La Femme d'à côté

Film

François Truffaut

Année de production :  1981

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1981

Date de sortie en France :

  • 30/09/1981

Description

Résumé

Bernard et Arlette forment un couple heureux. Thomas, qui a six ans, et le petit qui va naître, tout est merveilleux. Un jour dans la maison d'à côté s'installe les Bauchard. Philippe et Mathilde, que Bernard reconnaît aussitôt. Il a encore dans le coeur les orages de la passion vécue il y a sept ans. Mais maintenant, il se refuse à être troublé. Et tous les prétextes sont bons pour éviter celle qui a vibré en l'apercevant. C'est Odile Jouve qui reçoit les confidences de Bernard, en pensant à son aventure à elle, qui s'est si mal terminée... Mathilde apparemment voudrait voir Bernard en ami. Mais c'est finalement dans une chambre d'hôtel qu'ils se retrouvent. Et leur passion se ravive, exigeante, contrariée parce qu'ils ne sont pas toujours ensemble dans le même enthousiasme. Avec des jalousies, des mensonges. Au cours d'une réception chez les Bauchard, une scène éclate. Philippe et Arlette apprennent tout. Philippe et Mathilde partent en voyage comme prévu. A leur retour, celle-ci entre en dépression. Bernard va la voir à l'hôpital. Philippe le lui demande même. Puis les Bauchard déménagent... Une nuit, Mathilde et Bernard se rejoignent. Leurs corps ne seront découverts qu'au matin...

Genre : Fiction

Date de tournage :

  • 01/04/1981 - 15/05/1981

Générique

Réalisation :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 106

Couleur/NB : Couleur

Dans la presse

Citations

L’Aurore
« Comment ne pas se laisser emporter par le rythme du récit, cette sorte d’angoisse tendre qui corrode la paix des cœurs. Truffaut est maitre dans l’art de mettre en place des "riens" imperceptibles qui "déplacent" tout. Dans cette affaire, Fanny Ardant représente la femme en soi. Truffaut l’a voulue froide, déterminée et monolithique ; fragile sans doute au fond et "venue d’ailleurs", comme Mélisande. Je n’aime pas beaucoup sa voix et cette sécheresse volontaire que démentent les actes, mais il le fallait probablement pour la logique particulière du scénario. »
Claude Baignères, 30/09/1981

Le Canard enchainé
« Film signé François Truffaut. Autrement dit, œuvre méticuleuse. Ecriture, décors, travellings, tout est poli et appliqué. Mais il arrive que la minutie, trop insistante, marque le jeu des acteurs. Lisse les sentiments et les sensations. Edulcore les personnages. Hormis ça, le spectacle passe comme une lettre à la poste. Une lettre pour le courrier du cœur. »
Jean-Paul Grousset, 07/10/1981

La Croix
« A franchement écrire, je ne sais pas trop par quel bout le prendre, ce film, dont j’ai noté, au fil des images, la parfaite maitrise technique mais qui m’a laissé, pourquoi le dissimuler, tout à fait indifférent. (…)
Cela dit, Truffaut est un grand cinéaste, car, pour reprendre un mot bien connu de Guitry, il ne rate pas tous ses films, à beaucoup près. »
Jean Rochereau, 01/10/1981

Les Echos
« Curieux film où le réalisateur de Jules et Jim, mais aussi d’Adèle H., semble aborder avec une sorte de timidité l’univers de la passion et de la folie, que, pourtant, il ne cesse, si l’on y réfléchit un peu, d’explorer, à sa manière.
Curieux semi-échec que l’on est triste d’avoir à souligner, tant, dans le cœur des cinéphiles, Truffaut occupe une place à part. Mais ce n’est pas très grave, cette légère déception. La Femme d’à côté reste un film original où le regard du cinéaste séduit souvent. Et puis, après Le Dernier métro, il fallait bien que Truffaut l’encensé reprenne un peu son souffle… »
Annie Coppermann, 30/09/1981

L’Express
« Il faut du courage pour déboulonner soi-même les statues que nous érigent le succès, la notoriété, la maturité. François Truffaut a ce courage-là. En présentant après Le Dernier métro, splendide objet manufacturé, estampillé "qualité France", La Femme d’à côté, un film bancal comme une de ses héroïnes.
Un film qui, peut-être, ne plaira pas parce qu’il finit mal, parce qu’il prend gaiement les choses graves et tragiquement cette chose légère que devrait être l’adultère. »
Danièle Heymann, 02/10/1981

