Identité
Autres titres :
- Small change (Grande-Bretagne)
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1976
Date de sortie en France :
- 17/03/1976
Société(s) de production :
Description
Résumé
Date de tournage :
- 21/07/1975 - 09/09/1975
Générique
Informations techniques
Métrage : Long
Durée d'origine : 104
Couleur/NB : Couleur
Dans la presse
Citations
L’Aurore
« L’Argent de poche vaut absolument d’être vu. Rarement un film nous a paru aussi frais, sincère. Nous en avons rarement vu de mieux fait et de plus intelligent. »
Claude Garson, 19/03/1976
Le Canard enchainé
« Si François Truffaut est sincère, il n’est pas toujours convaincant. C’est notable dans un épisode qui devrait émouvoir : celui du gosse maltraité chez lui. On sent ce qu’a voulu exprimer le réalisateur, on ne le ressent pas.
Du film intransigeant et poétique qu’on pouvait attendre sur l’enfance — et sur les adultes — cet Argent de poche est la menue monnaie. »
Jean-Paul Grousset, 24/03/1976
Charlie hebdo
« On s’émerveille, on retrouve la valeur des gestes qu’on ne sait plus regarder, on réapprend presque à faire ses premiers pas dans la vie, mais on s’attendrit trop. L’enfance n’est pas simplement un joli jardin où se promènent parfois de vilaines limaces. »
[S.N.], 18/03/1976
La Croix
« Je ne sais trop comment sera reçu — en notre âge de fer — cet Argent de poche, si contraire aux modes et au cynisme contemporains. Mais je sais que Truffaut, une nouvelle fois, a prouvé qu’il était le meilleur, parce que le plus sensible, des cinéastes de sa génération. »
Jean Rochereau, 27/03/1976
Les Echos
« Prodigieux, les enfants, vedettes ou non, ne "jouent" pas. Ils vivent, jamais déformés par un regard répressif ou complaisant. Avec Truffaut, on découvre l’enfance — et on la comprend mieux. Le film décevra peut-être les enfants : il leur ressemble trop. Mais il devrait, par sa justesse de ton et sa pudique sensibilité, enchanter les parents. »
A.C., 18/03/1976
L’Education
« Le résultat, on peut le dire d’un mot, est admirable, et tout concourt à notre joie, la beauté des images, la discrétion dans le comique comme dans le tragique, le soin de ne pas "charger" les adultes pour mieux exalter les enfants, la construction rigoureuse du récit où, malgré le grand nombre des personnages, on ne se perd jamais, le sentiment, peut-être surtout, que tous se sont amusés à réaliser ce film. »
Pierre-Bernard Marquet, 04/03/1976
L’Express
« François Truffaut, resté lui-même un adolescent surpris par cet avatar du temps qu’on appelle l’âge adulte, ne tombe pas dans le piège de l’attendrissement. Jamais le film ne verse dans le genre regard-ému-sur-les-chères-petites-têtes-blondes. Et, si les épisodes comiques ne manquent pas, les situations dramatiques restent présentes. (…)
Différentes histoires se superposent, se mêlent, se regroupent, jusqu’à former cette trame compacte, cette évocation de l’enfance que François Truffaut a gardée quelque part dans un coin de sa caméra. »
François Forestier, 15/03/1976
L’Express
« Truffaut courait un double risque : la mièvrerie et la dispersion. Difficile de ne pas bêtifier qua d on lance un bébé balbutiant aux trousses d’un minet miauleur. Difficile d’accrocher l’attention quand on slalome parmi deux cents bambins, des caprices de Sylvie aux chapardages de Julien. Truffaut s’en tire joliment. Il met, aux aguets de l’enfance, la tendresse émerveillée de l’éternel découvreur. On goûte ici, sourire et ferveur mêlés, une chronique unanimiste à la façon de La Nuit américaine. »
Michel Flacon, 15/03/1976
Le Figaro
« Quel joli film ! On connait l’amour que François Truffaut porte aux enfants. Il ne l’a jamais exprimé d’une façon à la fois si tendre et si drôle. Car le film est émouvant sans fadeur et il est riche en gags d’un comique irrésistible. Les enfants dont Truffaut nous raconte les aventures nous font sourire et souvent rire, par leur naïveté, leur spontanéité, leurs erreurs de vocabulaire. »
Michel Mohrt, 19/03/1976
Le Figaro
« Truffaut a bien raison de souligner qu’il "ne prend jamais un train en marche". Ce refus des modes lui permet de réhumaniser en 90 minutes un cinéma qui partout ailleurs ou presque s’acharne à renier toute référence humaine.
