Jacques Gamblin

Personnalité

Interprète, metteur en scène, scénariste...: années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  16/11/1957 - France - Granville, Manche

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Jacques Jean Marie Gamblin

Fonctions : Acteur, Voix off

Biographie

Formation :

Jacques Gamblin a l'intuition d'une vocation artisitique à 17 ans à l'occasion d'un stage de théâtre... effectué pour être moniteur dans une colonie de vacances. Après diverses expériences dans le milieu théâtral, il devient technicien d'une petite troupe, puis metteur en scène, puis comédien.

Carrière :

Jacques Gamblin s’impose depuis plus de trois décennies comme un acteur discret mais intense, reconnu pour sa capacité à incarner avec finesse des personnages complexes, souvent à la marge, alliant mélancolie et humanisme. Son élégance naturelle et sa présence nuancée font de lui une figure incontournable du cinéma français contemporain.
Jacques Gamblin débute au cinéma à la fin de la décennie 80. Claude Lelouch lui propose des rôles secondaires dans Il y a des jours et des lunes (1989), La Belle histoire (1990) et surtout Tout ça pour ça (1992). Gamblin compose un flic timide dans Les Braqueuses (1993) de Jean-Paul Salomé. En 1994, il se produit dans A la vie, à la mort de Robert Guédiguian et dans Au petit Marguery de Laurent Bénégui. Mais c'est Pédale douce (Gabriel Aghion, 1995) qui révèle l'acteur à un public plus large : on n'oublie pas son personnage d'homme d'affaires homosexuel se livrant à un strip-tease lors d'un soir de fête. La même année Gamblin est un SDF abandonné par son épouse dans Tenue correcte exigée (Philippe Lioret) et écrivain victime des femmes dans Mauvais genre (Laurent Bénégui). Il entretient le suspense pour un crime non élucidé dans Au cœur du mensonge (Claude Chabrol, 1998). L'année 1999 consacre l'acteur avec Les Enfants du marais de Jean Becker. En 2000, il retrouve Philippe Lioret pour Mademoiselle où il donne la réplique à Sandrine Bonnaire ; la caméra de Lioret exploite au maximum l'image que véhicule sans le vouloir un comédien au charme discret, séduisant sans être séducteur, timide mais au charisme indéniable. La même année Gamblin joue sous la direction de Tavernier dans Laissez-passer, il endosse le rôle d'un assistant de metteur en scène faisant de la résistance alors qu'il travaille pour une firme allemande pendant l'Occupation. Ses deux prestations sont remarquables et saluée par la critique et le public. L'acteur retrouve Tavernier en 2003 avec Holy Lola : on y suit les difficultés d'un couple parti pour le Cambodge pour adopter un enfant. Dans Les Brigades du Tigre (Jérôme Cornuau, 2005), il campe le séduisant et anarchiste bandit Jules Bonnot. Puis Jacques Gamblin est à l'affiche du premier film de David Oelhoffen, Nos retrouvailles (2006), incarnant Gabriel, un père fantasque masquant à son fils qu'il vient de retrouver après des années, une terrible faiblesse psychologique. La figure paternelle semble bien aller à l'acteur : on le retrouve en chef de famille dans le film de Rémi Bezançon Le premier jour du reste de ta vie (2007), chronique d'une famille moyenne des années 80-90 ; son interprétation tout en nuances entre drôlerie, nostalgie et tristesse lui veut d'être nommé aux César. Cet acteur au regard doux et presque triste excelle à interpréter des personnages complexes et à la marge ; Chabrol lui confie le rôle de Noël Gentil, homme modeste acculé au pire, dans Bellamy (2008). L'année suivante Gamblin a également le rôle-titre dans Le nom des gens (Michel Leclerc), une comédie remarquée où il campe un quadragénaire au physique certes un peu effacé, fan de Lionel Jospin, mais qui, malgré lui, a fantaisie à revendre. Changement radical dans le thriller A l'aveugle (Xavier Palud, 2011), où il incarne le commandant Lassalle, homme incernable et malheureux, traquant un meurtrier en série. À partir de 2011, Jacques Gamblin poursuit sa trajectoire cinématographique avec toujours autant de sobriété et d'intensité. Il incarne le rôle principal du film Le Premier Homme (2010) de Gianni Amelio, adaptation du roman inachevé d'Albert Camus, où il campe Jacques Cormery, un écrivain nostalgique cherchant ses racines. En 2012, il revient au thriller avec À l'aveugle (2011) de Xavier Palud, reprenant le rôle du commandant Lassalle, un homme tourmenté aux prises avec un tueur en série. En 2013, il joue dans Le Jour Attendra d’Edgar Marie, où il campe un homme confronté au poids des choix passés. En 2014, son investissement dans des rôles complexes se confirme avec 24 jours, la vérité sur l’affaire Ilan Halimi (2013) d’Alexandre Arcady où il interprète un commandant impliqué dans une enquête sensible, et Hippocrate (id.) de Thomas Lilti qui met en lumière le monde médical. Après une pause relative dans les rôles principaux, il revient en force en 2018 avec L’Incroyable Histoire du Facteur Cheval (2017) de Nils Tavernier, incarnant Joseph-Ferdinand Cheval, un rôle autour duquel il tisse une présence humble et habitée. Par la suite, Gamblin confirme son goût pour les personnages ancrés dans la réalité sociale avec des participations remarquées dans des films tels que Le Tigre et le Président (2023) où il joue le Paul Deschanel donnant la réplique à André Dussollier (Georges Clémenceau), et L’Homme debout (Florence Vignon, 2023) dans lequel il porte un message humaniste fort. En 2025, Jacques Gamblin est à l’affiche de Connemara (Alex Lutz), présenté à Cannes.

Autres activités :

Parallèlement au cinéma, Jacques Gamblin mène une véritable carrière théâtrale : il est sur scène chaque année, essentiellement dans des pièces contemporaines. Il est également auteur et metteur en scène. On a pu aussi voir l'acteur dans quelques téléfilms, notamment dans la remarquable série noire Les Oubliées d'Hervé Hadmar (2007).

Filmographie

Courts métrages

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Première, n° 226, janvier 1996
  • Périodique : Première, n° 241, avril 1997
  • Périodique : Première, n° 245, août 1997

Récompenses et nominations

  • 2002 - Meilleure interprétation masculine - Internationale Filmfestspiele (Berlin) - Laissez-Passer - Obtenu