Corinne Luchaire
Personnalité
Interprète : années 1930-1940
Nationalité : France
Naissance : 11/02/1921 - France - Paris, Seine
Décès : 22/01/1950 - France - Paris, Seine
Identité
Genre : femme
État civil :
- Rosita Christiane Yvette Luchaire
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Corinne Luchaire abandonne l'école dès la troisième pour suivre les cours d'art dramatique de Raymond Rouleau. Son grand-père écrit spécialement pour elle la pièce de théâtre Altitude 3 200 . Subjugué par son talent, Léonide Moguy lui offre le rôle de la jeune détenue en révolte de Prison sans barreaux (1938).Carrière :
Corinne Luchaire se signale par la modernité de son jeu, fait de désinvolture et d'énergie. Sa carrière est brillante mais courte : quelques années seulement suffisent à citer ses meilleurs rôles. Elle apparaît d'abord en second plan dans Les beaux jours (1935) de Marc Allégret puis dans Le chanteur de minuit (1937) de Léo Joannon, réalisé en hommage au chanteur Jean Lumière. Actrice fétiche de Léonide Moguy, elle tourne son plus grand succès dans le registre mélodramatique : Conflit (1937 ) avec Annie Ducaux, un film sur deux soeurs qu'un problème de maternité déchire. Elle enchaîne pour le même réalisateur Le déserteur (1939) où, sobre et secrète, elle exprime à merveille la douleur de la séparation. Garce dans Le dernier tournant (1939 ) de Pierre Chenal, elle resplendit de joie de vivre dans Cavalcade d'amour (1939 ) de Raymond Bernard. En 1940, elle tourne son dernier film, Abbandono (L'intruse ), sous la direction de Mario Mattoli, en Italie.Autres activités :
Après la Libération, elle suit sa famille en fuite jusqu’à Sigmaringen, est arrêtée en Italie en 1945, incarcérée à Fresnes, puis condamnée en 1946, Corinne Luchaire est privée de ses droits civiques pendant dix ans et incarcérée à Nice en 1948. , tandis que son père est fusillé. Marquée par la maladie, la disgrâce et la pauvreté, elle publie en 1949 un récit autobiographique, Ma drôle de vie, témoignage poignant d’un itinéraire brisé par l’Histoire, avant de s’éteindre à vingt‑huit ans seulement, laissant l’image d’une étoile précoce et tragique du cinéma français de l’entre‑deux‑guerres