Storm Center

Film

Au coeur de la tempête

Daniel Taradash

Année de production :  1955

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 05/04/1957

Société(s) de production :

Description

Résumé

Alicia Hull, veuve de guerre, est bibliothécaire municipale de Kenport et s'attache surtout à guider les enfants dans leurs lectures, se consolant ainsi de n'avoir pas été mère. Le conseil municipal lui demande un jour de faire disparaître de ses rayons un ouvrage communiste, de l'aveu général pourtant si pitoyable qu'il ne peut que détourner ses lecteurs des doctrines exposées, mais contre lequel des usagers de la bibliothèque ont protesté. Au nom de la liberté d'opinion et pour éviter un anticommunisme négatif, elle refuse fermement. Le parti-pris politique s'en mêlant (l'un des conseillers fait de cet anticommunisme facile un tremplin électoral), Alicia doit quitter ses fonctions car une campagne s'est déchaînée contre elle ; certains ont découvert qu'elle avait appartenu avec des communistes à des associations de défense civique ou sociale. Ses concitoyens se détournent presque tous d'elle, en particulier son préféré, le petit Freddie Slater, à qui son père, un anti-intellectuel, reproche son goût trop prononcé pour la lecture et son amitié pour Alicia. La campagne de dénigrement et de calomnies va son train. Tout Kenport est en effervescence au moment où va être posée la première pierre d'une bibliothèque pour les enfants, rêvée depuis longtemps par Alicia. Celle-ci est amenée malgré tout à la cérémonie par son ami le juge Ellerbe. Freddie déchaîne un esclandre en prenant violemment l'ancienne bibliothécaire à partie sur ses opinions supposées. La nuit même, l'enfant s'échappe de chez lui et incendie la bibliothèque qui est détruite. Devant le drame, les yeux des adultes s'ouvrent. Alicia, qui devait quitter la ville, sera réintégrée et reconstruira son .uvre.

Date de tournage :

  • 09/09/1955 - 19/10/1955

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 86

Couleur/NB : Noir et blanc

Dans la presse

Citations

Arts
« Cette comédie larmoyante est tout juste bonne à "mettre au cabinet". »
Eric Rohmer, 10/04/1957

La Croix
« Le film, trop souvent prêcheur, assez malhabile, vaut surtout par l’interprétation de Bette Davis, bouleversante bibliothécaire à principes… »
Pierre-Jean Guyo, 27/04/1957

L’Express
« Le réalisateur, auteur aussi du scénario et des dialogues s’exprime avec une sincérité et une ardeur qui rendent le film un peu insistant. »
[S.N.], 12/04/1957

France catholique
« Ce film "à thèse" se révèle d’une discrétion remarquable qui suscite la sympathie et éveille la curiosité. Sur le plan cinématographique, il se montre, en outre, d’une incontestable qualité. »
[S.N.], 26/04/1957

France soir
« Sans doute Daniel Taradash n’a pas été jusqu’au bout de son audace. La fin de son film, spectaculaire, à grand effet, est fâcheusement conventionnelle. »
André Lang, 16/04/1957

L’Humanité
« Bette Davis (…) domine le film de sa silhouette de grande dame. Ses moindres gestes sont des preuves. Les images aussi sont belles, simples, convaincantes. Daniel Taradash, à qui on doit ce beau film, nous conte son pays sans mots inutiles avec la sèche précision de l’analyse. »
Jean-Pierre Farkas, 13/04/1957

Les Lettres françaises
« Ce film explosif et déchirant qui devrait être inscrit de toute urgence au programme du Cinéma d’Essai, est important.
Jusqu’à ses maladresses de réalisation en accroissent le poids. Il va jusqu’au bout. Il ne tergiverse pas. Il pose un problème universel, il le traite. Il ne le pouvait d’ailleurs qu’en rejetant, à priori, les postulats communistes. »
[S.N.], 21/12/1956

Libération
« Le film de Taradash est si brûlant (spirituellement parlant, bien sûr) que je ne saurais dire au juste s’il est, techniquement, parfait ou imparfait. Il est même probable qu’il comporte quelques maladresses.
L’interprétation est dominée par Bette Davis. Délaissant certains de ses trucs, cette très grande comédienne est sobre et intense. »
[S.N.], 16/04/1957

Le Monde
« Le meilleur atout du film est l’interprétation de Bette Davis. Contrairement à beaucoup, je n’ai pas toujours apprécié cette comédienne dans les rôles de monstres sacrés qui firent sa gloire. Mais ici, vieillie, humiliée, jouant "à l’étouffée", si je puis dire, elle nous touche et nous convainc. »
Jean de Baroncelli, 24/04/1957

Radio Cinéma Télévision
« En donnant raison, par l’absurde, à son héroïne, Daniel Taradash n’a pas le triomphe modeste. Il se fait redresseur de torts et moralisateur. Le poids d’une injustice parait toujours plus lourd, plus éloquent, quand l’accusateur ne se mêle pas lui-même de la vengeance.
Marcel Huret, 21/09/1956