En 1840, dans un château du Limousin, le maître de forges Charles Lafarge est gravement malade. Sa mère et sa soeur accusent Marie Capelle, sa femme, de l'avoir empoisonné. Lorsque Charles meurt, celle-ci est arrêtée et jugée. Le procès est alors l'occasion, pour son avocat maître Lachaud, de revenir sur les événements. Quelques mois plus tôt, Marie Capelle, jeune Parisienne distinguée, doit épouser contre son gré Charles Lafarge, un homme rustre qui prétend avoir un somptueux château au Glandier, près de Tulle. En réalité, le domaine est lugubre et infesté de rats. Ne pouvant supporter les manières de son mari ni l'hostilité de sa belle-mère, Marie tente de s'enfuir dès le premier soir, en vain. Après avoir pensé au suicide, elle se voit contrainte d'accepter son sort, soutenue par sa fidèle servante Clémentine. Lors d'un voyage à Paris, Charles, qui vient de manger un morceau de gâteau préparé par Marie, est victime d'une première crise. Ramené chez lui, il est en proie à de violentes douleurs qui font penser à un empoisonnement. Un médecin relève alors la présence d'arsenic dans sa nourriture. Pendant le procès, maître Lachaud met en évidence le fait que d'autres personnes de la maison avaient des raisons d'empoisonner la victime. Il désigne en particulier Denis, un employé de Charles, qui, au cours du procès, s'avère être un criminel recherché par la police. Malgré les doutes soulevés par la plaidoirie de son avocat, Marie Capelle est condamnée à perpétuité. Atteinte de tuberculose, elle sera graciée en 1852. Nul ne saura jamais si elle était réellement coupable.