Identité
Autres titres :
- Sylvie et le fantôme (Titre de l’œuvre adaptée)
- Sylvia and the Ghost (Titre international) (Royaume-Uni)
- Sylvia und das Fantom (Titre international) (Allemagne)
- Sylvie ziet spoken (Titre international) (Pays-Bas)
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1946
Date de sortie en France :
- 06/02/1946
Numéro RCA / VISA : 359
Langue : Dialogue : Français
Société(s) de production :
Description
Résumé
Pour donner un grand bal en l'honneur des seize ans de sa fille, le baron vend le seul bien qu'il possède encore : le portrait. Sylvie, persuadée que le fantôme est parti avec le tableau, est désespérée.
Afin de la consoler, son père engage un acteur, Anicet, pour jouer les fantômes pendant la fête. Mais le bal va être hanté par bien des apparitions : Frédéric, le fils de l'antiquaire acquéreur du portrait et amoureux de Sylvie, un prisonnier évadé, Ramure, qui trouve là un refuge idéal sans compter le vrai fantôme, terrorisé par cette invasion.
Au cours de la nuit les trois revenants vont se succéder auprès de Sylvie qui croit toujours parler à Alain, mais lorsque celui-ci réussira enfin à se matérialiser, elle lui avouera qu'elle aime Frédéric.
Alain mourra une seconde fois. Il quittera définitivement le château pour aller prendre sa place parmi les étoiles d'une belle nuit qui s'achève.
Mots clés : , ,
Genre : Fiction
Genre(s) précis : , ,
Forme de l'oeuvre adaptée : Pièce de théâtre
Date de tournage :
- 29/01/1945
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 102
Métrage d'origine : 2755
Couleur/NB : Noir et blanc
Sonore/muet : Sonore
Format d'origine : 35 mm
Dans la presse
Citations
Carrefour
« M. Claude Autant-Lara est une sorte de spécialiste. Il sait son propos. Son travail est d’un homme habile et convaincu. "Le rêve pour le rêve" pourrait être son slogan. Il est à l’aise au milieu d’un musée Grévin qu’il habille de rose. "Le Grand Meaulnes", "Ma Mère l’Oye" et Walt Disney sont ses assistants à la mise en scène. Il ferait un vaudeville politique du Cid. »
France Roche, 15/02/1946
Dimanche
« malheureusement, les trucages nombreux, indispensables d’ailleurs, bien que réalisés avec soin, détruisent un peu l’atmosphère du film. Ils empêchent le spectateur d’être entraîné, convaincu, conquis. »
Raymond Jarry, 24/02/1946
Franc-Tireur
« Claude Autant-Lara, qui a conquis (…) son brevet de sensibilité et de légère ironie, a suffisamment d’esprit pour faire vivre les morts. Il y a dans Sylvie et le fantôme un effort technique dont la réussite est éclatante. »
Jean Néry, 19/02/1946
La France au combat
« Les fantômes sont très photogéniques, il y a longtemps que nous le savons, mais nous en avons tellement vus depuis quelques temps qu’il aurait fallu à celui – à ceux plus exactement – de Claude Autant-Lara une bien forte personnalité pour, si l’on peut dire, tenir le coup après ceux dont les histoires nous ont été contées dans "Fantôme à vendre", "Ma femme est une sorcière", "Le défunt récalcitrant" et dans "L’Esprit s’amuse". »
René Jeanne, 14/02/1946
Les Lettres françaises
« Les trucages ont déçu. Méliès photographiait moins bien, mais truquait mieux. (…) Le genre même, le cinéma "poétique" né des nécessités de l’occupation, risque de dater aussi vite que le bois des semelles, quand le cuir chaussera à nouveau les pieds féminins. »
Georges Sadoul, 08/02/1946
La Marseillaise
« Sylvie et le fantôme est un film honnête, un peu lent, mais point ennuyeux. Ce n’est pas le grand film qu’une publicité un peu indiscrète pouvait laisser espérer. »
Gilbert Badia, 14/02/1946
Les Nouvelles Littéraires
« Bien qu’on nous ait montré beaucoup de fantômes à l’écran, sous diverses formes, depuis quelques temps, ceux qui paraissent ici sont trop plaisants pour ne pas nous conquérir, comme ils le font du cœur tendre de Sylvie. »
[sn], 14/02/1946
Paris Matin
« La faiblesse dont souffre le film est l’indécision de ses auteurs, hésitant entre le comique, la poésie et l’atmosphère, d’où un manque d’unité. »
Claude Briac, 08/02/1946
Paroles françaises
« Claude Autant-Lara eut autrefois des vivants (…) plus dédoublés que ces fantômes balourds. Ses suaires sont d’étoffe grossière. »
Geneviève Dunais, 21/03/1946
Témoignages Chrétien
« Le film est indiscutablement inégal si l’on s’arme pour le juger des critères habituels de la critique. Son plus grave défaut est qu’il oscille entre la comédie-vaudeville et la comédie sentimentale et poétique. »
G. Damas, 15/02/1946
Bibliographie éditoriale
Consultation
Lieux de consultation du film et conditions d'accès :
- CNC (Bois d'Arcy) - Sur rendez-vous
- La Cinémathèque de Toulouse (Centre Balma) - Sur rendez-vous
- La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre