Jane Birkin

Interprète, chanteuse, réalisatrice, scénariste... : 1960-2020

Nationalité :  Royaume-Uni

Naissance :  14/12/1946 - Royaume-Uni - Marylebone, Comté de Londres, Angleterre

Décès :  16/07/2023 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Personnalité

Identité

Genre : femme

Naturalisation : France

État civil :

  • Jane Mallory Birkin

Fonctions : Réalisateur, Scripte, Acteur, Voix (doublage), Scénariste, Interprète des chansons préexistantes, Interprète des chansons originales, Photographe, Annotateur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

A l'âge de dix-sept ans, Jane Birkin est présentée par sa mère à un directeur de théâtre. Elle débute dans une pièce de Graham Greene, Craving a statue .

Carrière :

Actrice et icône franco-britannique, Jane Birkin s’est imposée par une présence singulière, passant des rôles légers de ses débuts aux personnages dramatiques qui ont révélé l’étendue de son talent. Elle a également affirmé une voix personnelle derrière la caméra avec Boxes, présenté au Festival de Cannes.
Jane Birkin fait des débuts remarqués dans Le knack (1965) de Richard Lester puis dans Blow up (1966) de Michelangelo Antonioni, où elle joue une des deux modèles qui pose nue pour le photographe. D'un film à l'autre, elle affirme sa personnalité, et son accent délicieux nous permet de la retrouver souvent dans le rôle de "l'anglaise", victime de sa méconnaissance des mœurs continentales. Sa rencontre avec Serge Gainsbourg est décisive. Ensemble, ils jouent dans Slogan (1968) de Pierre Grimblat et dans Cannabis (1970). Puis il la fait tourner dans ses propres films ; Je t'aime, moi non plus (1975) révèle son talent de tragédienne, talent confirmé un an plus tard par Le diable au cœur de Bernard Queysanne. Avec Mort sur le Nil (1977) de John Guillermin, puis Au bout du bout du banc (1978) de Peter Kassovitz, elle semble cantonnée à des rôles d'écervelée souriante et sympathique. En 1980, Jacques Doillon exploite son tempérament dramatique dans La fille prodigue et, trois ans plus tard, il fait éclater sa personnalité passionnée dans La pirate. Dès lors, elle ne se consacre plus qu'à des rôles dramatiques ; Dust (1984) de Marion Hænsel, Soigne ta droite ! (1987) de Jean-Luc Godard, Daddy nostalgie (1989) de Bertrand Tavernier, La belle noiseuse (1990) de Jacques Rivette. En 1987, Jane Birkin se prête au talent d'Agnès Varda qui réalise un très beau portrait d'elle dans Jane B. par Agnès V.. Elle passe donc du statut de vedette populaire à celui d'une actrice "sérieuse", sollicitée par les plus grands cinéastes contemporains dans des rôles variés. Les années 90 sont presque totalement consacrées à la chanson et marquées par la mort de Gainsbourg. Elle participe néanmoins au film d'Alain Resnais en 1997 On connaît la chanson et tourne dans deux films de réalisateurs britanniques : Last September de Deborah Warner (1998) et l'année suivante, La fille d'un soldat ne pleure jamais de James Ivory. Elle revient après sept ans d'absence au cinéma français avec le film d'un jeune réalisateur de 25 ans, Rodolphe Marconi, qui lui fait tenir un rôle à contre-emploi, celui d'une femme cruelle, sans compassion ni instinct maternel, dans Ceci est mon corps. Elle renoue ensuite avec la comédie dans Rêves d'un jour (2001) de Marion Vernoux ou Mariées mais pas trop (2003) de Catherine Corsini. Dans ce dernier film, comme dans le désopilant Merci Dr Rey de Andrew Litvack, elle reçoit des hommages appuyés qui la font apparaître telle une icône. Elle change de registre en 2006 avec Boxes, son premier long métrage comme réalisatrice, dans lequel elle incarne une femme qui, entourée de cartons après un déménagement, voit resurgir les figures de son passé. Présenté à Cannes, le film confirme son goût pour une forme intime et personnelle. Elle retrouve ensuite Jacques Rivette dans 36 vues du pic Saint-Loup (2008), où elle interprète une femme qui revient auprès d'un cirque après des années d'absence. Dans Thelma, Louise et Chantal (Benoît Pétré, 2009), elle s'amuse d'un registre plus léger, avant de retrouver le drame avec Si tu meurs, je te tue (Hiner Saleem, 2010) et Venuto al Mondo (2011), de Sergio Castellitto. Elle apparaît encore chez Bertrand Tavernier dans Quai d'Orsay (2012), où son élégance décalée accompagne une comédie politique. En 2021, Jane par Charlotte, réalisé par Charlotte Gainsbourg, lui offre une dernière apparition au cinéma, dans un portrait qui prolonge autrement le dialogue entre l'actrice et les cinéastes.

Autres activités :

Jane Birkin chante les compositions de Serge Gainsbourg et poursuit, après la mort de celui-ci, poursuit une carrière de chanteuse de nombreux concerts. Elle joue à la télévision (elle incarne notamment la femme de l'écrivain R.L. Stevenson. Poussée par Agnès Varda, après le tournage du film, en 1987, elle écrit le scénario de Kung-fu master , film suivant de la réalisatrice. Enfin, elle réalise en 1992 pour la télévision Oh, pardon ! tu dormais , qu'elle jouera au théâtre en 1999. Elle était déjà montée sur les planches, à l'occasion de L'aide-mémoire de Jean-Claude Carrière en 1994, avec Pierre Arditi. En 2005, elle interprète Gertrude dans Hamlet , mis en scène par Rupert Gould. Elle s'investit beaucoup dans l'humanitaire depuis les années 1990, et réalise pour Amnesty international Contre l'oubli (1991). Elle participe aussi comme réalisatrice à 3000 scénarios contre un virus (1994).

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Scripte

Interprète des chansons préexistantes

Interprète des chansons originales

Scénariste

Liens familiaux

Marié(e) à :

Frère/Sœur de :

Ressources média

Collections liées