The Impostor
Film
L' Imposteur
Identité
Autres titres :
- Strange Confession (Etats-Unis)
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1944
Date de sortie en France :
- 10/07/1946
Numéro RCA / VISA : 4067
Langue : Dialogue : Anglais
Société(s) de production :
Sortie en salle : 10/02/1944 - Etats-Unis
Description
Résumé
Mots clés : , , ,
Genre : Fiction
Genre(s) précis :
Date de tournage :
- 23/08/1943 - 01/11/1943
Studio de tournage :
- Universal Studios (Hollywood)
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 100
Métrage d'origine : 2722
Couleur/NB : Noir et blanc
Sonore/muet : Sonore
Procédé sonore : Western Electric Recording
Format d'origine : 35 mm (1,37)
Dans la presse
Panorama critique
La critique est unanimement circonspecte : le film vient trop tard, et ne se démarque guère dans un genre, le film de propagande, qui a connu des fortunes diverses. Le New Yorker est fort critique : « Ce film a été écrit, réalisé, produit par Duvivier et, dans la mesure où il s'agit d'un film sur la France et sur les Forces françaises libres, vous auriez pensé que le public se serait dit "Voilà quelque chose à voir" – et s'y serait rendu en masse. Cela n'a pas été le cas. Peut-être est-ce que le dialogue, qui a été traduit, à partir des dialogues français écrits par Duvivier, par quelqu'un d'autre, est boiteux du fait même de cette traduction. J'en doute cependant, car d'autres aspects dont la responsabilité incombe à Duvivier seul, comme le scénario et la direction d'acteurs, sont tout aussi boiteux. Quant aux personnages de l'histoire, c'est, une nouvelle fois, un de ces groupes d'hommes grossièrement typés, complémentaires, qu'on retrouve ces temps-ci dans nombre de films, notamment les films de guerre… C'est peut-être la réalité, encore que cela semble bien improbable, mais même dans ce cas, c'est aussi une formule qui est maintenant épuisée, rebattue, finie, rejetée. » Le New York Times, qui s'en prend surtout à Gabin, note que, plus qu'au film de propagande, c'est à la carrière française de son acteur principal que le film emprunte le plus : « Même sous la direction de Julien Duvivier, pourtant l'un de ses compatriotes, il [Gabin] ressemble à un homme hébété, rejeté sur la plage par un naufrage. Il prend la pose dans une histoire singulièrement banale, que M. Duvivier a dirigée d'une manière douloureusement banale. L'histoire évoque fortement d'autres films dans lesquels M. Gabin jouait le premier rôle. M. Duvivier l'a dirigé d'une manière laborieuse, lourde et monotone, avec parfois quelques effets d'humour pesants et convenus. Il n'y a presque pas d'action : toute l'histoire est racontée d'une manière vague, se référant la plupart du temps, sans grandes explications, à un passé inconnu. L'imposteur est assurément un film qui prétend être ce que, en fait, il n'est pas. » Variety, lapidaire, note que « Duvivier échoue à trouver suffisamment rapidement un rythme qui permette de retenir l'attention autrement que par instants, et il aura du mal à imposer son film, sauf là où son exploitation pourra attirer des spectateurs d'emblée acquis à la cause de la France libre », tandis que Harrison's Reports, à son habitude, est tout aussi expéditif : « Un mélodrame de guerre modérément attractif, plutôt un film de propagande. L'histoire, qui est plutôt pesante, s'attache à un personnage de Français évadé, qui retrouvera l'estime de lui-même en se joignant aux Forces françaises libres. La qualité du jeu de Jean Gabin pourra intéresser, mais, en de nombreuses occasions, le film se traîne et devient très ennuyeux. Il n'y a aucun aspect de comédie, aucun romantisme, et c'est un sens tragique qui domine de bout en bout. »
Yves Desrichard, 2001)
Bibliographie éditoriale
Versions du film
Type de version :
Consultation
Lieux de consultation du film et conditions d'accès :
- CNC (Bois d'Arcy) - Sur rendez-vous
- La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre
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