11942. Jean-Devaivre, assistant metteur en scène, heureux père et mari, résistant proche des communistes, accepte (sur les conseils de son copain Le Chanois) l'offre d'engagement de la firme allemande, la Continental. Il assiste avec passion, les réalisateurs sous contrat avec la firme (Tourneur, Cayatte...), profitant de l'occasion pour aider la résistance. Mains et poings liés artistiquement et financièrement, il apporte à ses réalisateurs, idées, courage et patience. Le scénariste Jean Aurenche résiste à sa façon, par l'écriture, refusant les nombreuses propositions de la Continental. Lorsqu'il tombe par hasard sur un ancien collègue, affamé, il en fait son assistant et accepte enfin l'offre du Dr Greven. Travaillant sous contrôle de l'ennemi, il veut garder son intégrité, malgré tout. Entre ses trois maîtresses, l'actrice, la prostituée, et la complice dévouée, son coeur balance. La femme de Devaivre part pour la campagne. Celui-ci veut sauver son beau-frère des griffes de la Gestapo, et dérobe divers documents. Il recueille son propre frère, en fuite, et transmet documents et messages aux alliés, embarqué malgré lui jusqu'en Angleterre. L'illustre scénariste Spaak est emprisonné à cause de lui. Il réussit à le faire partiellement libérer. Et, lorsque Le Chanois est arrêté, Devaivre prend la fuite sur son vélo.