Claude Bernard-Aubert
Personnalité
Nationalité : France
Naissance : 26/05/1930 - Durtal, Maine-et-Loire, France
Décès : 25/06/2018 - Le Mans, France
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Burt Tranbaree
- Burd Tranbaree
- Burt Tranbaree
- Claude Aubert
- Claude Orgel
État civil :
- Claude Ogrel
- Claude Marcel Ambroise Auguste Ogrel
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Producteur, Producteur délégué, Auteur
Biographie
Carrière :
Réalisateur inclassable, Claude Bernard-Aubert a construit une œuvre marquée par son expérience de reporter de guerre en Indochine, privilégiant un cinéma réaliste et engagé avant d'emprunter des voies plus commerciales. Son parcours singulier, du film de guerre au cinéma pornographique sous pseudonyme, en fait une figure atypique du cinéma français.
Claude Bernard-Aubert débute comme reporter de guerre en Indochine entre 1949 et 1954. Rentré en France, il hésite entre l'écriture et la réalisation. Finalement, il opte pour la mise en scène. Après avoir trouvé un producteur, il réalise son premier long métrage en 1957 Patrouille de choc avec des techniciens et des militaires dans lequel il dépeint la cruauté de la guerre avec un tel réalisme que la censure s'en mêle. Dans ses deux films suivants, le réalisateur dénonce le racisme. Tout d'abord dans Les tripes au soleil (1958), film qui rencontre alors un certain succès. Puis, en 1959, dans Les lâches vivent d'espoir, film qui traite d'une histoire d'amour entre une jeune française et un étudiant noir. En 1961, Claude Bernard-Aubert tourne une comédie A fleur de peau mais rapidement, certainement marqué par ses années en Indochine, il revient au thème de la guerre avec Les moutons de Praxos dans lequel un village grec combat l'envahisseur (1962) puis en 1966 dans Le facteur s'en va t'en guerre avec Charles Aznavour. En 1973, il met en scène Jean Gabin dans le rôle de Gaston Dominici dans L'affaire Dominici, adaptation d'un fait divers. Durant les années soixante-dix, Claude Bernard-Aubert travaille essentiellement pour le cinéma pornographique sous le pseudo de Burd Tranbaree. Il renoue avec les films de guerre en 1980 avec Charlie Bravo et réalise en 1988 Adieu, je t'aime.