Merle Oberon

Interprète, productrice... : années 1920-1970

Nationalité :  Inde

Naissance :  19/02/1911 - Inde - Bombay, Maharashtra, Inde britannique

Décès :  23/11/1979 - Etats-Unis - Malibu, Californie

Personnalité

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Estelle Merle O'Brien Thompson
  • Estelle Merle O'Brien Thompson

Fonctions : Acteur, Producteur, Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Dans les années 1920, Merle Oberon étudie l'art dramatique à Calcutta. Elle s'inscrit ensuite dans une école de danse, à Londres, puis devient hôtesse-danseuse à l'Hammersmith Palais de Danse et au Café de Paris à Londres.

Carrière :

Merle Oberon débute sa carrière comme figurante dans de petits films britanniques, occupant d’abord des rôles secondaires qui lui permettent d’acquérir une expérience du plateau et de se familiariser avec les exigences du jeu cinématographique. Sa présence à l’écran et son charisme attirent rapidement l’attention du producteur et réalisateur Alexander Korda, figure majeure du cinéma britannique de l’entre-deux-guerres. Séduit par son potentiel, Korda lui confie un rôle dans Wedding Rehearsal (Alexander Korda, 1932), film décisif dans la trajectoire de l’actrice, puisqu’il lui permet de signer un contrat de sept ans, pratique courante au sein du système des studios.

Parmi les nombreux films tournés sous l’égide de Korda, La Vie privée d’Henry VIII (id., 1933) connaît un succès retentissant, tant en Grande-Bretagne qu’à l’international. Merle Oberon y interprète Anne Boleyn, figure historique tragique, et son incarnation contribue largement à l’aura dramatique du film. Ce rôle marque une étape essentielle dans sa carrière: il la fait accéder au rang de vedette reconnue et confirme sa capacité à porter des personnages complexes et fortement chargés symboliquement.

Profitant de cette notoriété accrue, Merle Oberon s’installe à Hollywood, où elle entame une nouvelle phase de sa carrière. Elle y devient l’héroïne de mélodrames prestigieux et incarne des figures féminines souvent tourmentées ou romantiques. Elle tient notamment le rôle principal dans L’Ange des ténèbres (Sydney J. Franklin, 1935), où son jeu sensible et expressif s’inscrit pleinement dans la tradition du mélodrame hollywoodien. Les propositions affluent: elle est fréquemment distribuée dans des rôles de jeune première mondaine, élégante et passionnée.

L’un de ses rôles majeur reste celui de Catherine Earnshaw dans Les Hauts de Hurlevent (William Wyler, 1938), adaptation du roman d’Emily Brontë, où elle donne la réplique à Laurence Olivier. Ce film, devenu un classique incontournable du cinéma américain, assoit définitivement sa renommée et demeure aujourd’hui l’une de ses interprétations les plus étudiées. Pourtant, malgré le prestige de ces productions et de ses partenaires, aucun film ne parvient véritablement à la consacrer durablement comme une star incontestée avant La Chanson du souvenir (Charles Vidor, 1944), dans lequel elle incarne George Sand, rôle ambitieux qui aurait pu marquer un tournant définitif dans sa carrière.

Après la Seconde Guerre mondiale, la trajectoire de Merle Oberon connaît un certain essoufflement. Après avoir tourné deux films en France puis un en Espagne, elle peine à retrouver des rôles à la mesure de son talent et de son statut passé. Il faut attendre 1954 pour qu’elle retrouve un personnage d’envergure dans Désirée (Henry Koster), production historique où elle joue aux côtés de Marlon Brando, alors au début de sa propre légende hollywoodienne. Ce retour reste toutefois ponctuel.

Les années 1950 s’avèrent globalement peu favorables à l’actrice: elle apparaît principalement dans des rôles secondaires et accepte quelques participations à des séries télévisées, médium alors encore considéré comme inférieur au cinéma. Elle effectue un ultime retour sur grand écran en 1963 avec Of Love and Desire (Richard Rush), avant de mettre un terme définitif à sa carrière d’actrice en 1973, après Interval (Daniel Mann).

La carrière de Merle Oberon, marquée par des succès notables mais aussi par des périodes de marginalisation, illustre les aléas du star-system hollywoodien et la difficulté, pour certaines actrices, de maintenir une position centrale face aux mutations esthétiques, industrielles et culturelles du cinéma du milieu du XX siècle.

 

Autres activités :

Merle Oberon apparaît dans des séries télévisées comme The Best of Broadway (1954) ou Assignment Foreign Legion . Elle est la productrice d'Interval (Daniel Mann, 1973).

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Merle, a biography of Merle Oberon / Charles Higham and Roy Moseley. - Sevenoaks, Kent : New English Library, 1983.
  • Ouvrage : Princess Merle : the romantic life of Merle Oberon / Charles Higham, Roy Moseley. - New York : Coward-McCann, 1983.
  • Périodique : Cinema Papers, n° 25, février-mars 1980.
  • Périodique : Film Dope, n° 48, juillet 1992.
  • Périodique : Films in Review, vol. 33 n° 2, février 1982.
  • Périodique : Films in Review, vol. 33 n° 4, avril 1982.
  • Périodique : Films in Review, vol. 33 n° 6, juin-juillet 1982.
  • Périodique : Films of the Golden Age, n° 34, 2003.
  • Périodique : Interview, n° 34, juillet 1973.
  • Site Internet : M. Oberon (bio, filmo, articles, multimédia, photos, liens...)
  • Site Internet : Merle Oberon (bio, films, photos, forum, liens...)

Liens familiaux

Marié(e) à :

Ressources média