Alexandre Arcady
Personnalité
Réalisateur, producteur, scénariste...: années 1960-2020
Nationalité : France
Naissance : 17/03/1947 - France - Alger, Alger, Algérie
Identité
Genre : homme
État civil :
- Arcadie Antoine Alexandre Abel Egry
- Arcadie Antoine Alexandre Abel Egry
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Producteur, Producteur délégué, Auteur
Biographie
Formation :
Né en Algérie, de mère juive, Alexandre Arcady arrive en Métropole en 1961. Il débute en 1968 une carrière de comédien et d'assistant à la direction de plateau au Théâtre de la Ville, à Paris. Il devient rapidement auteur et metteur en scène. ll fait une première intrusion dans le cinéma en 1971, en jouant dans Avoir 20 ans dans les Aurès (René Vautier).Carrière :
Alexandre Arcady, réalisateur français né à Alger, est connu pour ses films explorant les thèmes de l'identité juive pied-noire, de l'exil et de la famille. Avec des œuvres marquantes comme Le Grand Pardon et Ce que le jour doit à la nuit, Arcady a su créer un cinéma à la fois personnel et universel, mêlant fresque historique et drame contemporain.
En 1978, il écrit et réalise son premier film, Le coup de sirocco. Très marqué par ses origines et le sort de sa communauté, Arcady dresse un portrait largement autobiographique et doux-amer de la petite bourgeoisie pied-noire à l'époque des rapatriements. Le film est le premier d'une saga sur la communauté juive pied-noire : le cinéaste réalise en 1981 le deuxième opus, Le grand pardon, sorte d'adaptation française du mythique Parrain de Coppola. Le cycle se conclut en 1983 avec Le grand carnaval, pour lequel le cinéaste bénéficie d'un budget suffisamment élevé pour reconstituer le débarquement américain de novembre 1942 dans la petite ville de Tadjira. Malgré un sens de la description d'ambiances pittoresques et de portraits chaleureux, Arcady n'échappe pas toujours à la convention. Hold-up (1985) est un échec commercial, malgré la présence de Jean-Paul Belmondo au générique. Avec L'union sacrée (1988) et l'atout de Patrick Bruel, le réalisateur renoue avec le succès ; face au fondamentalisme islamiste, il propose le respect et la tolérance. Il continue à délivrer des messages de fraternité dans son film suivant, Pour Sacha (1990). En 1992, toute sa tribu d'acteurs se réunit pour tourner en Floride une suite du Grand pardon. Les films suivants changent de ton et de propos. Dis-moi oui (1994) est une curieuse aventure humaine entre une petite fille malade et un médecin. Le K (1996) est un polar original, presque thriller, à l'intrigue compliquée, une chasse à l'homme où mensonges et faux semblants servent à une réflexion sur les crimes de guerre nazis et communistes, le devoir de mémoire, l'identité parfois floue des individus. Après deux comédies de moeurs au succès mitigé (Mariage mixte (2003), Tu peux garder un secret (2007)), Alexandre Arcady signe en 2009 Comme les cinq doigts de la main et il revient à la thématique de la famille juive pied-noire où cinq frères s'unissent pour protéger l'un d'entre eux. Malheureusement la critique y voit pathos et clichés, reprochant à Arcady de ne pas assez renouveler son cinéma. En 2011, Arcady réalise Ce que le jour doit à la nuit, adaptation du roman éponyme de Yasmina Khadra. Cette fresque historique se déroulant en Algérie coloniale permet au cinéaste de renouer avec ses racines et ses thèmes de prédilection. Le film, porté par un casting international, est apprécié pour ses qualités visuelles et sa reconstitution historique minutieuse. Alexandre Arcady revient sur le devant de la scène avec 24 jours (2013), un film poignant basé sur l'affaire Ilan Halimi. Cette œuvre, qui retrace l'enlèvement et l'assassinat du jeune homme en 2006, marque un tournant dans la carrière du réalisateur. Arcady s'éloigne de ses thèmes habituels pour aborder un sujet d'actualité brûlant, traitant de l'antisémitisme et de la barbarie. Le film reçoit un accueil critique mitigé mais est salué pour son engagement et son traitement sensible d'un sujet difficile. En 2023, le réalisateur signe Le Petit Blond de la Casbah, un film autobiographique sur le retour d'un cinéaste à Alger avec son fils, revisitant son enfance pendant la guerre d'Algérie. À travers ses souvenirs d'un petit garçon pas tout à fait comme les autres, le film ressuscite un univers touchant et une galerie de portraits hauts en couleurs de l'Algérie des années 1960.
Autres activités :
De 1972 à 1975, il dirige le théâtre Jean Vilar à Suresnes. Il travaille pour la télévision à partir de 1974 et son expérience de metteur en scène le mène à la réalisation de téléfilms et d'émissions comme Fenêtre sur... . En 1977, Alexandre Arcady crée avec la réalisatrice Diane Kurys une société de production, Alexandre Films. Il coproduit le premier film de son associée, Diabolo menthe , et deux ans plus tard, Cocktail molotov . Entre-temps, il rencontre Roger Hanin qui deviendra le chef de file de la tribu d'acteurs présents dans la plupart de ses films.Filmographie
Longs métrages
Bibliographie éditoriale
Récompenses et nominations
Liens familiaux
Parent de :