Jean-François Stévenin

Interprète, réalisateur, ass. réalisateur... : années 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  23/04/1944 - France - Lons-le-Saunier, Jura

Décès :  27/07/2021 - France - Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine

Personnalité

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • JF. Stévenin

État civil :

  • Jean-François Pol Guy Stévenin

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Voix (doublage), Dialoguiste, Scénariste, Producteur, Monteur, Intervenant, Auteur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Après des études à HEC, Jean-François Stévenin, passionné de cinéma, en apprend tous les ressorts en exerçant les différents métiers requis sur les tournages. En 1968 il devient assistant de réalisation et travaille pour Jacques Rivette et François Truffaut.

Carrière :

Jean-François Stévenin, figure emblématique du cinéma français, a marqué l’histoire du septième art par sa présence unique et son talent de caméléon, incarnant avec une égale justesse des rôles tendres ou troubles, toujours en marge des projecteurs. Acteur fétiche de Truffaut, Rivette ou Gans, et réalisateur de Passe-montagne et Mischka, il reste l’un des seconds rôles les plus reconnaissables et les plus aimés du public.
C'est en jouant son propre rôle, celui d'un assistant réalisateur, dans La nuit américaine (François Truffaut, 1972) que Jean-François Stévenin découvre sa passion pour le travail d'acteur. Il commence alors une carrière composée uniquement de seconds rôles. Il sait tout jouer et ses facultés d'adaptation lui permettent de passer indifféremment à travers tous les univers. Les plus grands réalisateurs (de Jacques Rivette à John Huston) le sollicitent pour camper des personnages marquants. Jean-François Stévenin n'est certes pas une " tête d'affiche ", mais aucun spectateur ne peut méconnaître son visage tant ses apparitions sont fortes et nombreuses (deux ou trois films par an depuis 1972). Il excelle dans des rôles de timides et de rêveurs, aidé par son regard clair et un visage poupon : ouvrier dans Une chambre en ville (Jacques Demy, 1982) ou clown poète dans Côté cœur, côté jardin, (Bertrand Van Effenterre, 1984). Son tempérament pugnace se retrouve également dans des rôles ambigus, voire franchement antipathiques. Il est malin et sournois dans Je hais les acteurs (Gérard Krawczyck, 1986) ou flic malsain dans Y a-t-il un Français dans la salle ? (Jean-Pierre Mocky 1982). Sa préférence ne se limite pas au cinéma d'auteur, et on voit Jean-François Stévenin dans des films populaires comme Les Bidochons (Serge Corber, 1995), Le Bossu (Philippe de Broca, 1997), Le Pacte des loups (Christophe Gans, 2000) ou plus récemment La Chambre des morts (Alfred Lot, 2007). Mais c'est en tant que réalisateur que ce fin connaisseur du cinéma affiche son talent avec le plus d'éclat : Passe-montagne (1977) et Double messieurs (1984), deux œuvres riches en digressions diverses, remportent un franc succès critique. Il réalise également la comédie dramatique Mischka (2001), qui se revendique comme un hymne à la vie. Il apparaît dans Il a suffi que maman s’en aille (René Féret, 2005), où il incarne un père de famille confronté à l’absence de sa femme, puis dans Let my people go ! (Mikael Buch, 2010), comédie décalée où il campe un père juif traditionaliste. Son jeu subtil et sa présence à l’écran lui valent des rôles variés, comme dans Une histoire d’amour (Hélène Fillières, 2011), où il donne la réplique à Laetitia Casta. Toujours aussi prolifique, il tourne dans Les Frères Gravet (René Féret, 1994) et Les Aveux de l’innocent (Jean-Pierre Améris, 1995), confirmant son aisance à naviguer entre drame et comédie. Même s’il ne réalise plus de films après Mischka, son influence persiste à travers des collaborations avec des cinéastes exigeants, et son visage reste familier au public, jusqu’à ses dernières apparitions marquantes dans les années 2010.

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Dialoguiste

Réalisation

Scénariste

Monteur

Producteur

Voix (doublage)

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Jazz et cinéma : paroles de cinéastes / Gilles Mouëllic ; préface de Philippe Carles. - Biarritz : Séguier-Archimbaud, 2006.
  • Ouvrage : Stars deuxième / Jacques Valot ; Gilles Grandmaire.- Paris : Edilig, 1989
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 325, juin 1981
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 388, octobre 1986
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 417, mars 1989
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 565, février 2002
  • Périodique : Cinéma, n° 241, janvier 1979
  • Périodique : Cinématographe, n° 39, juin 1978
  • Périodique : Cinématographe, n° 66, mars 1981
  • Périodique : Image et Son, n° 331, septembre 1978
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 114, novembre 1978
  • Périodique : Positif, n° 308, octobre 1986
  • Périodique : Positif, n° 400, juin 1994
  • Périodique : Première, n° 146, mai 1989
  • Périodique : Première, n° 276, février 2000
  • Périodique : Première, n° 300, février 2002
  • Périodique : Vertigo, n° 29, 2006
  • Périodique : Vertigo, n° 33, 2008

Ressources média

Collections liées