Le Figaro magazine
« Ce genre de canevas est ce qu’en font leurs auteurs : au choix, des ouvrages dont l’ampleur stupéfie, ou de détestables mélos. Leur tort est de ressembler trop fidèlement à la vie. C’est un péché que la littérature pardonne rarement… Par bonheur, le plus fin de nos cinéastes, François Truffaut, connait l’art d’éviter aussi bien les pièges de l’excessive sensibilité du cœur que ceux de la sécheresse d’esprit. Regardez-le. C’est beau à voir, un créateur qui, procédant par touches imperceptibles, ne fait qu’effleurer son intrigue, comme s’il avait peur de se brûler à ce contact, mais tellement proche du thème qu’il traite qu’il semble devenir à son tour un des personnages du drame…
Dans son petit orchestre personnel, même les cymbales et la grosse caisse sont des modèles de discrétion. Et c’est ce besoin de comprendre, associé au désir d’être compris, qui donne à son talent sa force délicate et fait sa singularité. »
François Chalais, 03/10/1981

France-soir
« François Truffaut n’est pas le cinéaste des amours heureuses. Pour lui, la passion exclut le bonheur quotidien et les grands sentiments ne se manifestent vraiment que dans l’adversité. C’est une façon romantique d’aborder la vie et l’art qui ne manque pas de séduction. Et la juste renommée de François Truffaut vient de la sincérité et de l’émotion avec lesquelles il évoque ces moments où toute logique est abandonnée au profil d’impulsions plus fortes que la raison.
Mais La Femme d’à côté, peut-être parce qu’il s’agit cette fois d’un couple à la fois passionné et désaccordé dont les élans ne coïncident qu’exceptionnellement.
Quand la passion est réciproque et de même intensité, c’est l’amour fou dans son unique beauté. Quand l’un aime et que l’autre ne veut plus aimer, c’est le drame et cela peut devenir la tragédie. »
Robert Chazal, 30/09/1981

L’Humanité-dimanche
« On a le sentiment que pour donner cette nouvelle variation de sa vision pessimiste de l’amour, Truffaut a cherché à créer l’amalgame entre deux extrêmes, qu’incarnent réciproquement La Chambre verte sur le versant de la folie et La Peau douce sur celui de la tragédie souterraine. L’osmose serait-elle irréalisable ? Quoi qu’il en soit, La Femme d’à côté s’avère ballottée entre deux styles en quête d’une improbable cohérence.
Résultat : l’excitation du départ se dilue peu à peu et l’intérêt conservé tient plus au projet de film soupçonné qu’à ce qu’il devient vraiment. »
Gérard Vaugeois, 02/10/1981

L’Humanité
« François Truffaut marie dans ce film des préoccupations mode (par exemple une pointe de critique vis-à-vis de la psychiatrie asilaire) avec un courage à contre-courant (par exemple sur la dose de vérité que contiennent les chansons à succès ou à propos d’une certaine résistance du cinéma français à l’anglais).
"L’imagination est plus riche que la vie" fait dire à un moment F. Truffaut à l’un de ses personnages. L’écriture filmique du réalisateur, elle, est encore plus riche que les innombrables artifices cinématographiques qu’il manie avec maitrise pour le plus grand plaisir de son public. »
Arnaud Spire, 30/09/1981

Libération
« J’aime la façon dont les deux amants traversent le film, les autres, et les lieux comme un paysage. Désertique et familier. Pourtant, Truffaut ne filme plus de paysages, mais uniquement des corps et des objets. Quand Depardieu, ayant perdu la tête, poursuit et frappe la femme qu’il aime devant les autres consternés, au milieu d’eux, comme s’ils n’existaient plus. Quand les deux scénarios coexistent, quand on hésite entre le gag et le scandale. Un paysage que Truffaut est capable de brosser de plus en plus vite, avec une grande virtuosité. Car, par un paradoxe qui n’appartient qu’à lui, son art du compromis le précipite vers un cinéma risqué, sans filet.
Dans La Femme d’à côté, l’art de la mise en scène est devenu assez ample et assez libre pour loger dans le même souffle Hyde et Jekyll. »
Serge Daney, 30/09/1981

Le Matin
Dans La Femme d’à côté, le cinéma nous redonne enfin l’occasion de voir comment la passion fausse le mécanisme des jours, comment son esclave est la seule liberté à laquelle nous puissions prétendre, comment une sorte de fraternité silencieuse s’établit entre les êtres qui en ont été touchés et qui se reconnaissent à des signes invisibles (comment expliquer autrement le personnage de cette femme qui a voulu se suicider par amour et qui finit sa vie comme la Simone Simon du Plaisir, mais solitaire et sereine, comment expliquer autrement la présence de cet éditeur qui a choisi de partager la vie d’un homme et qui sert si peu à l’agencement dramatique du film ?).
Ajoutons que ces choses ne vont pas sans un érotisme infiniment plus troublant que celui auquel le cinéma récent nous a accoutumés. »
Michel Pérez, 30/09/1981

