Jean Gabin

Personnalité

Interprète, chanteur : années 1920-1970

Nationalité :  France

Naissance :  17/05/1904 - France - Paris, Seine

Décès :  15/11/1976 - France - Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jean Gabin Alexis Moncorgé

Fonctions : Acteur, Producteur, Intervenant, Auteur secondaire, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Issu d'une famille de chanteurs d'opérette et de café-concert, Jean Gabin est d'abord élevé par sa soeur, à Mériel, en Seine-et-Oise. De retour à Paris, il abandonne très vite ses études et refuse de suivre les traces de son père dans l'opérette ou la comédie. A quinze ans, il exerce toutes sortes de métiers, comme aide-cimentier, manoeuvre dans une fonderie, magasinier ou encore vendeur de journaux. Rendu à la raison paternelle, il débute comme figurant aux Folies-Bergère. En 1926, il est doublure aux Bouffes-Parisiens. En 1928, tandis qu'il sillonne la France avec un tour de chant, Mistinguett le remarque et le fait engager au Moulin-Rouge. C'est ainsi que Jean Gabin débute au cinéma, devenu parlant, dans une opérette filmée, Chacun sa chance (1930) d'Hans Steinhoff et René Pujol, au côté de Gaby Basset.

Carrière :

Mythe français d'avant-guerre, Jean Gabin symbolise l'histoire de toute une jeunesse. Les idéaux qu'il incarne basculent avec la guerre et il doit changer de registre. Formé à l'école de l'opérette, Gabin joue d'abord les amoureux naïfs. Mais l'héritage d'une vie rude lui façonne peu à peu une dégaine de voyou au bon coeur éprouvé par la vie. Ainsi brille-t-il en prolétaire révolté ou en aventurier champion du code d'honneur. Ce profil se précise avec La Bandera (1935) de Julien Duvivier, qui raconte la cavale d'un criminel s'engageant dans le Tercio , la légion étrangère espagnole. Ce rôle lui ouvre la voie d'un long défilé de personnages romantiques et désespérés. Dans le sillage de La Belle Equipe (1936) du même réalisateur, où l'amour conduit au meurtre, Pépé le Moko (id. ) impose définitivement le mythe Gabin. Caïd dangereux mais poignant, Gabin fait battre le coeur d'une génération entière en jouant à l'homme traqué, pris entre le risque et la passion. Il devient alors l'acteur fétiche d'un style de cinéma à la fois réaliste et poétique. C'est l'ambiance des rues du port ou des petits bars de province du Le Quai des brumes (1938) ou du Le Jour se lève (1939), deux films de Marcel Carné. Héros mélancolique d'un destin toujours rattrapé par la mort, Gabin se distingue dans La Grande Illusion (1937) de Jean Renoir par une grande pureté de jeu. En avril 1940, il obtient une permission pour terminer Remorques (1939) de Jean Grémillon. Puis l'acteur part pour Hollywood. L'Imposteur (1943) de Julien Duvivier sert la cause de la France libre en utilisant son image. Puis les temps changent. En 1945, Yves Montand endosse le rôle que Prévert et Carné réservait à Gabin dans Portes de la nuit . Dans Martin Roumagnac (1946) de Georges Lacombe, Jean Gabin donne la réplique à Marlène Dietrich ; le film est un échec. Avec Au-delà des grilles (1948) de René Clément, réalisé à Gênes, Gabin tente un retour à son répertoire traditionnel. Mais sa physionomie vieillissante n'est plus adaptée à ces rôles de rebelles. Il doit jouer la carte de l'embourgeoisement. Mari empoisonné par Danielle Darrieux dans La Vérité sur Bébé Donge (1951) d'Henri Decoin, il redevient truand dans Touchez pas au grisbi (1953) de Jacques Becker, retrouvant un peu de son style d'autrefois. L'optimisme cabotin supplante la tragédie populiste. Voici le temps des assassins (1955) de Julien Duvivier et En cas de malheur (1957) de Claude Autant-Lara, qui le confronte à la jeune Brigitte Bardot, sont les derniers films du genre. Les années 1970 transforment Jean Gabin en vedette du polar à la française dont les scénaristes Michel Audiard, Pascal Jardin, Alphonse Boudard ou José Giovanni exploitent la verve. Le Chat (1970) de Pierre Granier-Deferre le renvoie à l'éclat pathétique de ses jeunes années.

Autres activités :

Au théâtre, Jean Gabin crée La Soif en 1949. De 1925 à 1932, Jean Gabin est chanteur d'opérette. En 1932, il enregistre des succès de son répertoire. En 1974, Jean-Loup Dabadie lui écrit une chanson sur mesure : Maintenant, je sais . En 1964, il fonde avec Fernandel une société de production cinématographique, la Gafer, qui signe L'Age ingrat (1964), La Bourse et la Vie (1965) et Le Voyage du père (1966).

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Producteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Gabin / André G. Brunelin.- Paris : R. Laffont, 1987
  • Ouvrage : Gabin ou les avatars... / Claude Gauteur ; André Bernard.- Paris : PAC, 1976
  • Ouvrage : Jean Gabin / Gerty Colin.- Paris : Presses de la Cité, 1983
  • Ouvrage : Jean Gabin / Jean-Claude Missiaen ; Jacques Siclier.- Paris : H. Veyrier, 1988
  • Ouvrage : Jean Gabin / Maurice Perisset.- Paris : J'ai lu, 1990
  • Ouvrage : Jean Gabin / Philippe Barbier ; Jacques Moreau.- Paris : PAC, 1983
  • Ouvrage : Jean Gabin / Sylvie Milhaud.- Paris : Solar, 1981
  • Ouvrage : Jean Gabin : anatomie d'un mythe / Claude Gauteur ; Ginette Vincendeau.- Paris : Nathan, 1993
  • Ouvrage : Salut, Gabin ! / Jean-Michel Betti.- Paris : Ed. de Trévise, 1977
  • Périodique : Cinéma, n° 21, septembre/octobre 1957
  • Périodique : Cinémonde, n° 1423, novembre 1961
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 11, mars 1987
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 32, août 1987
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 48, novembre 1976
  • Périodique : Ecran, n° 1, janvier 1972
  • Périodique : Image et Son, n° 200, décembre 1966
  • Périodique : Positif, n° 119, septembre 1970
  • Périodique : Screen, vol. 26, n° 6, novembre/décembre 1985
  • Périodique : Studio Magazine, n° 70, février 1993
  • Site Internet : Photos, affiches, liens sur matériel disponible...
  • Site Internet : Site du musée GAbin avec nombreuses données, filmo, jeu...

Récompenses et nominations

  • 1987 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu
  • 1971 - Ours d'argent - Internationale Filmfestspiele (Berlin) - Le Chat - Obtenu
  • 1959 - Ours d'argent - Internationale Filmfestspiele (Berlin) - Archimède le Clochard - Obtenu
  • 1954 - Coupe Volpi du meilleur acteur - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - L'air de Paris - Obtenu
  • 1951 - Coupe Volpi du meilleur acteur - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - La nuit est mon royaume - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées