Fanny Ardant

Personnalité

Interprète, réalisatrice, scénariste : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  22/03/1949 - France - Saumur, Maine-et-Loire

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Fanny Marie Marguerite Judith Ardant

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Voix (commentaire), Auteur secondaire, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Formée au cours d'art dramatique de Jean Périmony, Fanny Ardant, diplômée de Science-Po, débute sur scène en 1974 dans Polyeucte avant de tourner dans une série télévisée de Nina Companeez, Les dames de la côte en 1979.

Carrière :

Icône du cinéma français, Fanny Ardant a marqué le grand écran par sa présence magnétique et son jeu intense depuis 1978. Muse de François Truffaut et César de la meilleure actrice pour Pédale douce, elle a su conquérir le public et la critique, alternant entre drames passionnés et comédies piquantes.
Après des rôles mineurs au cinéma dans Les chiens (1978) d'Alain Jessua et Les uns et les autres (1980) de Claude Lelouch, Fanny Ardant croise la route de François Truffaut avec qui elle va vivre et avoir un enfant. Appréciant son côté grande brune à l'air sévère, ce metteur en scène lui offre son premier grand rôle dans La femme d'à côté (1981) avec Gérard Depardieu. En 1982, après avoir joué dans La vie est un roman d'Alain Resnais, elle tourne de nouveau avec François Truffaut dans son dernier film Vivement dimanche !, où le réalisateur exploite le côté fantaisiste de l'actrice dans une comédie policière pleine de charme. Son physique lui permet de varier ses apparitions : tragique et secrète dans L'amour à mort (1984) et Mélo (1986) d'Alain Resnais, elle apparaît en gentille bourgeoise attendant son mari cambrioleur dans Conseil de famille (1985) de Costa-Gavras ou dans Le paltoquet (1986), comédie de Michel Deville. De retour aux amours passionnées dans Australia (1988) de Jean-Jacques Andrien et dans L'aventure (1989) de Pierre Beuchot, Fanny Ardant tourne également dans le colonel Chabert (1993) d'Yves Angelo, dans Par-delà les nuages de Michelangelo Antonioni et Wim Wenders, ou dans Les cent et une nuits d'Agnès Varda. En 1995, elle s'illustre particulièrement dans deux comédies : drôle et piquante dans son interprétation de madame de Blayac pour Ridicule de Patrice Leconte, elle est l'excentrique Eva de Pédale douce de Gabriel Aghion, film pour lequel elle obtient un César, avant d'être la grande bourgeoise perdue du Fils du Français (1999) de Gérard Lauzier. Elle tient ensuite un rôle dans le film de Agustin Diaz Yanes, Sans nouvelles de Dieu, où elle donne la réplique au duo d'actrices espagnoles Victoria Avril et Pénelope Cruz. En 2002, elle incarne encore un rôle de passionnée : la diva Maria Callas, dans le film de l'italien Franco Zeffirelli Callas Forever, et poursuit son éclectique carrière en étant une des Huit femmes du film de François Ozon. Dans Nathalie (2004, Anne Fontaine), drame romanesque, elle forme un trio amoureux aux côtés de Gérard Depardieu et Emmanuelle Béart. Poursuivant sa carrière éclectique, Fanny Ardant s'illustre dans des productions internationales telles que Paris, je t'aime (2005) et Hello goodbye (2007). En 2007, elle brille dans Roman de gare (2006) de Claude Lelouch, puis dans Il Divo (2008) de Paolo Sorrentino. L'actrice s'essaie à la réalisation avec Cendres et sang (2009), suivi de Cadences obstinées (2013) et Le Divan de Staline (2016). En 2013, elle retrouve Paolo Sorrentino pour La grande bellezza, film oscarisé. Fanny Ardant continue d'alterner entre comédies et drames, avec des rôles remarqués dans Les beaux jours (2012) et Lola Pater (2016). En 2019, elle incarne avec brio une femme mûre redécouvrant l'amour dans La Belle Époque (2018) de Nicolas Bedos. L'année 2020 la voit dans ADN (2019) de Maïwenn, suivi en 2022 par Les Jeunes Amants (2020) de Carine Tardieu, où elle livre une performance touchante d'une septuagénaire amoureuse. La même année, elle apparaît dans Les Volets verts de Jean Becker et Couleurs de l'incendie de Clovis Cornillac. En 2023, Fanny Ardant poursuit son parcours avec des rôles dans The Palace de Roman Polanski et Complètement cramé! de Gilles Legardinier, démontrant une fois de plus sa capacité à se réinventer et à captiver le public à travers des personnages variés et complexes. L’année suivante, elle planifie les braquages de ses fils (Mathieu Kassovitz et Nicolas Duvauchel) dans la comédie policière Les Rois de la piste de Thierry Klifa.

Autres activités :

Fanny Ardant s'illustre également au théâtre : Mademoiselle Julie de Strinberg, Don Juan de Molière, Comme tu veux de Pirandello, La musica deuxième de Marguerite Duras ou La leçon de chant mis en scène par Roman Polanski où elle incarne Maria Callas et enfin, dans Sarah , mis en scène par Bernard Murat où elle y interprète Sarah Bernhardt à la fin de sa vie. A la télévision, on peut la voir dans Le chef de famille (1981) et dans La grande cabriole (1987) de Nina Companeez ou dans Mémoires de deux jeunes mariés (1980) de Marcel Cravenne et dans La chute de la maison Usher d'Alexandre Astruc (1981).

Filmographie

Courts métrages

Voix (commentaire)

Acteur

Longs métrages

Acteur

Dialoguiste

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 484, octobre 1994
  • Périodique : Cinéma, n° 297, septembre 1983
  • Périodique : Première, n° 150, septembre 1989
  • Périodique : Studio Magazine, n° 90, septembre 1994

Récompenses et nominations

  • 2020 - Meilleure actrice dans un second rôle - César du Cinéma Français - La Belle Epoque - Obtenu
  • 2002 - Meilleure interprétation féminine - Internationale Filmfestspiele (Berlin) - Huit femmes - Obtenu
  • 1997 - Meilleure interprétation féminine - César du Cinéma Français - Pédale douce - Obtenu

Collections liées