Minute
« Avec ce film, qui est son vingtième, Truffaut nous démontre avec brio que les passions dévastatrices ne sont pas les seules à faire des victimes. Les histoires insignifiantes aussi… »
Richard de Lesparda, 07/10/1981

Le Monde
« Porté par une écriture extrêmement fluide (avec quelques plans-séquence admirables), le film avance vers quelque chose d’inéluctable, sur ces états passionnels alternatifs, un jeu de bascule émotionnel dont, seule, Mme Jouve, observant tout avec une étrange sérénité, saurait dire qui le mène exactement. Car c’est elle, au fond, qui détient le secret des actes insensés auxquels l’ardeur d’un amour exclusif peut conduire certaines femmes. »
Jacques Siclier, 02/10/1981

Les Nouvelles littéraires
« Dans cette vingtaine d’œuvres réalisées en vingt ans il y a eu des hauts et des bas, des réussites et des ratages. On ne peut coller ni l’une ni l’autre de ces étiquettes sur La Femme d’à côté. Je parlerai plutôt de fausse note. Tout se passe comme si Truffaut avait été subjugué par la forte personnalité de ses deux comédiens et comme si, en les mettant en présence, il avait attendu un éclair fulgurant. Cette hypothèse est certainement fausse. Il est trop lucide, trop maître de son art, pour miser sur deux interprètes, si exceptionnels soient-ils. Et pourtant on ne peut se défendre de voir sur l’écran Fanny Ardant et Gérard Depardieu, non Mathilde et Bernard. L’identification ne se fait pas. »
Georges Charensol, 08/10/1981

Le Nouvel observateur
« Cette banalité qui fait la grandeur du film, et que Truffaut a voulue source d’identification (…), cet aspect fait divers qu’il a cultivé sciemment se retourne contre La Femme d’à côté. Jusqu’à diminuer la portée du film, lui donner un petit ton mesquin, sans rapport avec l’ampleur du projet qui voulait "montrer les états extrêmes de l’amour".
La tension du thème se dilue dans un descriptif à la sous-Sautet sur l’art de vivre du Français moyen. Loin de servir de contrepoint aux scènes de passion, ces visites de cuisine, ces bavardages, ces repas, ces réceptions petites-bourgeoises ne sont que des scènes sans force, car (ou) trop longues, qui amollissent le film en éloignant le spectateur de l’essentiel. »
Michel Mardore, 26/09/1981

La Nouvelle République du Centre-Ouest
« Il y a les rebondissements de situation, les mouvements d’âmes contrastés. Et par-dessus tout, dès le départ, créant une angoisse diffuse, la présence obsédante de la fatalité. Jamais peut-être Truffaut n’avait été aussi maître de son talent, dans un "genre" une fois de plus radicalement différent de celui de ses autres films.
Bernard Hamel, 09/10/1981

Le Point
« Etrange étiquette qu’on a collée à François Truffaut ! Faux "cinéaste du juste milieu", il règne en fait sur un cinéma de l’excès. Son style peigné comme un jardin à la française corsète d’un pseudo-"académisme" les passions les plus farouches : de Jules et Jim et La Peau douce à La Femme d’à côté en passant par Adèle H., il n’y a plus guère que dans les films de François Truffaut qu’on s’évanouit d’un baiser, qu’on devient fou ou qu’on meurt d’amour. Ah oui, vraiment, voilà un cinéaste qui n’affiche pas sa modernité : c’est pour cela, aussi, qu’on l’aime. »
Pierre Billard, 28/09/1981

Paris-Match
« On connait la répugnance de Truffaut pour le moindre exhibitionnisme mais, cette fois, le film sur la passion donne l’impression d’en manquer. Comment, alors, la partager ? On reste à l’extérieur, étranger, sans être réellement touché par la tragédie qui se déroule. Est-ce parce que ces "héros" de fait divers aiment comme on aimait au siècle dernier ? »
[S.N.], 16/10/1981

Le Quotidien de Paris
« L’amour, selon Truffaut, cet incurable romantique plus souvent — et tant mieux — proche de Stendhal que de Guitry, est une maladie. De la passion d’amour, l’auteur du Dernier métro se fait une fois encore tout à la fois le clinicien et le romancier, dans un nouveau chef d’œuvre qui va remuant en chacun de nous, comme des cendres jamais éteintes, le souvenir des amours que nous croyons prématurément mortes. »
Dominique Jamet, 05/10/1981