Est-il nécessaire d’énumérer les trois conditions à défaut desquelles aucun art ne peut exister ? La sensibilité, l’émotion, l’inspiration.
Voilà réunies miraculeusement les trois conditions. Enfin, dernier miracle et privilège rarissime : l’auteur des Mistons est un cinéaste qui sait écrire. Voir le cinéroman qu’il a tiré de son film (chez Flammarion). »
Louis Chauvet, 22/03/1976
France-soir
« Tous ces personnages, toutes ces anecdotes — et bien d’autres — composent une œuvre dont la fraicheur fait l’unité. De plus, certains épisodes sont à rebondissement et forment une trame légère mais effective tout au long du film, qui est donc plus que l’addition d’épisodes différents. »
Robert Chazal, 18/03/1976
L’Humanité
« L’essentiel, ce n’est pas que, par personne enseignante interposée, Truffaut cède au sentimentalisme et revendique le droit de vote (comment serait-il manipulé ?) pour les écoliers. L’essentiel c’est qu’il ne s’engage pas dans de fausses querelles de générations, ni dans de fausses querelles enseignant/enseignés. Aimant les enfants, Truffaut aime les instituteurs qui aiment leurs élèves et toute démagogie, tout faux antagonisme est de ce fait banni. »
Albert Cervoni, 27/03/1976
Le Journal du dimanche
« Si, pour la circonstance, François Truffaut recourt à un cinéma un peu fruste, "laïque et obligatoire », c’est sans doute que, plus qu’à l’enfance, L’Argent de poche est un hymne à la communale, ce paradis perdu du savoir et de la tendresse. »
Pierre Billard, 29/03/1976
Le Monde
« Dans ce qu’ont écrit ensemble François Truffaut et sa fidèle collaboratrice Suzanne Schiffmann, rien n’évoque le scénario de fiction romanesque, qui fait semblant de ressembler à la vie pour mieux la dénaturer. Comme à l’époque des Mistons et des Quatre Cents coups, ses premiers films, dont l’enfance était le thème et la préoccupation, François Truffaut reste, à quarante-quatre ans, le jeune cinéaste qui refusait la tradition de la "qualité française". C’est vrai du scénario, c’est vrai de la forme cinématographique. »
Jacques Siclier, 22/03/1976
Le Nouvel observateur
« Besoin d’amour, d’être compris, considéré. Tant pis, si, tout à son attendrissement, Truffaut rate, par maladresse, certains profils d’adultes, cède à la facilité un peu démagogue du portrait rassurant ou reprend des idées qu’il a déjà exploitées : dans l’ensemble, c’est la récré. »
[S.N.], 29/03/1976
Le Quotidien de Paris
« L’Argent de poche est beaucoup plus une exquise récréation pour le cinéaste, qu’une source de réflexions. Mais pour superficielle que soit cette vision des choses, elle ne manquera pas de séduire : Truffaut y révèle un grand talent de portraitiste, et sa façon de saisir les espiègleries et les moindres secrets de ses héros est un véritable régal pour le public. Ce film enjoué divertit, "sécurise", et ravit plus qu’il n’inquiète : à quoi bon y chercher un nouveau Télémarque ou un traité à la William Reich ? »
Henry Chapier, 18/03/1976
Rouge
« François Truffaut ne prêche pas pour le meilleur des mondes. Il sait qu’il y aura toujours des injustices et des souffrances. Mais il sait aussi que les enfants ne sont pas aussi fragiles, aussi tendres qu’on le dit, et qu’ils sont capables de traverser victorieusement bien des épreuves. (…)
François Truffaut est un optimiste lucide. Et un merveilleux cinéaste lorsqu’il nous parle de ce qu’il aime, c’est-à-dire de la vie et de la France. »
M.M., 27/03/1976
Télérama
« La Peau dure, c’est ainsi que François Truffaut avait pensé, un temps, intituler son film. Et c’est dommage qu’il ne l’ait pas fait. D’abord parce que c’était un beau titre, qui faisait penser à une autre de ses œuvres (d’ailleurs méconnue) La Peau douce. Ensuite parce qu’il traduisait bien la santé, la force, la joie de vivre qui se dégagent de ce film allègre, en dépit de situations parfois cruelles, voire tragiques.
Car l’enfance n’a pas l’humeur tragique. Heurs et malheurs lui apparaissent comme des phénomènes naturels, évidents. Bien sûr, elle s’y heurte — douloureusement parfois. Mais presque toujours la vie triomphe. Les gosses ont la grâce.
Et Truffaut aussi a la grâce… »
Claude-Marie Tremois, 17/03/1976
Bibliographie éditoriale
Consultation
Lieux de consultation du film et conditions d'accès :
- La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre