Marie Gillain
Personnalité
Interprète, réalisatrice : années 1990-2020
Nationalité : Belgique
Naissance : 18/06/1975 - Belgique - Rocourt, Liège
Identité
Genre : femme
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Marie Gillain a toujours rêvé de devenir comédienne. A l'âge de treize ans, elle entre au Vivier, un atelier théâtral liégeois, et deux ans plus tard, elle part en tournée au Québec avec la troupe.Carrière :
Figure majeure du cinéma francophone, Marie Gillain s’illustre depuis plus de trente ans par son intensité et la diversité de ses rôles, oscillant entre œuvres d’auteur et grands succès populaires. Lauréate du Prix Romy Schneider et nommée à plusieurs reprises aux César, elle est reconnue pour sa capacité à incarner des personnages féminins forts et nuancés, de Mon père, ce héros à Goliath, en passant par Les Affinités électives, Coco avant Chanel ou Landes.
En 1991, Marie Gillain décide de passer une audition pour L'Amant de Jean-Jacques Annaud. Le réalisateur ne retient pas sa candidature, mais elle est remarquée par Gérard Lauzier qui l'engage pour incarner la fille de Gérard Depardieu dans Mon père, ce héros. Un premier rôle dès sa première apparition à l'écran, une reconnaissance immédiate. La fraîcheur et la spontanéité de son interprétation lui valent dès ce premier film une nomination pour le César du meilleur jeune espoir féminin. En 1994, Bertrand Tavernier l'engage pour incarner Nathalie dans L'Appât, inspiré d'un fait divers réel : sans repères, imprégnée d'images télévisées, Nathalie se laisse entraîner dans un engrenage meurtrier. Marie Gillain confirme son talent : son personnage est un savant mélange de perversité, d'innocence et d'inconscience. Elle obtient d'ailleurs le Prix Romy Schneider qui récompense les jeunes talents de l'année. Très en vue, elle monte les marches du Palais des festivals à Cannes pour présenter Les Affinités électives (1995) de Paolo et Vittorio Taviani, adapté d'une œuvre de Goethe. Suit Le Bossu (1997) de Philippe de Broca, un film d'époque pour les besoins duquel elle prend des cours d'escrime. En 1999, Marie Gillain revient à Cannes pour défendre Harem suare (1998) de Ferzan Ozpetek : favorite d'un sultan, elle tombe amoureuse d'un eunuque. Ce personnage froid n'est pas dénué de sensualité, et le corps de l'actrice s'insère dans des plans composés d'après des tableaux du peintre Ingres. Elle enchaîne avec des films plus populaires comme Barnie et ses petites contrariétés (Bruno Chiche, 2000), ou encore Absolument fabuleux (id.), adaptation par Gabriel Aghion de la série à succès américaine. Marie Gillain retrouve Bertrand Tavernier pour Laissez-passer en 2000, puis joue dans une petite comédie d'Isabelle Broué aux côtés de Julien Boisselier (Tout le plaisir est pour moi, 2003). Les tournages s'espacent un temps pour cause de grossesse, mais Marie Gillain revient sur le devant de la scène en 2006. Elle est à l'affiche notamment de Pars vite et reviens tard, l'adaptation attendue du polar de Fred Vargas mise en scène par Régis Wargnier.
La clef de Guillaume Nicloux sort sur les écrans fin 2007, en même temps que la comédie douce-amère Ma vie n'est pas une comédie romantique de Marc Gibaja. En 2008, elle incarne une des cinq résistantes des Femmes de l'ombre de Jean-Paul Salomé, dans lequel elle donne la réplique à Sophie Marceau et Julie Depardieu. En 2009, elle apparait dans Magique ! (2007) de Philippe Muyl, incarnant une mère fantasque luttant pour offrir du rêve à son fils. Deux ans plus tard, elle retrouve la comédie avec Toutes nos envies (2010) de Philippe Lioret, où elle campe une juge plongée dans une affaire de surendettement, face à Vincent Lindon. En 2012, elle partage l’affiche de Landes (2012), aux côtés de Jalil Lespert et Miou-Miou, une fresque sociale et historique mise en scène par François-Xavier Vives. Sa prestation nuance force et vulnérabilité, dans le rôle d’une femme déterminée à sauver l'exploitation familiale après la Première Guerre mondiale. Passionnée par la diversité des registres, Marie Gillain s’illustre en 2014 dans Valentin Valentin, un thriller aux accents mystérieux réalisé par Pascal Thomas. En 2019, elle apparaît dans le film Mystère, où elle incarne devant la caméra de Denis Imbert, le personnage d’Anna, une jeune évoluant au cœur d’un drame familial sur fond de nature sauvage. L’année suivante, elle poursuit sur cette lancée avec Goliath (Frédéric Tellier, 2020), un thriller social où elle campe Audrey, plongée dans les arcanes d’un scandale lié à l’industrie agrochimique, confirmant son goût pour les sujets d’actualité et d’engagement. En 2022, elle partage l’affiche de la comédie dramatique signée Julien Guetta Les Cadors, dans le rôle d’Alexandra, où l’esprit de famille et la solidarité sont au cœur de l’intrigue. L’année 2023 s’avère particulièrement féconde, avec plusieurs participations majeures : elle est Camille dans Les Choses simples (Eric Besnard), un récit sur l’amitié et la reconquête de soi ; elle incarne Dinah dans Le Petit Blond de la Casbah (Alexandre Arcady), un drame sur les racines et la transmission ; et elle prête ses traits à Elisa dans Quand tu seras grand (André Bescond et Eric Métayer), qui aborde avec finesse la question du vieillissement et des liens intergénérationnels. En 2024, elle confirme sa fidélité au cinéma d’auteur et populaire, apparaissant dans Maria de Jean-Charles Hue, où elle interprète la mère de Maria Schneider, et dans Héro(s), poursuivant sa volonté de varier registres et univers. L’année suivante, elle partage l’affiche d’Une place pour Pierrot (2025), d’Hélène Medigue, aux côtés de Grégory Gadebois.