Carrière :
Pendant toute sa carrière, Louis Jourdan joue les jeunes premiers. Deux films le révèlent au grand public : La comédie du bonheur
(1940) de Marcel L'Herbier, puis Premier rendez-vous
(1941) d'Henri Decoin, avec Danielle Darrieux. Immédiatement, il enchaîne les tournages : en 1941, c'est L'arlésienne
, de Marc Allégret, qui lui offre son premier rôle dramatique ; en 1942, c'est Félicie Nanteuil
du même réalisateur, puis La vie de bohême
de Marcel L'Herbier ; l'année suivante, il retrouve Marc Allégret pour Les petites du quai aux fleurs
. Mais quand la Gestapo arrête son père, Jourdan quitte les écrans pour s'engager dans la Résistance. A la Libération, David O. Selznick le contacte ; c'est désormais une carrière à Hollywood qui s'ouvre à lui. Dans Le procès Paradine
(1947) d'Alfred Hitchcock, Jourdan évolue au côté de Charles Laughton, de Gregory Peck et d'Alida Valli. Max Ophüls l'emploie dans Lettre d'une inconnue
(1948). L'acteur présente toutes les qualités du french lover
: séduction ténébreuse, élégance et bon goût. Qualifié de " second Charles Boyer ", Louis Jourdan tourne quelques films marquants : L'oiseau de paradis
(1951) de Delmer Daves, La flibustière des Antilles
(id.
) de Jacques Tourneur, Sacré printemps
(1952) de Richard Fleischer. Il revient quelquefois en Europe où il tourne dans Rue de l'estrapade
(1952) de Jacques Becker, dans La mariée est trop belle
(1956) de Pierre Gaspard-Huit, dans Gigi
(1958) de Vincente Minnelli. Ce dernier film lui apporte une renommée internationale. La critique américaine le salue alors comme un comédien à part entière. Il s'illustre aussi bien dans La fontaine des amours
(1954) de Jean Negulesco ou dans Can-can
(1959) de Walter Lang. Après Le comte de Monte-Cristo
(1961) de Claude Autant-Lara, Louis Jourdan traverse l'atmosphère étrange de Léviathan
(1962) de L. Keigel, film inspiré de l'oeuvre de Julien Green. Il prête sa froideur à un méchant d'Octopussy
(1982), un James Bond de John Glenn. Puis Louis Jourdan se consacre à la télévision et au théâtre. En 1992 cependant, il apparaît dans Year of the comet
de Peter Yates.