Révolution
« Il y avait longtemps qu’un film ne m’avait laissé aussi dispos pour, sans rien retirer au plaisir premier du spectacle, vivre ce plaisir second qui est celui de l’intelligence et que Barthes appelait le plaisir du texte : à chaque plan se demander, pourquoi avoir choisi un cours de tennis, ou pourquoi, là, faire bouger la caméra, ou pourquoi, brusquement ralentir le récit. Bref, imaginer tous les autres plans possibles contre le plan proposé pour découvrir que quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent (en encore le un pour cent restant en matière de subjectivité, je ne suis pas sûr que j’aurais fait un deuxième insert sur les jarretelles par exemple afin de laisser intacte la force émotionnelle du premier) François Truffaut a choisi la solution la plus juste, la plus exacte par rapport à son intention de mise en scène. C’est ça le cinéma. »
Jean Roy, 02/10/1981

Rouge
« La Femme d’à côté est à voir, mais il ne convainc pas forcément, d’autant que la mise en scène use de complaisances qui sacrifient à la mode. Truffaut serait-il à bout de souffle ? »
Laura Lupino, 16/10/1981

Le Soir
« Film étrange, bien supérieur au Dernier métro, La Femme d’à côté mélange les scènes banales et les scènes fortes. C’est un film qu’on aime parce qu’il dit que les "peaux douces", toujours doivent être griffées pour être plus belles ; qui déçoit parfois par quelques failles… Mais Bazin disait : "Il est préférable de tenir les défauts d’un film pour des qualités dont on n’a pas encore percé le secret". »
Luc Honorez, 28/10/1981

Tribune de Genève
« De ce film, nous avons aimé l’humanité, l’extrême sensibilité, la compassion vibrante à la souffrance. Moins convaincante nous a semblé l’attraction magique exercée, sur Mathilde surtout, par le malheur, par la catastrophe. Nous aimerions du moins savoir pourquoi elle marche au désastre, les yeux grands ouverts. Il y aurait peut-être une clé psychanalytique à l’univers du personnage, mais Truffaut se garde bien de nous la donner ! Tout comme il ne nous avait livré que le strict minimum pour expliquer la névrose d’Adèle Hugo. Visiblement, il préfère nous émouvoir que nous éclairer ! »
Henriette Ferrier, 03/10/1981

Télérama
Par la seule magie d’une passion cachée, le quotidien devient inquiétant. Et le suspense naît. Jamais François Truffaut n’a mieux qu’ici suivi les leçons d’Hitchcock. D’abord en demandant à Georges Delerue d’écrire une musique qui évoque celles des films du maître. Ensuite en nous apprenant, dès le début du film, qu’un drame va se jouer. Mais quel drame ? Toutes les combinaisons de mort sont permises et le suspense — cette "dilatation d’une attente", comme disait Truffaut — se nourrit du seul mystère des personnages. »
Claude-Marie Trémois, 30/09/1981

Télérama
« Doué d’un esprit clair, rigoureux, précis, Truffaut se croit homme à pouvoir disséquer, examiner au microscope, bref, faire rendre gorge à la bête monstrueuse et sublime qui, de temps à autre, dévore nos vies : la passion.
Ses personnages ont effectivement tous les symptômes de ce mal. Fanny Ardant tombe en pamoison, sanglote, perd la tête et refuse qu’un psychiatre la lui fasse retrouver. Gérard Depardieu épie l’objet aimé, fait des scènes, hurle, se repent comme un gosse. Leurs comportements sont si exemplaires qu’ils en apparaissent banals, voire stéréotypés.
La caméra suit les personnages à la trace, les taraude, ne leur laisse pas de répit. Le malheur est qu’elle reste toujours sur son quant à soi. Jamais elle n’est gagnée par la fièvre de ceux qu’elle poursuit. »
Joshka Schidlow, 30/09/1981

La Vie ouvrière
« Les images, les dialogues, le jeu des acteurs sont superbement accordés à ce sujet difficile. Pas une fausse note. Mais tout s’est joué, et gagné, sur le fil du rasoir. »
Serge Zeyons, 30/09/1981

Exploitation

Exploitation Paris : 30 salles, 17 semaines, 101 661 entrées la première semaine, 334 557 entrées totales

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Avant Scène Cinéma (L'), n° 389, février 1990
  • Périodique : Cahiers du Cinéma n° 329, novembre 1981
  • Périodique : Cinéma 81 n° 274, octobre 1981
  • Périodique : Cinématographe n° 71, octobre 1981
  • Périodique : Filmkritik, n° 309, septembre 1982
  • Périodique : Jeune Cinéma n° 138, novembre 1981
  • Périodique : Positif n° 248, novembre 1981
  • Périodique : Première n° 51, juin 1981
  • Périodique : Première n° 55, novembre 1981
  • Périodique : Revue du Cinéma / Ecran (La) n° 366, novembre 1981

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre
  • La Cinémathèque de Toulouse (Bibliothèque) - Accès réservé

Collections liées