Nelson Pereira dos Santos
Personnalité
Réalisateur, scénariste, producteur...: années 1940-2010
Nationalité : Brésil
Naissance : 22/10/1928 - Brésil - São Paulo, São Paulo
Décès : 21/04/2018 - Brésil - Rio de Janeiro, Rio de Janeiro
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Producteur, Monteur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Préfacier, postfacier
Biographie
Formation :
Après des études de droit à l'université de São Paulo, Nelson Dos Santos Pereira débute sa carrière à l'âge de vingt ans en réalisant deux courts métrages militants. Il devient assistant metteur en scène, puis s'essaie à la critique cinématographique.Carrière :
Véritable précurseur du Cinema Novo , Nelson Pereira Dos Santos résume trente ans de cinéma brésilien malgré une oeuvre peu abondante. Ses premiers longs métrages, Rio 40 Graus (1955), un temps interdit par la censure, et Rio zona norte (1957), introduisent au Brésil les leçons du néoréalisme italien et le débat sur un réalisme critique. Nelson Dos Santos Pereira incarne dès lors le renouvellement du cinéma brésilien avec des films populaires s'appuyant sur des bases réalistes. Si Mandacaru vermehlo (1961) et Boca de ouro (1963) sont d'une facture plus classique, le réalisateur assure le triomphe du Cinema Novo, avec Vidas secas (1963), l'histoire d'une famille de paysans obligée de quitter ses terres à cause de la sécheresse, et apporte son soutien aux nouvelles générations. En parallèle de la contestation politique se développe un cinéma brésilien expérimental. Nelson Dos Santos Pereira adhère successivement à l'underground, au tropicalisme, à l'allégorie et à la politique-fiction. Il réalise ainsi : Soif d'amour (1968), L'Aliéniste (1971), Qu'il était bon, mon petit Français (1972), Quem é béta ? (1973). Après avoir exploré l'éclatement du langage filmique, il se tourne vers le néoclassicisme en y introduisant une dimension populaire : les croyances africaines sont abordées dans O amuleto de Ogum (1974) et Tenda dos milagres (1977); Estrada da vida (1981) explore le développement de la caipira (la musique rurale) dans la ville de São Paulo. Il adapte, par la suite, plusieurs livres : Mémoires de prison (1984), d'après le récit autobiographique de Gracialiano Ramos, Bahia de tous les saints (1986), d'après le romancier Jorge Amado, et La Troisième Rive du fleuve (1993), d'après Guimaraes Rosa.Autres activités :
Nelson Dos Santos Pereira produit Le Grand moment (1958). Il monte Barravento (1962) pour Glauber Rocha, Pedreira de São Diego (1962) et Maioria absoluta (1964), pour Leon Hirszman. Le réalisateur a aussi contribué à introduire le cinéma dans les universités de Brasília et de Niteroi. Il a publié plusieurs ouvrages sur le cinéma brésilien.Filmographie
Courts métrages
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Liens familiaux
Marié(e) à :
- Ana Maria Magalhães - de 1970 à 1973