Death on the Nile

Film

Mort sur le Nil

John Guillermin

Année de production :  1977

Pays de production : Royaume-Uni

Identité

Autres titres :

  • d'après le roman "Death on the Nile" (Titre de l’œuvre adaptée)

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 25/10/1978

Description

Résumé

Linnet Ridgeway possède un maximum d'atouts ; elle est belle, riche, jeune et gâtée. Ses moindres caprices ayant toujours été satisfaits, elle décide un jour d'épouser Simon Doyle, le fiancé de sa meilleure amie Jacqueline de Bellefort. Nouvellement mariés, ils vont passer leur lune de miel en Egypte, pour une croisière à bord du Karnak où Linnet ressent très vite la présence de forces qui lui sont hostiles. D'abord Jacqueline, entêtée, qui les nargue en se trouvant toujours sur les lieux touristiques qu'ils visitent, et Mrs Otterboume, romancière nymphomane, et le Dr Bessner, un charlatan, et Ferguson, jeune communiste qui la méprise, enfin, Mrs Van Schuyler qui lorgne ses bijoux. Le climat s'alourdit au point de devenir irrespirable. Linnet veut quitter le bateau, mais trop tard, on la retrouve morte, tuée d'une balle de revolver. Deux autres crimes s'ajoutent à celui-ci, inexplicables. Mais Hercule Poirot est là, avec son accent franglais, et son savoir faire indiscutable.

Date de tournage :

  • 12/09/1977

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 140

Couleur/NB : Couleur

Dans la presse

Citations

L’Aurore
« Réalisé par John Guillermin, avec une espèce de folie qui n’exclut pas la précision, de gros moyens qui ont permis des images de l’Egypte comme on n’en a encore jamais vu à l’écran, le film est taillé sur mesure pour ceux qu’intéresse une soirée dépaysante, cocasse, palpitante. »
Odile Grand, 28/10/1978

Le Canard enchaîné
« L’action se situant dans l’Egypte coloniale, on note un déluge de décors et de costumes d’époque. On aimerait suivre sans peine le cours de l’intrigue, mais le mystère est parfois noyé sous des flots de paroles. »
[S.N.], 01/11/1978

La Croix
« En dépit de tant de fées sur un même berceau, de tant de génies au fil des eaux, je n’ai retrouvé qu’à demi mon plaisir (déjà ancien, il est vrai) de lecteur. Certaines longueurs, une insistance « retro » et un Poirot intarissable phraseur. Mais, déjà, je regrette mes réserves, car les sites fameux de l’Egypte ont été captés avec une science et un art dignes de tous les éloges (la visite des ruines de Karnak est un grand moment de cinéma). »
Jean Rochereau, 03/11/1978

Les Echos
« Rigoureusement et somptueusement rétro, l’atmosphère, du château anglais au palace cairote, sent bon l’acajou vernis et le thé de cinq heures. On danse en robe lamée, on s’embrasse en haut des pyramides, on se déteste avec un maintien très britannique et l’on se tue avec une élégance machiavélique qui n’exclut pourtant pas les flots de sang. »
Annie Coppermann, 02/11/1978

L’Ecole libératrice
« Il ne faut pas manquer Mort sur le Nil, il faut encore croire au cinéma populaire. »
C.Cobast, 10/10/1978

Le Figaro
« Si vous aimez les histoires sophistiquées et un tantinet sadiques, telle qu’Agatha Christie savait les imaginer, si vous êtes sensibles au pittoresque criminel et aux singularités de l’humour britannique, vous ne manquerez pas de vous laisser entrainer dans les péripéties extravagantes et exotiques de ce film dont le charme éminemment colonial n’est pas le moindre avantage. »
Michel Marmin, 28/10/1978

France-soir
« Cette réunion de vedettes […] donne à ce film plein de suspense, de pittoresque et d’humour, un extraordinaire pouvoir attractif. C’est la démonstration que, au moins pour un certain style de films, le "star-system" n’est pas mort. »
Robert Chazal, 30/10/1978

