Saul Bass

Personnalité

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  08/05/1920 - New York, New York, États-Unis

Décès :  25/04/1996 - Los Angeles, Californie, États-Unis

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Créateur du générique, Conseiller technique, Conseiller artistique, Acteur, Scénariste, Producteur, Décorateur, Monteur, Auteur, Affichiste

Biographie

Formation :

Saul Bass est d'abord dessinateur publicitaire sur la côte Ouest puis directeur artistique de la publicité des films de la Warner Bros. Quand en 1954 il dessine une rose dans des flammes pour la bande-annonce de Carmen Jones d'Otto Preminger, il révolutionne l'art du générique et devient rapidement la référence en la matière.

Carrière :

Créateur de génériques américain, Saul Bass a travaillé avec les cinéastes Otto Preminger, Alfred Hitchcock, Billy Wilder, Robert Aldrich, Martin Scorsese. Avec Saul Bass disparaissent les photomontages qui n'ont pour unique raison d'être que de dévoiler une longue suite de noms : le générique s'anime pour faire entrer le spectateur dans le premier plan tourné par le réalisateur en l'accrochant immédiatement au sens de l'intrigue. Ainsi, les six premières minutes du Tour du monde en 80 jours (1955) de Michael Anderson résument les principales séquences de l'histoire à l'aide d'un dessin animé dont la figure principale est un chronomètre sur pattes et en chapeau, courant parmi geishas, baleines et éléphants. Pour Bonjour tristesse (1957) d'Otto Preminger, Bass crée un visage stylisé avec un pétale en forme de larme s'échappant d'un oeil dont la pupille est un coeur. Le traitement des Grands Espaces (id. ) de William Wyler se révèle plus délicat : comment traduire l'importance du parcours déjà accompli par Gregory Peck avant son arrivée dans l'Ouest où débute l'action ? Bass réussit à évoquer son histoire en juxtaposant deux diligences, l'une filmée en gros plan et l'autre apparaissant en surimpression, comme séparées par la distance. Il dépeint le cauchemar de Vertigo (id. ) d'Alfred Hitchcock en faisant sortir des spirales de l'oeil de Kim Novak. Puis il fait naître les gratte-ciel de West side story (1960) de Robert Wise d'un enchevêtrement de lignes et de figures géométriques et isole un groupe de danseurs au fil d'un célèbre plan en hélicoptère. Pour Bunny Lake a disparu (1965) d'Otto Preminger, une main dessine peu à peu les contours de la silhouette d'un enfant en déchirant une feuille de papier. Un des meilleurs génériques de Saul Bass reste celui de La Rue chaude (1961) d'Edward Dmytryk. Pour placer le spectateur dans une atmosphère à la fois exotique et inquiétante, Bass filme en prise directe, sur une musique de jazz, la déambulation d'un chat noir qui rosse un chat blanc. Pour L'Opération diabolique (1965) de John Frankenheimer, sur le thème de la chirurgie esthétique, il fixe le premier point de vue, inoffensif en apparence mais en réalité très critique, sur un visage recouvert d'une cagoule. Saul Bass signe jusqu'à sa mort de nombreux génériques, notamment pour les films de Martin Scorsese (Les Affranchis , 1989 ; Casino , 1995).

Autres activités :

Réalisateur, Saul Bass signe quelques scènes de films célèbres : celle de la douche dans Psychose (1959) d'Alfred Hitchcock, la séquence de la bataille finale de Spartacus (id. ) de Stanley Kubrick, les courses de Grand Prix (1966) de John Frankenheimer. Il réalise seul des courts-métrages dont The Searching eye (1964). Parmi ses longs métrages, il tourne notamment Phase IV (1972) et Quest (1984). Tout au long de sa carrière, il continue à exercer la profession de graphiste pour l'imprimé et le film de publicité.

Filmographie

Courts métrages

Décorateur

Producteur

Créateur du générique

Récompenses et nominations

  • 1994 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - Festival Internacional de Cinema de Catalunya (Sitges) - Obtenu