Antoine, cinéaste, retourne à Alger avec son fils pour présenter un film qui raconte son enfance dans l’Algérie des années 1960. Pendant la Guerre d’indépendance, Antoine, 13 ans, se rend pour la première fois au cinéma avec Josette, une jeune femme qui habite l’immeuble de la casbah où il vit avec ses parents, Sania et Dinah, ses petits frères et sa grand-mère, Lisa. De nos jours, Antoine retrouve Josette, qui vit toujours à Alger. Des années auparavant, Sania, le père d’Antoine, travaille comme trafiquant d’alcool pour payer le loyer. Jaloux de sa femme Dinah, il l’accable de reproches lorsqu’elle rentre du marché. Dinah se réfugie alors, avec Antoine, chez sa sœur Blanche et son beau-frère Jacob. Antoine, qui rêve de devenir réalisateur, gagne à la radio le concours de la meilleure invention, et achète un portefeuille à son père. Un soir, Antoine est hospitalisé en raison d’une méningite. Le docteur dit à Sania de ne pas se rendre au stade le week-end suivant. Le dimanche, un attentat du FLN frappe le stade d’Alger. Entre-temps, la famille d’Antoine déménage dans l’appartement du gardien. Le docteur, collaborateur du FLN, est condamné. L’oncle d’Antoine, Coco, meurt de la tuberculeuse. Peu après, la grand-mère disparaît à son tour. Tandis que les révoltes se propagent, la famille d’Antoine s’enfuit à Paris. De nos jours. Après la projection du film d’Antoine, un habitant de son ancienne maison lui apporte les photos de famille que Dinah avait oubliées dans un tiroir.