodmak), elle s'enlaidit pour devenir Fantine, prise au piège de ses erreurs dans Les Misérables (1933) de Raymond Bernard, une des meilleures adaptations de l'oeuvre de Victor Hugo. Enfin, elle incarne Valentine, la petite blanchisseuse qui, animée du courage de l'amour, sauve la vie de son homme (Le Crime de M. Lange , 1935, de Jean Renoir) et s'enfuit à sa suite. Amants et voleurs (1935) de Raymond Bernard la retrouve au côté d'Arletty en femme pétillante, tapageuse et ingénue, très proche de La Dame de chez Maxim's (1931) d'Alexandre Korda. Mais Florelle, à force d'être sollicitée, gâche son talent dans un tourbillon de rôles insipides. Sixième étage (1939) de Maurice Cloche achevé, elle connaît progressivement la disgrâce auprès des studios. Après un Maigret de Richard Pottier (Les Caves du Majestic , 1944), elle part pour l'Afrique du Nord. A la suite d'une brève éclipse, elle revient à l'écran, mais désormais pour des apparitions éphémères qui la relèguent à l'arrière-plan (Oasis , 1954, d'Yves Allégret). Gervaise (1955) de René Clément, son dernier film avant une retraite définitive, témoigne pourtant de son talent demeuré intact.

Autres activités :

Oubliée par le cinéma vers 1940, Florelle tient un bar à Montmartre. Elle se distingue au théâtre, fait des tours de chant dans des cabarets, notamment à La Pie qui chante , et double régulièrement Mistinguett au Casino de Paris , passe dans des music-halls comme Le Moulin-Rouge ou L'Empire.

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Florelle : [Musée de l'Abbaye Sainte-Croix] : du 11 avril au 6 juin 1987 [Biographie], Olonne sur Mer : [Impr. Sitol-Guibert], 1987 . .
  • Périodique : Cinéma, n° 192, novembre 1974
  • Périodique : Ecran, n° 31, décembre 1974
  • Périodique : Technicien du Film (Le), n° 219, 15 octobre 1974