The Whales of August

Film

Les Baleines du mois d'août

Lindsay Anderson

Année de production :  1986

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Autres titres :

  • The Whales of August (Titre de l’œuvre adaptée) (Etats-Unis)

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 1987

Date de sortie en France :

  • 02/09/1987

Langue : Dialogue : Anglais

Description

Résumé

Comme tous les ans depuis des décennies, Sarah Webber et sa soeur Libby Strong se retrouvent pour les vacances sur une île du Maine dans la maison familiale déserte sauf de souvenirs. Déjà dans leur enfance, les deux soeurs et leur amie Tisha guettaient du haut de la falaise le retour des baleines pour l'été. Cette année encore, malgré la vieillesse, malgré la cécité de Libby, elles attendent les mammifères et Tisha vient leur rendre visite. Depuis 47 ans, Sarah est veuve de Philip, mort à la guerre. A l'époque, elle avait été recueillie par Libby. Matthew, le mari de celle-ci, est mort depuis peu et leur fille Anna vit à Philadelphie. C'est maintenant Sarah qui s'occupe d'elle et de la maison. Elle rêve d'une grande baie vitrée, mais Libby s'y oppose : elles sont trop vieilles pour les changements. M. Maranov, un Russe blanc ruiné vient pêcher sur l'île ; Hilda la femme chez qui il vivait est morte, à peine octogénaire. Il ne sait pas encore où aller. Il apporte son poisson à Sarah qui l'invite à dîner. De temps à autre passe Joshua Brackett qui fait de menus travaux. Tisha amène un promoteur : n'est-il pas temps de vendre la maison ? Sarah et Libby le mettent dehors. Libby demande à Joshua de construire la baie. Elles vont voir si les baleines arrivent.

Genre : Fiction

Genre(s) précis : Drame

Forme de l'oeuvre adaptée : Pièce de théâtre

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 90

Couleur/NB : Noir et blanc + couleur

Sonore/muet : Sonore

Format d'origine : 35 mm

Dans la presse

Citations

La Croix
« A partir d’une pièce de David Berry (Lindsay Anderson) compose un bel éloge de la vieillesse. Il reprend l’idée du dramaturge : non au nouveau sens péjoratif du mot "vieux". Non aux ghettos où "l’Amérique a enfermé les gens du 3e âge". L. Anderson reprend aussi pour interprètes les vedettes engagées pour la scène par Berry : Bette Davis et Lilian Gish. »
Jeanine Baron, 03/09/1987

Les Echos
« C’est très ému, très statique aussi, mais si fin, si… digne, si magistralement vécu, interprété par les deux extraordinaires vieilles dames que Lindsay Anderson a eu le culot, le génie, et la grande chance de réunir ici, qu’on reste jusqu’au bout sous le charme. »
Annie Coopermann, 03/09/1987

L’Evénement du jeudi
« Difficile d’imaginer un film qui aille davantage à l’encontre des lois prétendues du marché ! Mais l’étrangeté du sujet, le charme exquis de Lilian Gish, une certaine douceur des choses sauvent le film de l’ennui et créent une émotion poignante. »
A.A, 03/09/1987

Le Figaro
« Lindsay Anderson, l’insolent auteur de If ou de Brittania Hospital, a laissé cette année ses fleurets et flacons de vitriol au vestiaire pour nous proposer une variation douce et feutrée sur les mélancolies et les flambées sentimentales du troisième âge. »
Claude Baignères, 16/05/1987

France soir
« Petites discussions, petits drames, mais le plus souvent une attendrissante et subtile complicité. Avec en vedette la nostalgie du bon vieux temps et du cinéma de grand-papa. De quoi essuyer une larme en attendant des films qui nous parleront enfin de l’avenir. »
Robert Chazal, 05/09/1987

L’Humanité
« Tiré d’une pièce de théâtre, ce film de Lindsay Anderson laisserait, si on ne savait qui sont les acteurs, l’impression d’un film paresseux où chaque scène dure trop longtemps, où les cadrages sont aussi inventifs que ceux du journal télévisé, où l’action est aussi prévisible qu’un rapport de gendarmerie après un accident de la route. »
Jean Roy, 16/05/1987

Le Monde
« C’est très réconfortant de voir tant d’intelligence et d’acuité dans l’analyse de la vieillesse, sans singerie ni mièvrerie. »
Michel Braudeau, 17/05/1987

Le Monde
« L’histoire est tirée d’une pièce de théâtre de David Berry. Malgré les décors naturels, les mouvements de caméra en intérieurs, les promenades, les digressions, cela se voit à chaque plan. La mise en scène, très soignée, parfaitement académique, nous ramène à certain cinéma américain (ou européen, d’ailleurs) des années 50 : dialogues et numéros d’acteurs filmés. »
J.S., 06/09/1987

Pariscope
« A qui peut s’adresser ce genre d’œuvre ? A ceux à qui il convient de faire comprendre sinon admettre vieillir, ce pour quoi nous ne croyons pas être faits est bien ce pour quoi nous sommes destinés. »
José-Maria Bescos, 04/09/1987

Le Quotidien de Paris
« Ce n’est plus un film de fiction, mais une réflexion exemplaire sur le temps, là où le cinéma ne peut plus le retenir. »
A. de G., 18/05/1987

Le Quotidien de Paris
« Bien loin des provocations de If ou de Brittania hospital, Lindsay Anderson a écrit là la ballade des vieilles dames du temps qui passe, la douce et mélancolique romance de la vieillesse, sombre et sobre, dans l’ombre froide de la mort. (…)
Les étoiles ne meurent jamais, mais elles changent. »
Dominique Jamet, 07/09/1987

Révolution
« Lindsay Anderson a su éviter l’écueil de la nostalgie, du passéisme. Il a su aussi ne pas pousser trop loin le côté grinçant de l’atmosphère et des rapports qui pourraient être ceux de deux sœurs ennemies. »
L.V., 14/08/1987

Témoignage chrétien
« Il est rare de voir plus grand dénuement dramatique et d’entendre dialogue plus plat. Puisque cette entreprise consistait à réunir quelques légendes au même générique, il fallait, que diable, leur chercher un sujet de légendes et ne pas se contenter de la plus insipide des infusions du théâtre psychologique américain. »
Michel Pérez, 17/08/1987

Télérama
« Si Lindsay Anderson a accompli un joli travail de mise en scène, il a bénéficié de la collaboration de comédiennes exceptionnelles. Lilian Gish reste cette enfant fragile dont la candeur angélique lui a valu l’admiration du monde entier. Quant à Bette Davis, cadavéreuse, on a envie tout à tour de la gifler et de l’embrasser. »
Gilbert Salachas, 19/08/1987
Télérama
« A voir ce spectacle si paralysé, si insipide, on se dit que Lindsay Anderson est bon pour la retraite. »
Jean-Luc Douin, 19/08/1987

Exploitation

Exploitation Paris : 6 salles, 9 semaines, 8 814 entrées la première semaine, 23 815 entrées totales

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : American Cinematographer, n° 10, 1er octobre 1987
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 399, 1er septembre 1987
  • Périodique : Cinéma 87, n° 399-400, 22 mai 1987
  • Périodique : Cinéma 87, n° 407, 9 septembre 1987
  • Périodique : Film in Review, n° 11, 1er novembre 1987
  • Périodique : Positif, n° 317-318, 1er juillet 1987

Versions du film

Type de version :

  • Version sous-titrée - The Whales of August - Français