En 1940, Léon Trotsky vit à Mexico une existence d'exilé politique. Comme sa voix se fait encore entendre pour dénoncer les erreurs commises en URSS par Staline, Trotsky compte un certain nombre d'ennemis qui voient en lui un traître contre-révolutionnaire. Aussi vit-il retranché dans une villa-place forte, protégé par des gardes volontaires, et entouré de l'affection de sa femme Natacha. Après que la police secrète soviétique a tenté une expédition qui se solde par un échec, le chef du groupe chargé du meurtre se tourne vers Frank Jackson qui va agir seul. Celui-ci est déjà devenu l'amant de Gita, une familière de l'entourage de Trotsky. Avec patience et habileté, Jackson gagne la confiance du petit-fils de Trotsky, puis celle des gardes, et enfin celle du vieux révolutionnaire lui-même. Après avoir été torturé des jours et des jours par sa conscience, Jackson se décide à accomplir le meurtre. Pendant que le leader marxiste lit un article qu'il lui a apporté, Jackson le frappe d'un coup de piolet. En sang, Trotsky trouve la force de se défendre. Jackson est arrêté. Tandis que Trotsky meurt à l'hôpital, Jackson peut se dire que sa misérable vie a trouvé son sens dans cette simple phrase : "J'ai tué Trotsky".