France-soir
« John Guillermin, le réalisateur consciencieux de Mort sur le Nil, s’est de plus très bien servi d’une autre vedette : l’Egypte. Aidé par son directeur d’images Jack Cardiff, il nous fait suivre un voyage d’une beauté exceptionnelle. Cette croisière de vedettes devient ainsi une croisière vedette, à faire dans un fauteuil.
C’est ça aussi le cinéma. »
Robert Chazal, 30/10/1978

Libération
« Le mécanisme du crime, auquel la romancière accordait tous ses soins, nous laisse froid. Mort sur le Nil est un film pour rire… d’Agatha Christie, si anglaise, si désuète. Ou alors, Mort sur le Nil est un film Quitsch : les décors si conventionnels (château anglais, Egypte d’opérette), les passions si pauvres (envie, rancune, jalousie) et tous ces personnages de colonels fatigués, détectives tatillons, aristocrates ruinés, vieilles femmes bavardes… »
G. Rochu, 01/11/1978

Le Matin
« Mort sur le Nil, il faut bien se mettre ça dans la tête, n’est pas un policier crépitant. Il s’écoule patient et plein [de calme, comme le] fleuve dont il porte le nom. C’est un film paisible où la mort accomplit son office avec l’exactitude polie et légèrement ennuyée d’une personne bien née que la dureté des temps à contrainte à accepter des besognes qui ne sont pas de son rang. Aussi se retire t-elle sur la pointe des pieds dès qu’elle le peut, laissant le champ libre au digne Hercule Poirot et à ses honorables suspects. »
Michel Perez, 28/10/1978

Le Matin
« L’excellente adaptation de Mort sur le Nil, qui passe sur nos écrans, révèle un monde brillant, cynique, frivole peut-être, mais plus finement et gravement analysé que l’on ne croit. Les personnages ont de la consistance dans leur légèreté, et les vertus du film ne doivent pas tout aux charmes archéologiques de la reconstitution.»
Alain Riou, 02/11/1978

Minute
« Le film est très classiquement et très soigneusement réalisé. Il se déroule en 1930, dans des paysages ou temples égyptiens, admirablement photographiés, et à bord du steamer à roues sur le Nil. Il se dégage de cette croisière un parfum rétro et colonial, qui ajoute au mystère de l’embrouillamini et à l’humour britannique ambiant, le charme du dépaysement dans le temps. »
[S.N.], 13/11/1978

Le Monde
« En faisant de cette histoire aimablement tarabiscotée une somptueuse superproduction John Guillermin a complètement gommé le charme et la malice du roman d’Agatha Christie. Réduite à son schéma, l’intrigue policière devient presque caricaturale, tant il est clair que le meurtrier ne peut être que celui (ou celle) dont l’innocence ne faisait pas de doute. »
J.B, 31/10/1978

Pariscope
« Dommage que Bette Davis soit davantage sacrifiée : toujours mauvaise, la garce ! »
José-M. Bescos, 26/10/1978

Télérama
« On peut préférer les intrigues ténébreuses à la Chandler, les récits orageux à la James Hadley Chase… Mais le film de John Guillermin (…) est un enchantement. Si l’on veut bien accepter les règles de ce jeu gratuit, et suivre les méandres sophistiqués d’une enquête pleine de panache, on aura en prime la faveur de se délecter d’un show éblouissant de quelques comédiens de renom, et la satisfaction nostalgique d’avoir goûté deux heures durant un cinéma disparu. »
Jean-Luc Douin, 02/11/1978

 

Récompenses et nominations

  • 1979 - Meilleurs costumes - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Obtenu
  • 1979 - Meilleurs costumes - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Obtenu
  • 1979 - Meilleure interprétation masculine - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Nominé
  • 1979 - Meilleure interprétation féminine dans un 2nd rôle - BAFTA - The British Academy of Film and Television Arts - Nominé
  • 1979 - Meilleur film étranger - Golden Globes - Nominé

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre

Collections liées