Témoignage sur les conditions de vie et de travail dans les milieux populaires à Paris et en banlieue, ce film est aussi une réflexion sur l'intégration de l'homme à son environnement urbain. De nombreux intervenants dénoncent le système social tout en proposant des alternatives pour changer la vie. Interviews d'habitants de la ville nouvelle de Cergy, en banlieue parisienne. Les personnes interrogées, jeunes le plus souvent, se montrent critiques et trouvent la ville mal adaptée à la population. D'où des initiatives collectives pour rapprocher les habitants : ateliers communautaires, peintures murales, plantation d'arbres. A Belleville, dans le 20ème arrondissement de Paris, les habitants de la Villa Faucheur sont expulsés. Ce quartier, autrefois occupé par les artisans du cuir, disparaît. Les promoteurs rasent pour construire des tours. Place des Fêtes, les habitants luttent pour la maintenance de la Maison de Quartier. Des ouvrières dénoncent leurs conditions de travail. Employées d'une fabrique d'accessoires automobiles ou de l'industrie pharmaceutique, les femmes insistent surtout sur la grande pénibilité des tâches à accomplir, les cadences infernales et le mépris de leurs directions et expriment leurs souhaits pour changer les choses. Un autre travailleur, jardinier au Père Lachaise et satisfait, met l'accent sur l'injustice sociale qui sévit jusque dans la mort. Dans un hospice pour vieillards, des femmes survivent dans la déchéance et la solitude. Un groupe d'enfants interroge des employés de la SNCF sur leur travail. A la cité des Bosquets, à Montfermeil, des jeunes, oisifs et sans projets, dénoncent le racisme de la police, la formation de ghettos regroupant tous les étrangers.
Mots clés :
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Genre :
Documentaire
Genre(s) précis :
Lieu(x) de tournage :
Cergy, Paris, Montfermeil
Note générale
CNC : Henri Laborit a présenté le film au Congrès de l'Unesco à Montréal en 1979.