Hagop Arakelian
Nationalité : France
Naissance : 09/10/1894 - Ekaterinodar, Russie, Empire russe (Krasnodar, Russie)
Décès : 11/11/1977 - Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine, France
Personnalité
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Arakelian
Fonctions : Maquilleur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Ingénieur électricien, champion militaire international de ski, journaliste sportif, Hagop Arakelian s'ouvre à l'art du maquillage sur les traces de Chatakouny. Installé en France en 1921, il suit l'enseignement de cet ancien acteur du Théâtre de Moscou et du cinéma muet, devenu visagiste à l'avènement du parlant.Carrière :
Maquilleur légendaire du cinéma français, Hagop Arakelian a marqué l’histoire du 7ᵉart par son art du réalisme et ses métamorphoses d’acteurs, dont celle, mythique, de Jean Marais dans La Belle et la Bête.
Après un début prometteur avec Julien Duvivier en 1932, Hagop Arakelian devient chef maquilleur en 1933. Cinq ans plus tard, il est intronisé maquilleur attitré d'Edwige Feuillère, vedette de Sans lendemain (1939) de Max Ophüls. Le réalisme de ses maquillages emporte l'admiration du public et des spécialistes. Jean Tirat métamorphosé en un Pasteur plus vrai que nature dans le film éponyme (1947) de Jean Painlevé et Georges Rouquier, Gaby Morlaix vieillie dans le Voile bleu (1942) de Jean Stelli, figurent parmi ses métamorphoses les plus connues. Mais surtout, élevée au rang de chef-d’œuvre, la transformation du visage de Jean Marais dans La belle et la bête (1946) de Jean Cocteau passe à la postérité. Les grands réalisateurs s'arrachent littéralement Hagop Arakelian : Abel Gance pour Napoléon (1934), J'accuse (1938), La vénus aveugle (1941), Austerlitz (1960) ; Jean Grémillon pour Pattes blanches (1948), L'étrange Madame X (1951) ; Marcel Carné pour Les portes de la nuit (1946). Enfin, le théâtre lui tend les bras. Séduites à leur tour, les nouvelles générations de cinéastes le demandent. Jean-Pierre Melville fait appel à lui pour Les enfants terribles (1950) et Roger Vadim pour Et Dieu créa la femme (1956). Le mage du visage participe à près de 180 films, y compris en Italie dans Les vierges de Rome (1960) de Vittorio Cottafavi. En Amérique, il sculpte le visage de Mirna Loy et tente de lui amincir le nez. " Il ne suffit pas de mettre du fond de teint. Il faut modeler le visage. Eviter à tout prix l'artifice, surface ajoutée, cartonnage... car tout ce que l'on colle d'artificiel sur le visage paralyse le muscle et empêche le visage de jouer. Si on voit le maquillage, c'est qu'il est mauvais ", déclare-t-il à Ciné Regard en 1957.