Erich von Stroheim

Personnalité

Interprète, réalisateur, scénariste... : années 1910-1950

Nationalité :  Autriche

Naissance :  22/09/1885 - Empire d'Autriche-Hongrie - Vienne

Décès :  12/05/1957 - France - Maurepas, Seine-et-Oise

Identité

Genre : homme

Naturalisation : Etats-Unis

État civil :

  • Erich Oswald Hans Carl Maria Stroheim

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Scénariste, Auteur de l'œuvre originale, Adaptateur, Producteur, Directeur artistique, Créateur des costumes, Conseiller technique, Décorateur, Monteur, Artiste, Auteur, Collaborateur, Préfacier, postfacier, Créateur de costumes, Dessinateur, Annotateur

Biographie

Formation :

Issu de la noblesse viennoise ou fils de commerçants, Erich von Stroheim entretient le doute sur la période qui précède sa venue aux Etats-Unis en 1909. Exécutant divers petits métiers, l'homme finit par s'installer à Hollywood en 1914 où il devient cascadeur ou figurant suivant les films. Il débute sur les films de David Wark Griffith Naissance d'une nation (1915) et Intolérence (1916) avant de l'assister comme il assiste en parallèle Emerson sur Old Heidelberg (Le Prince étudiant, 1915).

Carrière :

Wesley Ruggles lui offre son premier rôle en 1917. En pleine guerre, il interprète un officier prussien autoritaire et cruel dans For France . Un rôle récurrent chez lui que beaucoup de réalisateurs utilisent de nouveau, dont David Wark Griffith dans Les Coeurs du monde (1918). La fin de la guerre met un terme à son personnage. Chômeur quelque temps, Erich von Stroheim réalise son premier film, Blind husbands (Maris aveugles, 1919) où déjà se retrouvent ses thèmes favoris : liaisons avec des servantes, clair de lune, l'officier autrichien gringalet, cruel et stupide et qui pourtant séduit. Du Passe-partout du diable (1920), son film suivant, il n'existe plus de copie. Avec Folies de femmes (1921), Erich von Stroheim met en scène son génie dans un film des plus extravagants dont le coût est estimé à un million de dollars. On retrouve ses grandes obsessions auxquelles il faut ajouter les thèmes des infirmes, des viols... Suivirent Chevaux de bois (1922) et Les Rapaces (1923-25). Ce dernier, prévu pour durer sept heures soit 42 bobines, est ramené à 10 bobines, suite aux multiples mutilations infligées par les producteurs de la MGM. La même année, la MGM lui propose de mettre en scène l'opérette de Lehar, La Veuve joyeuse , qu'il " détourne " allègrement en intégrant orgies, obsédés sexuels, infirmes et princes fous à la cour du Monténégro. En dépit du scandale provoqué, le film est une réussite et les recettes affluent. Pourtant, les producteurs lui refusent tout autre contrat. Nouveau film, nouvel écueil avec La Symphonie nuptiale (1926-28). Financé par un producteur indépendant, le film doit sortir en deux parties mais la Paramount, le distributeur, refuse cette formule. Une fois encore, le film est remonté, ici par Sternberg, et sort sous le titre du Mariage du prince , toujours avec les mêmes thèmes récurrents. Scandale et succès vont de pair chez lui, tout comme les mutilations de montage que connaît encore son film suivant Queen kelly (1928). Subventionné par Joseph P. Kennedy, ce film devait traiter d'un monde imaginaire dans lequel une reine dérangée se promenait nue et harcelait son fiancée qui lui s'éprenait d'une jeune femme ayant perdu sa culotte d'émotion... Une bien belle histoire pour Erich von Stroheim qui finit comme les précédentes, tronquée, mutilée dont il désavouera la version finale comme il désavouera les cinquante pour cent coupés de son seul film parlant, Walking down Broadway (1932-33).

Filmographie

Courts métrages

Assistant réalisateur

Conseiller technique

Créateur des costumes

Décorateur

Artiste

Longs métrages

Assistant réalisateur

Adaptateur

Auteur de l'œuvre originale

Monteur

Créateur des costumes

Directeur artistique

Producteur

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